Accueil Animation Séries d’animation japonaise à découvrir 2) la lenteur zen de Mushishi

Séries d’animation japonaise à découvrir 2) la lenteur zen de Mushishi

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Après le bruit et la fureur des animés de SF, et avant… les autres séries qui ne seront pas beaucoup plus calmes… Il fallait parler de cet ovni, de la lenteur méditative, contemplative, mystique, de Mushishi.

Rarement aura t on évoqué avec autant de douceur, de finesse la nature, la célébrant dans sa beauté, la craignant quand elle se fait implacable. Le dessin fait penser au lavis ou bien encore aux peintures chinoises, dans la douceur et le côté un peu « passé » des teintes parfois. Mushishi, c’est avant tout une atmosphère, un feeling doux amer car si les histoires sont belles, elles sont souvent cruelles. Folklore ou mysticisme, l’univers de Mushishi repose sur quelques concepts simples :  Les Mushi sont des être primaires, si « primals » qu »il sont des expressions encore plus simples que les insectes, plantes, ou bactéries ; ils sont indissociables de « la vie », à la frontière entre la vie et la mort. Ces formes de vie dont l’existence est incertaine car seules quelques personnes sont capables de les voir, sont à la base de l’existence des formes de vies plus évoluées.

Ce mysticisme notamment le caractère « presque irréel » des mushi qui févoque immanquablement les « Kamis », entités surnaturelles, mystérieuses mais néanmoins présentes, disons même omniprésentes dans le shintoïsme dont la variété est « équivalente » de la graine à un serpent géant en passant pas une plante, un insecte, ou même incarnant un domaine plus « abstrait » comme l‘obscurité.

Pour le commun des mortels, ce sont des chimères, des fantomes guère plus qu’une rumeur venue des temps anciens, dont les principes enseignés pour cohabiter avec eux auraient été oubliés. Ils existent pourtant depuis toujours, immuables, avec tous les problèmes que les hommes peuvent rencontrer à leur contact prolongé. Rares sont ceux qui peuvent les voir et les étudier, ce sont les Mushishi dont fait partie Ginko, le héros, qui parcourent le pays en ermite afin d’approfondir leurs connaissances des Mushi, mais également à soulager les maux provoqués par certains cas d’interférences entre les hommes et ces êtres primaires.

Cette base posée on comprend très vite combien cette série est profondément naturaliste, pas d’action ou de grandes batailles ici, tout se joue à un niveau à peine perceptible et la lenteur fait partie du processus. La campagne et la montagne d’un Japon du XIXe siècle  un peu hors du temps encore,  les mushi, tous  donnent une dimension écologique à cet animé qui évoque le respect de la nature. Au travers des rencontres de Ginko avec ce bestiaire fabuleux (on ne peut s’empêcher de penser aux petites créatures de la forêt (sylvains) de Princesse Mononoké, au moins dans l’esprit) c’est une philosophie de vie, méditative certes mais pas immobile, c’est une histoire comme on en rêve enfant qui s’écrit. Et en cela nait une magie.

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