Accueil Bandes dessinées Superman : Lex Luthor… le mal c’est bien

Superman : Lex Luthor… le mal c’est bien

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Je ne suis pas un fan du mec en slip rouge, même si dans les annés 80 ses aventures cinématographiques sont des souvenirs mi-honteux, mi-jouissifs, et même si Millar avec sont Superman Red Son m’avait un peu rapproché de l’idée que tout n’était pas à jeter… Azarrelo m’a lui franchement convaincu que ça valait la peine de passer outre son côté Kitsch. Et encore une fois avec Azzarelo, le méchant est le héros (voir son sublime-excellent-must have Joker) et c’est tant mieux. Et puis avouons le ça faisait un bail que je ne vous avait pas reparlé bd ou comics (et je risque bientôt de vous parler manga, vous être prévenus).

Il est vrai que ces derniers temps, les comics parlent de plus en plus des « méchants » que des héros, car ceux ci à l’instar par exemple de la performance du joker dans « The Dark Knight » sont plus profonds, plus intéressants. Et cette fois le personnage de Lex Luthor ne déroge pas à cette règle.

« Tous les hommes naissent égaux. Tous les hommes….Tu n’en es pas un. »

Pour résumer un peu : Alors que la tour des sciences de Metropolis est sur le point d’être achevée : facteur de dynamisme économique et symbole de la grandeur de l’humanité, Lex Luthor présente une nouvelle super-héroïne nommée Hope, symbole de l’espoir selon lui d’une humanité capable de s’occuper d’elle même (ergo, Superman on a plus besoin de toi). Par ailleurs, dans l’idée de « neutraliser » l’homme en slip rouge, Luthor se rend à Gotham pour traiter avec Bruce Wayne… Toute l’histoire est « vue » du point de vue de l’ennemi, ce n’est pas le super méchant classique et monolithique des débuts, c’est comme souvent avec Azzarello un manipulateur, riche industriel et génie scientifique. C’est aussi l’histoire d’un égo grand comme la tour qu’il construit qui ne supporte pas que l’alien superman soit « plus » que lui. Superman lui a volée sa « place » dans l’histoire, il n’est d’ailleurs dans celle-ci qu’un personnage presque secondaire, en négatif.
On est loin de l’image mainstream du point de vue de l’histoire comme de celle du dessin et Lee Bermejo apporte une épaisseur supplémentaire à cette histoire déjà forte, pour une fois Superman impressionne, limite fait peur…  C’est toute la force de ce comics, renverser les propositions classiques du monde DC, le « héros » est un homme qui veut placer l’humain au centre de la grandeur, superman, un étranger qui « limite notre transcendance », qui finalement encourage à ne pas être plus, à ne pas essayer plus, puisqu’on peut se reposer sur lui. Superman maintient l’homme sur terre, Luthor veut l’élever au même titre que sa tour des Sciences et pour cela il est prêt… à beaucoup de choses.

Visuellement et scénaristiquement, ce comics vaut largement le détour, qu’on aime ou pas l’encapé, vous l’aurez compris, il ne faut pas passer à côté !

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