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Je ne suis pas mort : techniques du 19e siècle pour les enterrés vivants

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Encore récemment, le cinéma d’horreur et avant lui la littérature (Edgar Alan Poe) s’étaient déjà emparés de cette angoisse primaire : être enterré vivant.

Si aujourd’hui il y a relativement peu de risques de vous retrouver dans cette situation délicate, il n’en allait pas autant au 19e siècle… les difficultés de la détermination de la mort au 19ème siècle, et les diverses façons dont les gens ont cherché à traiter et les possibilités de contourner un enterrement prématuré étaient une problématique centrale…  mais parfois… ce n’était pas suffisant.

C’est pourquoi différentes « techniques » furent utilisées pour permettre aux « enterrés » de communiquer depuis leurs cercueils via des « téléphones » ou « télégraphes », des signaux de fumée ou des lumières…  La première de ces solutions est l’œuvre de Franz Vester de belles Newark, New Jersey en 1868.  Si une personne se retrouvait enterrée dans un cercueil de la sécurité tel que celui de Vester, ses mains auraient été attachées à une corde qui serait reliée à une cloche à la surface… et en tirant sur la corde aurait fait sonner celle ci.

Quelques années plus tard  à Hoboken, Theodore Schroeder et Hermann Wuest ont obtenu un brevet pour un autre système de corde activant un dispositif sonore. Théoriquement, si les « morts » se réveillaient assez tôt et se signalaient suffisement longtemps afin que quelqu’un arrive à les déterrer l’idée pouvait être bonne. Ils ont donc amélioré un peu le système précedent : faire venir de l’air frais dans le cercueil et un autre système, électromagnétique celui ci, pour continuer à activer la cloche.

Autre exemple de l’ingéniosité en ce domaine, le Fearnaught joliment nommé Albert, un dispositif utilisant une corde autour du poignet des morts, mais cette fois-ci si la corde était attachée à un dispositif à ressort qui permettrait de dégager une drapeau lorsqu’il est activé par le bas.

Le concept suivant (de 1885) fut une légère variante sur la solution de la corde à main : la chaîne de doigts. Eh bien, il y avait aussi quelques trucs électromagnétiques impliquées, mais, fondamentalement, la chaîne sur le doigt avait comme principe d’activer une sonnette électrique…

Hubert Deveau oublia tous ces dispositifs à mains / doigts-exploité et construisit (breveté en 1894) un combo alerte-respiration relativement simple un tuyau qui pourrait être déplacé par la personne dans le cercueil qui aurait aussi permis de parler ou d’appeler à la surface… pour prévenir de la situation.

L’un des aspects les plus… inquiétants de tous ces systèmes de signalement (dont certains furent utilisés) est qu’il n’existait… aucun système de sauvegarde, en clair si quelque chose n’allait pas comme prévu (genre tirer sur la corde comme un malade et la casser parce qu’enfermé dans un cercueil on peut virer un peu psychotique) eh bien… il n’y avait pas de deuxième chance.

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