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Lensbaby, un jouet de grand – partie 2 : créer avec le lensbaby

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Utiliser un lensbaby (en l’occurrence le composer) n’est guère différent d’un objectif « manuel » classique. La molette avant permet de faire la mise au point sur le sujet, la molette arrière limite puis fixe l »inclinaison de l’objectif une fois que vous l’avez déterminé. En cela le lensbaby est extrêmement simple à utiliser et comprendre. Ce qui vous prendra plus de temps c’est d’apprendre à doser et à placer l’effet de flou. Si vous mettez ainsi en valeur votre falselines3sujet (la zone nette en clair) il faut évaluer la distorsion et le flou que cela entrainera sur le reste de l’image : Prenons l’exemple de cette image (cliquez dessus pour l’agrandir)…

La zone de netteté est centrée sur le sujet (en l’occurrence les deux personnes au premier plan, et le reste des éléments est à la fois progressivement flouté mais aussi, progressivement déformé.
Cette photo prise avec le double glass reste pourtant plutôt lisible, elle est faite à f4 (obturation ou ouverture à f4) sur un 40D (soit un aps-C, c’est à dire un reflex numérique à petit capteur, sur un 5D, un vrai 24×36,  il faudrait pour conserver la taille de la zone de flou fermer plus par contre la transition net>flou serait plus douce, plus « moelleuse ».

Les choses se compliquent encore lorsque vous choisissez d’utiliser les objectifs créatifs sur le lensbaby, tel que le « plastic optic » (en clair la lentille n’est plus en verre mais en plastique). Il devient dés lors plus délicat, dés la mise au point, d’évaluer le résultat… et une pratique de cette combinaison est fortement recommandée pour utiliser de façon intéressante ce matériel, au risque sinon de s’en lasser rapidement.

IMG_3164IMG_2593Un exemple de ce que donne le lensbaby plastic permet rapidement de saisir les contraintes imposées par cette optique. L’effet de flou est plus accentué que sur l’optique en verre, et la lumière est plus difficile à gérer, on a rapidement un risque de surexposition (des zones de l’image comme « brûlées », trop blanches), et la netteté n’est plus vraiment perceptible, on est plus sur « plusieurs niveaux de flou » que sur une zone nette et une zone floue. Pour autant cette optique a une réélle personnalité, elle apporte aux images une atmosphère un peu rêveuse, pas tout à fait à la façon des flous hamiltoniens du soft focus, mais n’est pas sans rappeler le résultat qu’on peut avoir avec des appareils « cheaps » ou anciens…

Si vous êtes motivés  ou si tout simplement la focale (l’espace ce que l’objectif vous permet de voire) ne vous convient pas, vous pouvez adjoindre le convertisseur grand angle qui se visse sur n’importe quelle optique lensbaby. Et c’est à nouveau un apprentissage qui vous attend. Plus d’aberrations chromatiques (franges de couleur sur les éléments de l’image), gestion différente de la zone de netteté… Le grand angle ajoute encore des possibilités mais aussi des contraintes au photographe qui souhaite s’exprimer grâce à ces matériels de façon différente, créative (voire expérimentale)… A commencer par déterminer la zone de netteté, vous voyez plus large mais la zone de netteté ne s’agrandit pas pour autant, il faut donc d’autant plus évaluer l’effet précisément… en cela l’utilisation du live view (visée via l’écran arrière sur les reflex récents) peut être d’une aide  précieuse.

un petit exemple encore une fois :


superwideangle

L’ensemble de ces objectifs ainsi que des galeries vous présentant ce que peux faire le lensbaby sont disponibles sur le site du constructeur : lensbaby.com

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