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Les inédits d’Alan Moore, replongez dans 2000 AD !

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Les éditions Soleil on eut la bonne idée (il faut aussi dire que la reconnaissance croissante du travail d’Alan Moore y est pour quelque chose) de publier une sélection d’histoires d’Alan Moore pour l’excellent 2000 AD, qui fut l’un meilleurs mags de BD des années 80, l’équivalent de celui ci étant un métal hurlant en France. Pour ceux qui ne connaissent pas 2000 AD,

c’est en 1977,  que Pat Mills s’associe avec Kelvin Gosnell de IPC Magazines et John Wagner pour créer cet hebdo qui verra entre autres naitre Judge Dredd de Mike McMahon ou encore Sláine de Pat Mills. Les scénaristes de 2000 AD comptent parmi les plus célèbres : Pat Mills, John Wagner, Chris Cunningham, Warren Ellis, Garth Ennis, Michael Fleisher,  Neil Gaiman, Alan Grant, Mark Millar, Peter Milligan, Grant Morrison, Kevin O’Neill, et j’en oublie.

Formidable vivier de talents, 2000 AD portera haut les couleurs de la bande dessinée de SF, et Alan Moore y publiera des scénarios souvent courts, mais toujours empreints d’une humour parfois sombre et caustique qui sont devenus sa marque de fabrique. Il faut dire que la précédente décennie avait surtout été celle du comics super héroïque « plus dur », plus sérieux… Alan Moore fit un bon en arrière, ressuscitant les héros de l’âge d’or pour mieux les dynamiter. C’est donc souvent parodique, empreint des thématiques classiques de la bd de SF, extra terrestres, paradoxes temporels… On sent aussi l’influence plus littéraire de la « nouvelle » à l’anglo saxonne, ces histoires courtes avec une chute qui donne la morale de l’histoire. Si elles sont « datées » ces histoires n’en ont pas moins un charme toujours aussi présent… et l’humour n’a pas beaucoup perdu de sa férocité. 

Certes aujourd’hui le comics est devenu plus adulte, le discours de 2000 AD était orienté vers des ados, mais retrouver le charme de l’époque est un plaisir en soit et ce recueil qui regroupe de nombreuses histoires courtes n’a pas besoin d’être lu d’un trait. C’est un plaisir coupable, une régression jouissive de retrouver Alan Moore et le dessin des illustrateurs de 2000 AD qui peut se consommer à petites doses.

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