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Le lensbaby est un système breveté et commercialisé par la société du même nom. Pour autant les bricoleurs ont parfois créés des systèmes plus ou moins comparables parfois… assez particuliers pour reproduire ce genre d’effet, sans nécessairement connaitre d’ailleurs l’existence de cet objectif :

Le premier à m’avoir mis la puce a l’oreille est un photographe du nom de Julien Greffe, plus connu sous le pseudo de Yardelion sur le forum planète powershot.img0148ppshe3
« J’avais des bouchons de boitier en stock, dont un collé à un anneau de porte-filtre 58mm pour faire de la macro inversée. J’y ai ajouté un convertisseur 58-55 pour avoir plus de longueur, entouré un bout de chambre à air de VTT et l’objo au bout. » Son système que vous pouvez voir sur cette photo lui a permis de produire des images proches de celles qu’un lensbaby peut offrir

Cette première approche (qui je vous l’avoue est à la source du présent article) n’est pourtant pas la seule… Le système lensbaby a attiré d’autres bricoleurs avec des résultats parfois… inattendus (en terme de fonctionnement et de design du système) dont vous trouverez toute une liste sur ce topic du forum hardware.fr

Montée sur soufflet, sur coussin d’air (!), c’est généralement un objectif moyen format que l’on relie via un système de bagues plus ou moins bricolées qui permet de reproduire le mouvement de « déplacement de la zone de netteté  » du lensbaby.  Ce déplacement est généralement plus inspiré par les optiques tilt shift (déplacement de la lentille par bascule ou sur un axe vertical, utilisées le plus souvent en architecture mais aussi en vidéo ces derniers temps, dans des pubs, voir des séries pour l’effet de flou progressif sur les bords).

Dans le même esprit que le système de Julien Greffe, Dennison Bertram un photographe américain a créé un lensbaby like basé sur un module caoutchouc + lentille zeiss, mais a depuis supprimé de son site les informations concernant ce matériel que vous pouvez redécouvrir sur cette page et en image :
dennislensLe principe ne change pas, c’est un objectif 35mm monté sur une bague et un support orientable… mais qui ne m’a pas semblé très « utilisable » même si on salue l’inventivité et la motivation de son créateur.

Au delà de ces créateurs de « lensbaby like » on a des adaptateurs d’optiques « holga » pour les boitiers canon, nikon et autre, des bagues pour adapter un moyen format avec un effet shift (comme celui de l’article sur la bascule).  Bref en matière de photographie créative, celui qui cherche à sortir des sentiers battus trouvera facilement de quoi s’ouvrir de nouveau horizons, souvent à moindre frais.

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Le lensbaby, s’apprend aussi dans des situations délicates… telles que les concerts ou la photo « candid » ou « street shot », c’est à dire en photo de rue. Il faut jouer de la mise au point rapidement, car les sujets dans ces cas là sont bien souvent en mouvement, et l’objectif est manuel… donc finie la mise au point automatique à laquelle les objectifs récents nous ont habitué… il faut presque « préparer la mise au point » et attendre que le sujet soit à la bonne distance pour avoir un résultat probant.

Prenons cette image par exemplelenscand3
Les personnes sont arrêtées dans la rue au bord d’un passage piéton et il a fallu se tourner au dernier moment pour ne pas trop se faire repérer, sélectionner le sujet et faire la mise au point. La préparation de cette mise au point à l’avance a rendue la photo possible. L’effet apporté par le lensbaby rajoute de l’impact au visage, renforce la situation en isolant encore plus peut être que par le bokeh (le flou généré par la profondeur de champ) en concentrant le regard sur le personnage.

On remarquera au passage la qualité optique de la bête,  le piqué (la qualité du détail) est très bon, digne d’une bonne optique de marque, souvent bien plus chère qu’un lensbaby. Le personnage semble alors presque jaillir de l’image. L’important est donc de ne pas favoriser l’effet apporté par l’optique mais la construction de l’image pour que l’effet apporte un plus à celle ci.

En concert la problématique est à la fois proche et totalement différente…
Sur la photo de rue, on est à f4, c’est à dire que l’on a une profondeur de champ (zone de netteté) relativement large (sur un 40D). En concert, la lumière étant plus rare, il faut « ouvrir plus » en clair laisser rentrer plus de lumière, ce qui mathématiquement réduit la zone de netteté.

