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Lensbaby, un jouet de grand – partie 3 : le lensbaby en situations (concerts, candid, portraits)

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Le lensbaby, s’apprend aussi dans des situations délicates… telles que les concerts ou la photo « candid » ou « street shot », c’est à dire en photo de rue. Il faut jouer de la mise au point rapidement, car les sujets dans ces cas là sont bien souvent en mouvement, et l’objectif est manuel… donc finie la mise au point automatique à laquelle les objectifs récents nous ont habitué… il faut presque « préparer la mise au point » et attendre que le sujet soit à la bonne distance pour avoir un résultat probant.

Prenons cette image par exemplelenscand3
Les personnes sont arrêtées dans la rue au bord d’un passage piéton et il a fallu se tourner au dernier moment pour ne pas trop se faire repérer, sélectionner le sujet et faire la mise au point. La préparation de cette mise au point à l’avance a rendue la photo possible. L’effet apporté par le lensbaby rajoute de l’impact au visage, renforce la situation en isolant encore plus peut être que par le bokeh (le flou généré par la profondeur de champ) en concentrant le regard sur le personnage.

On remarquera au passage la qualité optique de la bête,  le piqué (la qualité du détail) est très bon, digne d’une bonne optique de marque, souvent bien plus chère qu’un lensbaby. Le personnage semble alors presque jaillir de l’image. L’important est donc de ne pas favoriser l’effet apporté par l’optique mais la construction de l’image pour que l’effet apporte un plus à celle ci.

En concert la problématique est à la fois proche et totalement différente…
Sur la photo de rue, on est à f4, c’est à dire que l’on a une profondeur de champ (zone de netteté) relativement large (sur un 40D). En concert, la lumière étant plus rare, il faut « ouvrir plus » en clair laisser rentrer plus de lumière, ce qui mathématiquement réduit la zone de netteté.

Encore une fois, un exemple reste plus parlant que de longues explications :
IMG_7372_Old1L’image est concentrée sur une zone réduite en terme de netteté et du coup, les couleurs des éclairages aidant on en arrive presque à quelque chose de « conceptuel », « d’artistique » plus qu’une photo d’illustration. Cette photo prise à f2 (c’est à dire à l’ouverture maximum du lensbaby) montre l’effet poussé à son maximum, ce qui ne le rend pas moins intéressant, mais plus délicat à maitriser, donc à utiliser avec parcimonie car on arrive là aux limites d’une lisibilité du sujet. Ce genre d’effets convient à de la photo de nuit, voire à de la photo de noel par exemple en ce sens que l’important n’est plus tant d’avoir une photo nette que de « jouer » des formes créées par la déformation.

L’une des utilisations les plus classiques de cet objectif restera quand même le portrait.
A la fois parce qu’il s’agit de mettre en valeur le sujet (la personne, le visage) et à la fois parce qu’il apporte une originalité à un sujet que chacun a souvent déjà traité. Il convient d’autant mieux a des photos d’enfants, de par la douceur qu’il apporte à l’image, mais cela n’empêche absolument pas de l’utiliser pour photographier un adulte, modèle ou pas.

Une image ou deux d’ exemple comme toujours :me-loe3
Avec les petits enfants, la douceur du flou ajoute au sujet, mais encore une fois c’est la construction de l’image qui doit primer sur l’effet, c’est jouer avec l’effet plus que compter sur celui ci qui fera une belle image.

Les portraits au lensbaby ne manquent pas, il suffit de regarder ce que l’on trouve sur flickr pour s’en rendre compte.
Il existe encore d’autres situations (paysages, macro, sport) que je n’ai pas évoquées ici et qui feront peut être l’objet d’un autre article, mais comme tout matériel c’est le plaisir qu’on prend à l’utiliser qui le rend intéressant, c’est le bon choix du sujet et du lieu, du moment et du dosage qui feront l’image.

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