Accueil Curiosités Le Gyotaku ce n’est pas un jeu, c’est l’art de la reproduction...

Le Gyotaku ce n’est pas un jeu, c’est l’art de la reproduction du poisson

0 1286

Nous continuons donc aujourd’hui la semaine non annoncée consacrée à l’image japonnaise, après un manga, un illustrateur, voici un art peu connu, mais que les plus intéressés par le Japon ont sûrement déjà croisé sans connaitre : le Gyotaku.
Entrons donc dans le vif du sujet (c’est vrai quoi, ces intros à rallonge, ça ne fait que divertir le lecteur du sujet principal qui a éveillé sa curiosité au moyen de phrases à rallonge :D)

LE GYOTAKU ( GYO: poisson; TAKU: empreinte, trace ) est un art japonais original qui consiste à reproduire l’image d’un poisson par empreinte sur papier ou sur soie.

Fixer la mémoire humaine ainsi que la représentation de ce qui nous entoure par impression sur des supports aussi légers que maniables est une tradition fort ancienne en Asie. C’est en Chine, que l’on a découvert, vers 1900 le Sutra du diamant. Le premier de tous les  livres imprimés. Cette longue tradition,  a abouti à la première forme du GYOTAKU, qui permet d’obtenir le spectre authentique et fragile d’un modèle. Les deux exemplaires les plus anciens que l’on connaisse ne remontent qu’à l’époque EDO et datent de 1862. L’un reproduit une daurade royale, l’autre une daurade grise, poissons nobles symbolisant le bonheur. Ces exemplaires ont été crées par un samouraï guerrier ( BUSHI ) du nom de NAOTSUNA UJIIE, et sont conservés au musée HONMA de la ville de SAKATA, préfecture de YAMAGATA ( Japon ).

Deux méthodes permettent de réaliser un GYOTAKU, aux résultats forts différents
La première, à l’encre de chine, a pour support un papier japonais ( WASHI ) sur lequel on obtient un motif inversé. Dès l’origine, ce procédé servait à préserver le souvenir d’une prise exceptionnelle, et s’accompagnait d’un texte relatant le lieu de pêche, le nom du poisson, la date et le poids, et était éventuellement embelli d’un poème. Sous cette forme, le GYOTAKU est parfois affiché dans les poissonneries, consacrant ainsi le trophée et l’orgueil du pêcheur. Le poisson est d’abord nettoyé, soit avec du sel soit avec du vinaigre selon la provenance, eau douce ou océan. L’encre doit obligatoirement être appliquée dans le sens des écailles. ensuite, on applique le papier sur le modèle et on le frotte à la main, toujours dans le même sens tête queue. Enfin, on décolle le papier inscrit d’une empreinte. L’artiste n’a plus
qu’à peindre délicatement l’oeil au pinceau.

La seconde apparait en 1948 sous la main de KOYOO INADA. Ce furent les débuts de l’interprétation artistique sur le support noble qu’est la soie. De plus, la couleur apporta un relief et une vie nouvelle à cet art encore expérimental. La fibre de soie se révéla idéale grâce à sa facilité d’emploi et de manipulation. L’application des couleurs est indirecte, c’est à dire qu’elles sont appliquées sur le tissus par transparence avant d’être tamponnées en fonction de l’aspect désiré. Cette méthode exige une maîtrise bien plus élaborée, chaque oeuvre bénéficiant d’un secret transmis du maître à l’élève et traduisant le style de son auteur. La composition est accompagnée d’un texte destiné à transmettre toute sa dimension poétique.

Quelques exemples de cet art peu répandu :

omblegd breme pretresgd

infos et images viennent de : http://gyoan.chez.com/index.htm

Articles similaires

0 3532

NO COMMENTS

Leave a Reply