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La semaine du comics indé us /4: Les horribles obessions de Robert Crumb

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Il n’aurait pas été possible de parler de Comics indépendant sans parler de Robert Crumb !
Né à Philadelphie en Pennsylvanie, Robert Crumb plonge très tôt dans la bande dessinée, poussé par son grand frère Charles surtout pour s’échapper en compagnie de ses frères d’un environnement familial violent (le père) et dépressif (la mère).
Le destin des frères Crumb est plutôt violent, et seul Robert  intello frustré, a pu s’en sortir.1967 il prend pour la première fois de l’acide avec sa femme et déménage à San Francisco où Crumb commence à se faire un nom dans les milieux underground avec une multitude de BD autopubliées : Zap Comix, Big Ass Comics, Snatch, Mr Natural…  Délires dessinés sous acide, pleins de sexe, de violence et de critique sociale à double tranchant (à la fois anti-« square » et anti-hippie) deviennent sur un malentendu un emblème de la contre-culture hippie.  Crumb, anti hippie et anti rock réalisera pourtant la pochette de Cheap Thrills pour Big Brother and The Holding Company, groupe de Janis Joplin, alors qu’il n’écoute que des 78 tours de blues ou de jazz dont il s’est constitué une collection de classe mondiale au fil des ans.

Avec les années 1970 les BD de Crumb deviennent de plus en plus noires, expérimentales et paranoïaques conséquences de sa consomation de drogues montrent leur côté sombre, L’un de ses plus célèbres personnages, héros d’un film culte Fritz The Cat sera tué dans l’une de ses bd à la fois pour se venger de sa femme (qui aurait cédés les droits du personnage sans lui en parler après leur divorce, et parce qu’il plait justement à cette génération hippie qu’il déteste.. Les titres se multiplient : XYZ, Black & White, Artistic Comics…

Les années 80 voient un renouveau de son oeuvre notamment au travers du magazine Weirdo qu’il a fondé comme une contrepartie « bas du front » au très respectable Raw d’Art Spiegelman et Françoise Mouly. Crumb quittera d’ailleurs les Etats Unis dans les années 90 pour le sud de la France, car la mentalité du pays ne lui convient plus… et a récement adapté la génèse en BD, bien loin des délires qui l’ont fait connaitre.

Les horribles obsessions  est une compilation de travaux des années 70 où il laissait libre cours à ses délires et fantasmes, ce n’est pas son oeuvre la plus connue, ni la plus intéressante, mais c’est une bonne façon de commencer à découvrir cet auteur, pour le plaisir simple et immédiat de ces courtes et délirantes histoires !

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