Encore une fois, un exemple reste plus parlant que de longues explications :
IMG_7372_Old1L’image est concentrée sur une zone réduite en terme de netteté et du coup, les couleurs des éclairages aidant on en arrive presque à quelque chose de « conceptuel », « d’artistique » plus qu’une photo d’illustration. Cette photo prise à f2 (c’est à dire à l’ouverture maximum du lensbaby) montre l’effet poussé à son maximum, ce qui ne le rend pas moins intéressant, mais plus délicat à maitriser, donc à utiliser avec parcimonie car on arrive là aux limites d’une lisibilité du sujet. Ce genre d’effets convient à de la photo de nuit, voire à de la photo de noel par exemple en ce sens que l’important n’est plus tant d’avoir une photo nette que de « jouer » des formes créées par la déformation.

L’une des utilisations les plus classiques de cet objectif restera quand même le portrait.
A la fois parce qu’il s’agit de mettre en valeur le sujet (la personne, le visage) et à la fois parce qu’il apporte une originalité à un sujet que chacun a souvent déjà traité. Il convient d’autant mieux a des photos d’enfants, de par la douceur qu’il apporte à l’image, mais cela n’empêche absolument pas de l’utiliser pour photographier un adulte, modèle ou pas.

Une image ou deux d’ exemple comme toujours :me-loe3
Avec les petits enfants, la douceur du flou ajoute au sujet, mais encore une fois c’est la construction de l’image qui doit primer sur l’effet, c’est jouer avec l’effet plus que compter sur celui ci qui fera une belle image.

Les portraits au lensbaby ne manquent pas, il suffit de regarder ce que l’on trouve sur flickr pour s’en rendre compte.
Il existe encore d’autres situations (paysages, macro, sport) que je n’ai pas évoquées ici et qui feront peut être l’objet d’un autre article, mais comme tout matériel c’est le plaisir qu’on prend à l’utiliser qui le rend intéressant, c’est le bon choix du sujet et du lieu, du moment et du dosage qui feront l’image.

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Utiliser un lensbaby (en l’occurrence le composer) n’est guère différent d’un objectif « manuel » classique. La molette avant permet de faire la mise au point sur le sujet, la molette arrière limite puis fixe l »inclinaison de l’objectif une fois que vous l’avez déterminé. En cela le lensbaby est extrêmement simple à utiliser et comprendre. Ce qui vous prendra plus de temps c’est d’apprendre à doser et à placer l’effet de flou. Si vous mettez ainsi en valeur votre falselines3sujet (la zone nette en clair) il faut évaluer la distorsion et le flou que cela entrainera sur le reste de l’image : Prenons l’exemple de cette image (cliquez dessus pour l’agrandir)…

La zone de netteté est centrée sur le sujet (en l’occurrence les deux personnes au premier plan, et le reste des éléments est à la fois progressivement flouté mais aussi, progressivement déformé.
Cette photo prise avec le double glass reste pourtant plutôt lisible, elle est faite à f4 (obturation ou ouverture à f4) sur un 40D (soit un aps-C, c’est à dire un reflex numérique à petit capteur, sur un 5D, un vrai 24×36,  il faudrait pour conserver la taille de la zone de flou fermer plus par contre la transition net>flou serait plus douce, plus « moelleuse ».

Les choses se compliquent encore lorsque vous choisissez d’utiliser les objectifs créatifs sur le lensbaby, tel que le « plastic optic » (en clair la lentille n’est plus en verre mais en plastique). Il devient dés lors plus délicat, dés la mise au point, d’évaluer le résultat… et une pratique de cette combinaison est fortement recommandée pour utiliser de façon intéressante ce matériel, au risque sinon de s’en lasser rapidement.

