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Nabil Fawzi, le superman arabe

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Parmi les déclinaisons des héros de comics celle de Superman dans les pays arabe dans les années 1960, sous le nom de Nabil Fawzi est l’une des moins connues… Un kryptonien qui est essentiellement le même que son homologue américain, mis à part son alter ego et son logo inversé, l’adaptation reste assez fidèle.

En 1964, un éditeur libanais Illustrated Publications (IP) réussit à convaincre DC que le Moyen-Orient était un marché potentiellement viable pour la bande dessinée, voir qu’elle était devenue populaire (et rentable) comme aux États-Unis. Mais au lieu de créer un héros façon Superman pour le public arabe, PI  décida de traduire les aventures déjà nombreuses de  l’homme d’acier… On trouvait alors déjà de nombreuses éditions de Superman (techniquement prononcé « Suberman ») notamment sur le marché égyptien du livre, et c’est aujourd’hui ce fut « logique » pour  270.000 enfants arabes de le lire en arabe sous cette nouvelle « identité ».
Alors que jusqu’en 1964 on trouvait surtout de la littérature en anglais ou en français le choix d’IP de traduire les bd en arabe trouva un écho très important. Et Superman ouvrit la voie.
Nabil Fawzi, journaliste à « Al-Kawkab Al Yawmi fur rejoint un peu plus tard par un homme appelé « Sobhi» et un jeune garçon appelé « Zakkour», qui, la nuit est devenaient Batman et Robin. The Lone Ranger, (connu dans ces parties que la « Masked Rider, »), ,mais aussi «Tarzan», et, plus récemment, «Le Flash» connurent eux aussi une adaptation.

Ce fut avant tout en convaincant que travailler avec un éditeur sérieux limiterait le piratage de leurs licences qu’IP sût convaincre DC. Afin de convaincre d’un autre côté les parents de ses jeunes lecteurs qui craignaient que les valeurs des ces héros costumés ou masqués ne soient pas convenables, l’éditeur ajouta 8 pages de jeux. La concurrence (notamment celle d’un disney Mouse) ne pu atteindre les succès des Superman, Batman ou Tarzan… Ce furent enfin les nationalistes qui considéraient que la richesse de la tradition aurait dû suffire plutôt que de traduire des comics… mais le coût d’une création originale était trop important pour qu’un marché se créé.

Le sens de la lecture arabe (de droite à gauche) obligea aussi l’éditeur à inverser les plaques d’impression d’où le S inversé du sigle de Superman.
Aujourd’hui ce sont 2.600.000 exemplaires par an qui sont distribués dans 17 pays.

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