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Séries d’animation japonaise à découvrir 1) La science fiction repensée : Evangelion, ghost in the shell et cow boy bebop

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Si pour vous l’animation japonaise en série s’est arrêtée à Goldorak, ken le survivant ou ou Candy, cette série d’articles devrait vous permettre de découvrir que ces dernières années, l’animation japonaise à su nous livrer quelques perles, chacune avec une personnalité forte, un graphisme et un univers qui lui sont propre, et surtout qui ont su se révéler passionnants. Nous allons commencer aujourd’hui par ce qui est pour moi trois véritables monuments, tant en terme de qualité (visuelle et scénaristique) que d’originalité. Ces trois séries ont, d’une certaine façon réinventés les genres pour les placer à un autre niveau.

Chronologiquement ce sera Evangelion qui ouvrira le bal dés 1995. Evangelion est un monument à bien des égards : Haute qualité de l’animation, profondeur et complexité du scénario et des personnages, thématiques et « relecture » très personnelle de la génèse en un sens, l’animé ne s’appelle pas Neon Genesis Evangelion pour rien.

En 2000, une explosion titanesque se produit en Antarctique, provoquant un cataclysme (raz-de-marées, fonte des calottes polaires) et dévastant une grande partie de la planète.officiellement cette catastrophe est due à la chute d’un astéroïde. Quinze ans après cet événement, appelé le Second Impact, de mystérieuses créatures nommées Anges font leur apparition, et tentent de détruire Tokyo-3, la nouvelle capitale-forteresse du Japon, construite après le Second Impact par une organisation secrète, la NERV qui a mis au point une arme ultime, l’« Evangelion » ou « Eva », robot géant anthropoïde qui s’il est « piloté » semble aussi doter d’une vie (et d’une sauvagerie) propre. Shinji Ikari se rend à Tokyo-3 pour retrouver son père, qu’il n’a pas revu la mort de sa mère survenue 11 ans auparavant. Il ne se doute pas encore du rôle que son père a imaginé pour lui, de la violence et de l’horreur du combat des « Eva » contre les Anges… De son rôle tout simplement dans un conflit qui pourrait bien signifier la fin de l’humanité. Violence spectaculaire mais aussi psychologique, ampleur visionnaire, ré interprétation des notions chrétiennes, Evangelion n’est pas un animé mythique pour rien. La folie qui guette les personnages, la tristesse ou la violence paroxystique de leurs émotions, l’importance de la mystique… ce  n’est définitivement pas un animé pour les enfants… Certes l’animation date de 1995 (même si depuis une nouvelle version de l’histoire avec une animation plus actuelle ressort au cinéma) mais le design des eva, comme des anges, de Tokyo-3 comme des personnages comme adam ou la Nerv est magnifique. Evangelion plaçait donc la barre très haut en ce qui concerne les séries cultes…

Et cowboy bebop arriva avec un charme et une personnalité totalement différents, mais une histoire, une musicalité, et un univers qui ont su lui donner une place à part. En 2071, l’équipage du vaisseau spatial Bebop et son équipage voyagent dans le système solaire à la recherche de primes que ces chasseurs (de primes) ou s« cowboys » vont traquer d’épisode en épisode. Au centre de l’histoire il y a le passé de chaque personnage et d’anciens évènements qui au fur à mesure de la la série construisent la tragédie. La musique (le jazz des années 40 à 60) rythme les batailles et chaque épisode est nommé « session », c’est dire combien le vocabulaire (scénaristique) de cette série est particulier, original. Et réinvente à son tour la série de science fiction telle qu’on la connait.

Comme on passe d’un style musical à un autre (même si le jazz prédomine, on aura des passages hip hop ou funk) on change d’époque (comme de planète); Shinichiro Watanabe met en scènes tous ses épisodes de manières différentes,: une policière à la coupe afro, des sons funky et un désert type western, un polar noir des années 20, images noir et blanc, et chapeaux de gangsters à l’appui… etc Cowboy bebop joue tour à tour sur les registres de l’humour, de la mélancolie et de l’aventure… Encore une fois c’est une série de SF bien à part, mais tout aussi culte.

Enfin, à la suite du film, il y a eu Ghost in the shell Stand Alone Complex... Et comme GITS le film fut une révolution, la série nous enmène encore une fois à un autre niveau. Scénarios dignes du cinéma, intrigues complexes qui nourrissent des réfléxions poussées, qualité de l’animation du meilleur niveau, design des personnages, véhicules, armes, décors, tout est d’un très haut niveau. Ghost in the shell établit un nouveau standard en terme de qualité, ni plus ni moins. La section 9 se voit encore mélée à des histoires mêlant complots, luttes de pouvoirs politiques ou financiers, mais aussi des histoires plus intimistes, certains épisodes hors des deux arcs narratifs majeurs de cette séries (le rieur et les 11 individuels) nous permettent de découvrir le passé des membres de la section 9, de creuser la psychologie des personnages… Le mélange de mélancolie et d’action, de « sagesse » et de moyens technologiques futuristes impressionnants de part le détail fournit, cette série complète l’œuvre cinématographique, ce qui pour des films cultes n’est pas un mince compliment.

Trois séries « adultes » donc, dont la puissance, la qualité (scénaristique comme visuelle) placent celles ci au niveau des meilleures séries TV, sans rougir de leur statut d’animés.

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