Accueil transports Le retour des dirigeables : concepts et réalité

Le retour des dirigeables : concepts et réalité

0 3151

Il n’y a pas que dans la série de SF « Fringe » que les dirigeables font leur retour en tant que mode de transport, dans les cabinets d’étude aussi, les projets se multiplient.
Depuis la catastrophe du Hindenburg en 1937, la technologie des dirigeables en temps que moyen de transport (utilisés par les anglais en tant que ballons pour protéger Londres des bombardement n’était plus du transport) a progressivement été abandonnée pour revenir dans l’imaginaire mais aussi dans les croquis d’étude depuis la vague steampunk.

L’explosion du Hindenburg dû à son carburant inflammable, l’hydrogène (utilisés uniquement par les allemands, les américains lui préféraient l’hélium dont il disposaient alors en grande quantité grâce à un gisement) fait partie de ces images que presque tout le monde à vu un jour où l’autre, pourtant aujourd’hui celui-ci connait une nouvelle vogue. Pourquoi cette fois cette vogue devrait elle connaître un plus grand succès qu’avant?
A la fois parce que la technologie (moteurs, gps) ainsi que les éléments de son « architecture » on progressé cette dernière décennie. Mais aussi parce que le dirigeable semble un moyen « propre », écologique de transport. Certes on imagine pour l’instant plus cantonner son utilisation à du fret dans des zones trop difficiles à desservir (partie nord du
Canada, la frontière désolée de la Chine occidentale, et diverses régions éloignées d’Afrique, en Asie, et en Amérique du Sud) avant de voir celle-ci se développer en tant qu’activité lucrative dans des pays plus développés du point de vue des infrastructures.

Le coût d’entretien des routes eu égard aux hivers particulièrement rigoureux dans certaines région du Canada par exemple apporte un avantage réel à l’utilisation des dirigeables.
Des sociétés comme Lockheed Martin qui prévoit les débuts de son SkyTug pour fin 2013 (1600 km de rayon / charge utile de 20 tonnes) développent aussi des machines plus puissantes encore : le Skyfreighter prévu pour 2014 devrait pouvoir transporter 50 tonnes!
D’autres projets doivent voir le jour vers 2020.

D’ors et déjà des projets moins commerciaux ont vu le jour :
L’Agence de la Défense américaine a récemment annoncé un financement pour un projet novateur, la technologie des dirigeables sans ballast développés par Aeros Aeronautical Systems, basée près de Los Angeles. Un système qui compresse et décompresse l’hélium dans l’enveloppe de 210 pieds de long,

Le projet AHA (High Attitude Airship, un dirigeable qui vole à 60 000 pied)
Capable de voller des centaines de miles avec une couverture radar à haute résolution, sans pilote à haute altitude, cette plate-forme radar massive pourrarester dans les airs jusqu’à un mois. L’éléctricité est fournie par des panneaux solaires… et c’est encore Lockheed Martin qui est sur le coup.

Les turtle airships

A l’opposé de cette conception « militaire », une société « Turtle Aerospace » propose d’utiliser les dirigeables pour des besoins humanitaires : coques de fibre d’aluminium et de carbone et panneaux solaires, ces dirigeables ressemblent à des tortues géantes. Pour un vol de nuit ou par temps nuageux, les dirigeables utilisent des réacteurs bio-diesel fonctionnant comme un système de back-up et peuvent aller à une vitesse qui sont comparables à certains avions.

Capables de se poser directement sur l’eau et prendre de l’eau dans des ballasts pour acquérir la stabilité d’un bateau, ces dirigeables peuvent atterrir dans les ports, les rivières, les lacs de montagne

ou au milieu de l’océan et bien sûr au sol. Initialement conçus sous le nom de code « Morse » par le département de la défense américain ( surveillance, sécurisation de zones maritimes) et pour permettre le développement du projet, des versions seront développées pour le marché du voyage, mais le but est plutôt humanitaire.

Des «hôpitaux volants» capables d’apporter de l’aide humanitaire. de transporter médecins, aliments, équipements d’urgence, ces dirigeables peuvent éviter les retards et voler à destination
des zones sinistrées et atterrir directement là où l’aide est nécessaire. Les dirigeables seront mis à la disposition des Nations Unies, Croix-Rouge internationale, le Croissant-Rouge, et d’autres organisations humanitaires.

Des projets fantastiques qui se heurteront peut être à une donnée fondamentale… la raréfication de l’hélium, peut être le plus grand frein au développement de cette industrie.

NO COMMENTS

Leave a Reply