IMG_3164IMG_2593Un exemple de ce que donne le lensbaby plastic permet rapidement de saisir les contraintes imposées par cette optique. L’effet de flou est plus accentué que sur l’optique en verre, et la lumière est plus difficile à gérer, on a rapidement un risque de surexposition (des zones de l’image comme « brûlées », trop blanches), et la netteté n’est plus vraiment perceptible, on est plus sur « plusieurs niveaux de flou » que sur une zone nette et une zone floue. Pour autant cette optique a une réélle personnalité, elle apporte aux images une atmosphère un peu rêveuse, pas tout à fait à la façon des flous hamiltoniens du soft focus, mais n’est pas sans rappeler le résultat qu’on peut avoir avec des appareils « cheaps » ou anciens…

Si vous êtes motivés  ou si tout simplement la focale (l’espace ce que l’objectif vous permet de voire) ne vous convient pas, vous pouvez adjoindre le convertisseur grand angle qui se visse sur n’importe quelle optique lensbaby. Et c’est à nouveau un apprentissage qui vous attend. Plus d’aberrations chromatiques (franges de couleur sur les éléments de l’image), gestion différente de la zone de netteté… Le grand angle ajoute encore des possibilités mais aussi des contraintes au photographe qui souhaite s’exprimer grâce à ces matériels de façon différente, créative (voire expérimentale)… A commencer par déterminer la zone de netteté, vous voyez plus large mais la zone de netteté ne s’agrandit pas pour autant, il faut donc d’autant plus évaluer l’effet précisément… en cela l’utilisation du live view (visée via l’écran arrière sur les reflex récents) peut être d’une aide  précieuse.

un petit exemple encore une fois :


superwideangle

L’ensemble de ces objectifs ainsi que des galeries vous présentant ce que peux faire le lensbaby sont disponibles sur le site du constructeur : lensbaby.com

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Pour ceux qui ne connaissent pas encore cet objectif photo le lensbaby est l’un des matériels les plus créatifs que la photo aie connu ces dernières années. Un objectif qui dans sa dernière mouture, « le composer » permet de faire tourner l’objectif sur une rotule et donc ainsi de déplacer la zone de flou. De petits cercles métalliques permettent d’émuler un diaphragme , les objectifs qui se montent sur ce système sont même interchangeables : double glass (verre) pour une netteté maximum, plastic pour un effet « holga », et depuis peu fisheye et softfocus (l’effet flou hamiltonien, ça sera peut être  plus parlant).

C’est la quatrième « mouture » de ce système qui a commencé par un soufflet qu’on tenait à bout de doigts avant d’évoluer vers des systèmes plus pratiques (la version 3G et surtout le composer)… et cet objectif s’est d’années en années bâtit une réputation et une clientèle de plus en plus vaste chez les photographes.

Découvrez une petite galerie de mes photos au lensbaby depuis mon flickr :

Outre son aspect créatif, le lensbaby est un objectif (dans sa version double glass) de trés bonne qualité optique, équivalent à un 50mm.

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smfSuper Monsieur fruit n’est pas le nouvel emblème de la corporation fruitière nationale mais une bd parue il y a quelques années déjà, de Nicolas de Crécy, l’un des auteurs les plus intéressants de ce qu’on appelle la nouvelle bd française (un peu comme la nouvelle scène française en musique, un pseudo concept marketing pour dire qu’ils ne font pas comme leurs ainés, que c’est nouveau, qu’il faut acheter, tout ça..). Nicolas de Crecy a un trait bien à lui, des histoire souvent bourrées de personnages aux traits un peu informes,  bref, on retrouve d’œuvres en œuvres un univers commun, des obsessions un peu à la manière d’un Cronenberg qui raconte toujours la même thématique mais qui chaque fois renouvèle la forme…
Super Monsieur fruit se différencie des autres œuvres de l’auteur par une légèreté  de ton rafraichissante.
Caricatural, excessif, ce monde c’est cet inclassable univers de New York sur Loire dans lequel ses différentes œuvres se développent, tout est « hénaurme » mais (faussement) naïf, le trait du dessin comme les personnages, les idées (un gros vu de l’intérieur),  comme l’histoire de ce reporter boulimique qui devient un super héros nourrit aux fruits. Je m’étonne encore que le ministère de la santé n’aie pas recommandée cette œuvre surement parce qu’elle dynamite gentiment l’autorité, parce que sous des couverts d’histoire d’un super héros comique et à l’embonpoint vaguement névrotique, se cachent des idées plus critiques.

Léger et corrosif, faussement naïf (dans l’histoire et dans le trait), Super monsieur fruit c’est l’occasion de se plonger durant une heure et demi dans une histoire quasi enfantine mais écrite pour les adultes, on en ressort vaguement heureux et revigoré.

