Accueil cinéma Les OVNI du cinéma japonais : Yatterman de Takashii Miike

Les OVNI du cinéma japonais : Yatterman de Takashii Miike

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Gan et sa petite amie Aï forment un duo de justiciers masqués appelé les « Yatterman » qui lutte contre le crime dans la ville de Tokyoko. Leur plus grand ennemi est un groupe d’arnaqueurs qui rivalisent d’ingéniosité pour extorquer de l’argent à la population : les Doronbo. Emmené par la belle Doronjo, le trio maléfique tente maintenant de rassembler les quatre légendaires pierres-crânes, qui une fois réunies, leur permettront d’exaucer leurs rêves. Mais les Yatterman lutteront jusqu’au bout pour les empêcher de mettre leur plan à exécution !

Si pour vous Takashi Miike c’est resté des films violents ou gores, attention à l’atterrissage, cette fois c’est l’ultra-populaire série animée « Yattâman » (créée en 1977 par Hiroshi Sasagawa) qui attendait depuis longtemps son adaptation cinématographique qui est la nouvelle œuvre du maître… et autant vous prévenir… c’est totalement azimuté !

C’est joyeux bazar cosmique, pop et coloré : effets spéciaux numériques à foison, humour débile, chansons naïves à la gloire des héros, robots qui parlent et vilains méritant leur place panthéon des plus ridicules mais attachants de tous les temps. Les Doronbo, sont donc un petit trio de méchants loufoques qui réponde aux volontés du dieu des voleurs cherche à s’approprier les 4 morceaux d’un crâne magique permettant de contrôler l’espace-temps. De l’autre coté, nous avons les Yatterman, avec Yatterman numéro 1 et Yatterman numéro 2, accompagné de leur méga chien robot, Yatterman. Les Dorombo sont clairement le côté sexuel du films, deux acolytes en slip avec la maitresse du groupe, en tenue quasi-SM et dominatrice, séquences « ecchi » de pelotage de poitrine, de baiser volé, voir même de monstre mécanique durant le premier combat, entre une femme-robot à la poitrine très généreuse capable de mitrailler son adversaire qui finalement se fera anéantir par son adversaire, dans une extase sexuelle assumée

Soit vous êtes un fan de la série animée de la fin des années 70 et vous risquez de trouver l’œuvre détournée assez méchamment soit vous découvrez comme moi avec joie et stupeur un croisement nanaresque entre un univers enfantin, limite « kawai » (mignon en japonnais) c’est à dire plein de couleurs saturées, comme une grosse douceur limite écœurante, et une partie de sous entendus sexuels assez affirmés. On est totalement dans un film de diversitssement jouissif.

Cette adaptation à fait peur au studio qui produisait à l’origine l’animé, ainsi que l’explique Miike dans les bonus du DVD. Takashii Miike fait clairement exploser les limites du dessin animé d’origine en conservant la trame principale, mais le transforme en un grand délire enfantin qui parlera surtout aux grands, créant quelque chose d’unique et surréaliste, l’OVNi le plus drôle de la série de films que je vous ai présentés, en tout cas une bonne façon de terminer cette série d’articles sur les OVNI du cinéma japonnais.

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