Accueil cinéma Les OVNI du cinéma japonais : Electric dragon 80 000 volts

Les OVNI du cinéma japonais : Electric dragon 80 000 volts

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Noir et blanc, bruititste, underground, Electric dragon 80 000 volts à bien l’adn d’un ovni, mais c’est croisé avec un esprit rock’n roll sans concession résumé par cette phrase du film : « Ce qui l’a sauvé de l’anéantissement, c’est la guitare électrique !!! »

Il s’appelle Dragon Eye Morrison. Enfant, il a escaladé un pilonne électrique et s’est pris une décharge de 80000 volts… et ça l’a transformé.  Dommages irréversibles au cerveau qui lui rendent difficile le fait de se contrôler. Singulièrement, ces dégâts lui permettent aussi de communiquer avec les reptiles, ce qui lui permet de travailler comme détective animalier… Enfin, il se défoule rageusement sur une guitare électrique en produisant un son totalement saturé (il lui arrive aussi de hurler guitare… Pour finir son  lit métallique avec contraintes pour dormir lui permet de contrôler les courants qui l’habitent.

Pendant ce temps, Thunderbolt Buddha, sorte de croisement entre un justicier à masque coupé en de de Boudha  et maître des ondes, traque les yakuza . Sa double personnalité ; il ne contrôle qu’une partie de son corps et un de ses esprits entreprend régulièrement de tuer l’autre ne l’aide pas vraiment, lui aussi étant un « sur-volté » (ce qui aurait pu être le titre de ce film) , l’attirant vers  Dragon Eye Morrison. Thunderbolt Buddha décide alors de provoquer ce dernier pour l’affronter en combat singulier !

Réalisé par Shogo Ishii, chef de file du mouvement punk japonais au début des années 80, ce film est une véritable déclaration d’amour à la musique punk. Ce sont donc 55 minutes de folie délirante, en noir et blanc, dans les rues de Tokyo et sur ses toits, parfois tourné un peu l’arrache pour certaines séquences. Devenu une référence, ce film de 1998 fait partie de cette vague expérimentale d’un cinéma sensoriel dans la même lignée qu’un Tetsuo ou qu’un 974 Pinochio.

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