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L’art, les murs et Blek le rat : Stencilism

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Vous avez sûrement déjà croisé l’une de ses créations ces 10 dernières années sans le savoir, mais Blek le rat (pseudonyme de Xavier Prou, qui s’est inspiré du personnage de bande dessinée Blek le roc) est sans doute l’un des plus célèbres graffiteurs et pochoiristes. Pionnier de la technique des pochoirs, il est selon Bansky,  le précurseur par excellence : « À chaque fois que je peins quelque chose je découvre que Blek le rat l’a déjà fait simplement 20 ans avant ! ». Il graffe à la bombe aérosol directement sur les murs, ce qui lui vaudra une forte amende en 1991 pour ‘dégradation de biens appartenant à autrui’, du coup il graffera par la suite sur des affiches qu’il nomme ‘poster arts’.  Blek graffe souvent sure l’actualité, mais sa spécialité reste les portraits, célèbres ou anonymes, en taille réelle.

Sur son site, Blek raconte comment tout à commencé : J’étais en voyage à New York en 1971 lorsque  j’ai vu mon premier graffiti sauvage. Ils fleurissaient un peu partout: dans le métro et autour des terrains de basketball. Je me souviens de graffitis peints avec un marqueur, comme les signatures nerveuses avec une couronne, NY allover, et de grandes lettres remplies de spirales et beaucoup de couleurs. Ces miniatures m’ont tellement intriguées que j’ai demandé à Larry Wolhandler, l’ami américain qui me logeait dans sa maison à New York, :

« Que signifie tout cela? Pourquoi ces gens qui font ça? « 

Malheureusement, personne ne pouvait me donner de réponses correctes, sauf que c’était le travail des gens sans aucune raison ou sens de la responsabilité… A Paris, ce genre d’expression n’avait pas encore émergé à cette époque. Bien sûr, il y avait beaucoup de slogans politiques en 1968 pendant les émeutes estudiantines et bien sûr nous avons discuté de «l’art en public» à travers les affiches produites dans les ateliers populaires de l’École des Beaux Arts ». Mais il n’y avait pas grand mouvement d’artistes déterminés à enquêter sur l’architecture urbaine.

Graffiti, cet art sauvage, est né aux États-Unis dans le milieu des années soixante, quand des dizaines d »artistes condamnés à l’anonymat, ont commencé à écrire leurs noms d’emprunt sur les murs ..J’ai gardé toutes ces souvenirs dans mon esprit où ils ont mûris pendant 10 ans.. »

Il cite para ailleurs aussi David Hockney :  « Au début des années soixante-dix j’ai aussi été très influencé par David Hockney qui avait fait une grande exposition à proximité de l’école des Beaux-Arts de Paris. Et je peux dire que c’est le travail le plus impressionnant que j’aie jamais vu dans ma vie. L’année suivante, il fait un film appelé « The Bigger Splash» et dans ce film Hockney peint avec des brosses et des couleurs à l’huile un grand portrait d’un de ses amis sur un mur d’un appartement. Cette image n’a jamais quitté mon esprit. J’ai considéré ce film si important pour histoire de l’art que je l’ai vu environ dix ou quinze fois. »

Son travail a influencé des milliers d’artistes urbains dans le monde à Londres, New York ou Tokyo , nombreux sont ceux qui se réclament de son école.

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