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Super inframan, le nanard sidéral chinois pour contrer l’ultraman japonais

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Oui, ça ressemble vraiment à un combat de nanards, et ce n’est pas tellement faux, car « the Super Inframan » est la réponse hongkongaise au super héros classique et populaire japonais des années 60 Ultraman en même temps qu’une des réalisations les plus connues des  Shaw Brothers (leur seule incursion dans le domaine du film de science-fiction, les shaw brothers étant surtout connus pour leurs films de kung fu en « shawscope »).

Super inframan mérite certes totalement son qualificatif de nanard, mais il a connue une carrière internationale assez impressionnante puisque dés sa sortie, Joseph Brenner, producteur américain, en a acquis les droits, l’a fait doubler en « Stéréo Infra-Sound » et l’a sorti aux États-Unis en double programme dans de nombreux drives-in avec un succès immédiat,  en France, The Super Inframan est sorti en 1982 chez Scherzo Vidéo grâce à Christophe Gans qui dirigeait la collection. Il faut dire que les Shaw Brothers n’avaient pas négligée la promo : »Le premier film de super-héros chinois ! », « La première campagne de publicité chinoise pour un film utilisant une montgolfière ! », « La première production Shaw Brothers utilisant un story-board ! », « Le premier film hongkongais avec autant de monstres ! »… selon le service de presse. Cette œuvre improbable est tout à fait dans l’esprit de ce qui se faisait dans ultraman à savoir des combats sans fin entre le super héros et des monstres caoutchouteux et ridicules, des séquences émotion surjouées, les décors futuristes kitchs des rayons laser dessinés à même la pellicule, etc… en fait un espèce de mix de ce qui pouvait se faire de pire à l’époque.

il faut dire que le pitch est déjà… une alerte : La planète est menacée par le réveil d’une étrange démone, prisonnière depuis plus de 10 millions d’années dans les entrailles de la Terre. Entourée de monstres maléfiques, elle s’apprête à conquérir le globe et à exterminer l’espèce humaine. Mais un groupe de scientifiques va s’opposer à eux en mettant au point une arme redoutable : Le super-héros bionique Inframan. A la différence de son homologue japonais, le mal est plus « mythique », mais est surtout une réaction des producteurs chinois face à un genre de cinéma qui fonctionne bien au Japon ou en europe… L’une des grandes incohérences du film reste qu’avec tout l’armement dont il dispose, Super Inframan se sent obligé de se servir de ses poings systématiquement…  des reste des films de Kung fu ou tout simplement la volonté de faire durer les combats (parce vu la chorégraphie de ceux ci on ne peut pas oser dire que cela vient d’une volonté de faire beau en terme de fights…)

Pas la moindre des raisons de voir ce nanard (parce que si question SF c’est le pire, question fun c’est le meilleur) la présence de Bruce Lee débutant, crédité alors Xiao Long (soit petit Dragon en mandarin) dans le rôle d’un sidekick du héros.



Si avec ça vous n’êtes pas convaincus de l’urgence absolue de découvrir ce film…

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