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Worldwide Festival interviews : DJ Lefto

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Lefto n’est pas un inconnu pour vous si vous fréquentez ce blog, le Worldwide Festival ou écoutez la radio nationale belge… C’est au delà de l’artiste un gars d’une grande gentillesse et d’une grande humilité en même temps qu’un grand professionnel. C’est donc avec beaucoup de plaisir et une certaine fierté que je vous propose de découvrir cette worldwide interview..

Peux tu te présenter en quelques phrases ?

Je suis un vrai fan de musique, j’aime retrouver dans les musiques traditionnelles les rythmiques que l’on retrouve dans la musique d’aujourd’hui et emmener mes auditeurs, mon public à travers les mondes différents dans lesquels je fouine pour trouver mon inspiration, que ce soit dans mon émission radio que j’anime depuis plus de 12 ans ou en soirée aux quatre coins de notre planète.  Ce sont ces mêmes endroits, ces mêmes atmosphères, que j’essaie de vous montrer en filmant partout, pour après couper, monter et fournir à ceux qui me suive à travers Youtube, Vimeo, Twitter ou Facebook un goût de ce qu’est la vie de deejay, en tout cas la mienne.  Recréer l’atmosphère d’un endroit est certainement une des choses les plus difficiles à faire.

C’est vrai que je suis un homme de radio, en tout cas, le fait d’avoir une émission qui tourne sur la chaine nationale depuis plus de 12 ans fait que l’on me donne ce cachet, et au fil des années j’ai ainsi crée un lien avec mes auditeurs qui sont devenus de vrai fidèles, pas seulement de l’émission mais aussi des évènements que j’organise ou auquel je participe de près ou de loin.
Et c’est pareil pour mon blog, le site que je gère moi-même depuis quelques années et qui dévoile ma vie professionnelle ainsi que mes goûts et idées personnelles au grand public.  Je n’ai pas peur de ça, je ne crains pas certaines réactions de lecteurs vis-a-vis de mon contenu, cest une chose qu’il faut savoir gérer sinon autant arrêter tout de suite.

J’ai derrière moi aussi une carrière de producteurs, avec quelques sorties en vinyls dont un album de remix en 2005 (titre : Out Of The Blue) sur le prestigieux label de jazz, Blue Note.  Et ces dernières années ont vu la sortie de 45 tours ainsi que des productions sur différentes compilations online et sans oublier une compilation sur le label Brownswood avec Simbad, un double cd (titre : Worldwide Family Vol.1) regroupant des artistes que l’on à rencontré sur notre chemin.

On a le sentiment que c’est l’envie de partager, de faire découvrir qui est ton moteur au travers de tes différentes activités (djing, blog, radio)

C’est absolument ca.  Mon envie de partager est très grande, et sur tout les fronts (soirées, blog ou radio) sans toutefois partager physiquement la musique car j’ai beau être quelqu’un qui partage toutes mes inspirations avec le monde, je ne suis pas la personne qui partagera sans scrupule mes découvertes ou la musique des autres sur le web.
Sauf avec des artistes qui font le même travail, là, le respect est mutuel, en d’autres mots, on se comprend.  On reçoit tellement de musique à l’avance qu’il ne serait pas très sage de partager cela avec le monde entier, connecté au monde du web, vous voyez ce que je veux dire.  Entre nous, on à une règle à respecter, celle du « non partage » sauf quand on nous en donne le droit.

Parmi tes rencontres en radio, lesquelles t on laissés les plus fort souvenirs, apportées le plus d’émotion ?

Je crois qu’en général toutes les sessions radio avec guests m’ont apportées un souvenir inoubliable, on à un accueil chaleureux chez nous et cela mets à l’aise l’artiste et de ce fait il n’hésite pas à sortir de sa coquille, se dévoilant plus facilement créant une ambiance magique dans le studio.  Douze années, cela fait pas mal de guests, mais je garde en tête des artistes tels que Slum Village avec Baatin, qui nous à quitté l’année passée.  Groupe fondé par Jay Dee (J Dilla) et qui ne compte plus qu’un membre officiel après la mort de deux membres, triste histoire.
Sinon, apprendre la mort de Michael Jackson en pleine émission et changer en un clin d’œil toute une playlist pour faire un tribute à MJ, cela reste dans les mémoires, pas seulement pour nous mais pour tout le monde qui à ce moment-la appris la nouvelle via nous.
Toutes les sessions, tous les artistes qui sont passés en douze ans nous ont toujours offert un gros show et je leur en remercie encore toujours.  Que ce soit A-Trak, Kid Koala, Brandt Brauer Frick, Owiny Sigoma Band pour en nommer quelques uns.

