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Super Monsieur Fruit, c’est rafraichissant

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smfSuper Monsieur fruit n’est pas le nouvel emblème de la corporation fruitière nationale mais une bd parue il y a quelques années déjà, de Nicolas de Crécy, l’un des auteurs les plus intéressants de ce qu’on appelle la nouvelle bd française (un peu comme la nouvelle scène française en musique, un pseudo concept marketing pour dire qu’ils ne font pas comme leurs ainés, que c’est nouveau, qu’il faut acheter, tout ça..). Nicolas de Crecy a un trait bien à lui, des histoire souvent bourrées de personnages aux traits un peu informes,  bref, on retrouve d’œuvres en œuvres un univers commun, des obsessions un peu à la manière d’un Cronenberg qui raconte toujours la même thématique mais qui chaque fois renouvèle la forme…
Super Monsieur fruit se différencie des autres œuvres de l’auteur par une légèreté  de ton rafraichissante.
Caricatural, excessif, ce monde c’est cet inclassable univers de New York sur Loire dans lequel ses différentes œuvres se développent, tout est « hénaurme » mais (faussement) naïf, le trait du dessin comme les personnages, les idées (un gros vu de l’intérieur),  comme l’histoire de ce reporter boulimique qui devient un super héros nourrit aux fruits. Je m’étonne encore que le ministère de la santé n’aie pas recommandée cette œuvre surement parce qu’elle dynamite gentiment l’autorité, parce que sous des couverts d’histoire d’un super héros comique et à l’embonpoint vaguement névrotique, se cachent des idées plus critiques.

Léger et corrosif, faussement naïf (dans l’histoire et dans le trait), Super monsieur fruit c’est l’occasion de se plonger durant une heure et demi dans une histoire quasi enfantine mais écrite pour les adultes, on en ressort vaguement heureux et revigoré.

Mangez, bougez, mais surtout lisez Super Monsieur Fruit, c’est une très bonne thérapie !
Allez pour vous donner une idée du dessin :
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2 Commentaires

    • C’est probablement l’un de ses plus accessibles. Prosopopus , l’un des plus récents est un peu à l’opposé, pas un mot, pas une bulle, une vrai histoire qui ne passe que par les images. A l’occasion je ferais une petite série d’articles sur le monsieur et son œuvre, a commencer par le bibendum celeste, le premier que j’ai lu et qui contenait déjà la folie douce du monsieur.

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