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Séries d’animation japonaise à découvrir 3) fantastique et mental Serial experiments lain et Paranoia Agent

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Si l’univers de ces deux séries ne se ressemble en rien (même si elles peuvent toutes les deux être considérées comme « cultes » de part leur originalité et leur « personnalité » vraiment à part, elles jouent toutes les deux sur quelques ressorts communs : le décalage « social » (l’autisme / incapacité à communiquer) des personnages et le fantastique angoissant qui envahit progressivement le quotidien jusqu’à ce qu’on aie l’impression d’avoir basculé dans un autre univers (ce qui est partiellement vrai dans le cas de Lain).

Paranoia Agent (du regretté Satoshi Kon) prend « pretexte » de l’agression par un mystérieux personnage, armé d’une batte de base-ball et de rollers : Shônen Bat (littéralement : le gamin à la batte) de différents personnages chacun étant dans un situation de détresse sociale ou psychologique particulière, de Tsukiko Sagi créatrice dans une grande entreprise qui a connu le succès grâce à une de ses peluches, Maro-mi (la première victime) à toute une galerie de personnages, enfants, journalistes pourris, prostituée la nuit, secrétaire le jour… Prétexte aussi pour explorer l’angoisse, la perte de repères, la pédophilie, la schizophrénie…

Tout gravite autour de cette énigme, pourquoi ces personnes sont elles attaquées par ce gamin, pourquoi cette agression semble libérer l’agressé de son angoisse, et même si chaque épisode de Paranoia Agent est indépendant des autres ils sont reliés par l’enquête de deux agents de police. Est ce la rumeur sociale qui génère le shonen bat, ou bien existe t il vraiment?

Tel un puzzle, chaque pièce même si elle est indépendante croise une autre, personnage, situation, et un tableau se complète petit à petit. Vous l’aurez compris, scénaristiquement c’est brillant, angoissant, grandiloquent… visuellement l’animation est au niveau de celle d’un film, autant vous dire que c’est là une oeuvre incontournable…

Plus ancien, mais tout aussi barré, il y a Lain.
Lain Iwakura est une jeune adolescente solitaire, mal dans sa peau et suite à la mort d’une de ses camarades de classe, elle se découvre une passion pour le Wired sorte d’évolution d’Internet. Un email, envoyé par cette dernière après sa mort explique que seul son corps a cessé de vivre et qu’elle-même vit à présent dans le Wired. Lain va donc s’immerger dans ce monde d’interconnexions électroniques, et…s’y perdre.

L’univers de Lain est à la fois contem­po­rain et fu­tu­riste, surtout de part le « wired » qui semble « envahir le rééel (l’étrangeté des hallucinations (?) ou des effets visuels que l’héroine subit. Est ce une forme de folie qui hante le personnage, ou bien existe t il « plusieurs Lain », une dans le réél, l’autre « empreinte de la première » dans le wired. L’univers est complexe, et toutes les réponses ne sont pas données à l’issue de la série, mais Lain a un charme particulier et vénéneux qui nait de cette atmosphère.

Vous l’aurez compris, ces deux animés ont des identités fortes, uniques, deux univers angoissants mais brillants aux limite du fantastique et du philosophique.

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