Comment s’est nouée ta relation avec le Worldwide ?

En y pensant, je crois que les mêmes esprits se sont rencontrés en même temps.  Je me suis retrouvé quelques fois à partager les platines avec Gilles (Peterson) et au final il m’a invité au Worldwide Festival en 2008 pour un set d’ouverture.  Depuis je fais partie de la famille Worldwide au même titre que des artistes tels que Garfld, Simbad ou Sundae.  J’ai énormément de respect pour les cerveaux derrière ce fabuleux festival.  Ivan, Boris, Frank et Guillaume sont des gens exceptionnels qui sont dans la musique depuis des années, car il ne faut pas l’oublier, le Worldwide Festival c’est avant tout un festival organisé par des deejays, pour des deejays, personne ne connaît mieux les besoins du deejay que le deejay lui-même.  Beaucoup d’adeptes du WF ne savent pas que la sono mise à disposition est une des meilleures sono du monde par exemple.

Quelles différences trouves tu principalement entre le WF Sète et le le WF à Singapour ?

Les différences, sont un peu comme comparer l’Europe et l’Asie.  La grande différence est certainement la perception.  Le public à Singapour perçoit la musique tout a fait différemment.  Le son qu’on apporte à Singapour est beaucoup plus rare pour eux qu’il ne l’est pour le public Européen présent à Sète.  A Sète c’est la crème de la crème en matière de public, c’est-a-dire très ouvert à ce que l’on joue en général.  Je vois Singapour comme une grande salle d’exposition ou plusieurs marques viennent présenter/prouver la qualité de leurs produits.  Les jeunes à Singapour ont sauté sur le bon train, grâce à internet certainement mais aussi à des initiatives tels que le Worldwide Festival ils ont su puiser de l’inspiration à travers la musique proposée et se sont mis à faire de la musique tels que l’on peux l’entendre dans nos régions tout en gardant leurs inspirations de base.  Cela fait de Singapour un pays en constante évolution musicale tels que d’autres pays en Asie comme le Japon (qui à toujours eu une longueur d’avance en Asie) ou la Corée du Sud qui suit de près les voisins Japonais.

Quels ont été tes moment préférés au WF cette année ?

Cette année fut riche en qualité scénique et sonore.  Avec des artistes comme Jamie XX, James Blake et Raphael Saadiq, une affiche très alléchante.  Mais mis-a-part un concert fabuleux de James Blake au Théâtre de la Mer je ne pense pas à Raphael Saadiq ou Jamie XX en repensant à l’édition 2011 du Festival.  Mes moments préférés furent sans aucun doute David Rodigan, qui nous à emmené en voyage à travers le temps, l’histoire de la musique reggae en terminant par de la dubstep, les dernières minutes de Kode9 qui après avoir terminé sa bouteille de tequila ne voulait plus lâcher les platines à 5.30 du matin, mais c’est surtout les moments ou je me retrouve en famille avec Gilles, Simbad, Flying Lotus, Dam-Funk, Jeremy Sole, Rich Medina, Dorian Concept , Brandt Brauer Frick et toute l’équipe du Worldwide Festival ainsi que son public qui me donne le plus de satisfaction au final.

On peut découvrir chaque année le WF grâce à  tes petites vidéos, tu utilises quoi pour les faire ? comment se passe leur « écriture »

Mes vidéos je les faits pour mes amis qui sont resté au Pays, qui n’ont pas eu la possibilité de voyager avec moi, parce qu’ils ont une famille et que la tâche est plus compliquée du coup.  Je les faits aussi comme carte de visite, c’est un peu de la promo pour moi mais aussi pour l’événement et si en plus je passe du bon temps, je vais chercher toute l’énergie au fond de moi pour terminer les vidéos du WF en temps, c’est-à-dire autour de 13h le jour d’après.  Je filme la journée, rentre la nuit, je dors tout en important le contenu sur mon ordi dans iMovie, le matin je me réveille et monte le film (ce que je fait très rapidement), j’exporte le film vers Vimeo (comme Youtube mais mieux) et le tour est joué.  Jusqu’à il y a peu j’utilisais un Nikon D90 mais aujourd’hui, pour avoir plus de légèreté sur moi j’utilise un Sony Nex-5 qui filme en Full HD et qui donne une très belle image sur internet et pas que.  Seul souci est le focus manuel qui pour moi n’est pas encore à la pointe, mais un update de cet appareil pourrait changer cela.

Retrouvez Lefto en ligne sur :

www.lefto.be

www.vimeo.com/lefto

www.mixcloud.com/leftooo

www.stubru.be/lefto

www.soundcloud.com/lefto

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