Mangez, bougez, mais surtout lisez Super Monsieur Fruit, c’est une très bonne thérapie !
Allez pour vous donner une idée du dessin :
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A Lyon, une petite fête foraine s’installe deux fois par an et c’est toujours un univers un peu spécial qui m’attire beaucoup.
Une série en cours au fisheye (entre autres)  sur cette endroit, cliquez sur les images pour les voir en grand et passer de l’une a l’autre

En noir et blanc ou en couleur…

Rien de nouveau pour ceux qui connaissent déjà cette série, pour les autres… 😉

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Férus de couvertures de pulps, accrocs des images d’antan, amoureux du clin d’oeil coquin voici une petite sélection de blogs qui collectionnent les couvertures de livres anciens, de pulps, de bandes dessinées confidentielles ou de romans de gare, histoire de nourrir votre besoin compulsif d’images différentes des visuels préformatés qui s’impriment sur votre rétine a raison de 50 000 par jour…

http://eldesvandelabuelito.blogspot.com/

En espagnol, un blog plutôt orienté pulps, sf, couvertures et bd fifties, quelques critiques de films, ça reste très centré sur les années 40-50.

http://aucarrefouretrange.blogspot.com/

Plus orienté image coquine dirons nous, un blog plutôt complet sur les livres, couvertures, dessins mais aussi parfois photos… C’est pas centré sur une époque particulière et c’est très divers… bref à découvrir

http://frenchbookcovers.blogspot.com/
La description qu’en donne l’auteur est parfaite (en fr) : Pour le plaisir des yeux, des couvertures de livres rares trouvées sur le net, une bibliothèque fantasmée, idéale, qui sent le soufre et la luxure. Ici pas de scans de haute qualité car je ne possède pas ces ouvrages… Pas encore.

Et un petit dernier, mon préféré :
Une mine de liens, des couvertures de livres, des bd, des pulps, des photos, des images promo, découvrez :
http://www.itsdeadlicious.com/
un titre qui ne se dément pas à la lecture du blog !

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Ford-Nucleon-Concept-CarDans la série petites découvertes inattendues et qui excitent toujours.. mon imagination (mais à quoi pensiez vous donc) voici un petit article bien sympathique sur des moyens de transports parfois.. conceptuels mais tous abandonnés qui ont émaillé le XXe sièce. Il y a une poésie particulière dans ce genre d’histoires et je rêve de trouver un jour une petite « encyclopédie des transports oubliés », à l’instar de cette oeuvre introuvable de Schuiten & Peeters :  « L’encyclopédie des transports présents et à venir  » (enfin, pas si introuvable que ça, mais à 500€ d’occase, je cales encore un peu).

l’article est ici.

Parfois certains « concept cars » étaient pas mal non plus : http://www.diseno-art.com/encyclopedia/classic_concept_cars/classic_concept_cars.html
Mais rien ne dépasse l’aerotrain français (dont la ligne existe encore et que je rêve d’aller photographier un de ces jours : http://aernav.free.fr/Aerotrain/M_Aerotrain.html

Bonne découverte à tous !

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Oui, je sais elle était facile celle là…
La réalité l’est un peu moins : Il s’agit en fait de maitriser ce qu’on appelle l’effet tilt en photo soit, le fait de décaler via une bague ou un objectif dédié, la zone de netteté (et donc de flou) sur une photo…
J’ai surtout pratiqué ce genre d’images ces temps ci, en voici quelques exemples

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Longtemps repoussé, souvent oublié, le successeur du madblog 1.0 semblait devoir rester une idée vague, un projet inaboutit, un témoignage d’une feignasserie crasse, mais non, un sursaut salvateur en a décidé autrement et voici le madblog nouveau !

Au contraire du beaujolais, il n’a pas été vieillit en cuves, il a vu son adn (son css on dit en langage technique) modifié, sa construction pensée, sa renaissance attendue (oui oui vous êtes un ou deux a me demander quand je m’y recolles) et voici donc la bestiole. Pour l’heure encore un peu léger mais qui se nourrira rapidement de pleeeeeeeein de news, images, etc.. bref, on peut légitimement s’attendre au pire comme au meilleur, surtout qu’on a prévu de crossposter ici et sur mon profil facebook (c’est pas de la stratégie de folie ça?).

Dans tous les cas je ne promets ni mises à jour régulières, ni implication totale, ni pensées profondes même si par accident ça pourra arriver.
Bienvenus donc sur le madblog 2.0