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Kick Ass porte bien son nom

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Aussi bien d’ailleurs en comics qu’en film, car c’est des deux (je viens juste de voir le film) dont je vais vous parler.
Pour les amateurs de comics, on n’est guère étonné de retrouver aux manettes de cette histoire un Mark Millar qui nous avait déjà mis une méchante beigne avec Wanted (là par contre il faut le dire, le film est quand même un peu une bouse surtout par rapport au scénario de la bd qui est parmi ce que l’on fait de plus rentre dedans et jouissif). L’histoire pour ceux qui ne le connaissent pas c’est celle d’un ado tout ce qu’il y a de plus banal, limite invisible, fan de comics, qui se prend un jour pour un super héros… dans la vrai vie. Et ça fait mal. Pour ne pas spoiler je n’en raconterais pas plus mais que vous lisiez la bd ou que vous voyez le film (ou les deux) sachez au moins deux choses  :

Vous allez passez un très bon moment dans les deux cas, car le film comme le comics sont excellents. Et c’est suffisamment rare pour un film tiré d’un comics pour le signaler, j’ai pris un réél plaisir à voir ce film, jouissif et sans temps mort, comme je n’en avais pas pris depuis un moment sur ce genre de traduction d’un bd au cinéma. L’un comme l’autre ont une histoire forte, différente dans son développement entre le filmé et le dessiné, mais les deux peuvent se voir comme une version alternative d’une même origine.

Dans les deux cas, l’histoire va vous surprendre, et vous allez (fort probablement) aimer ça. Parce qu’on n’a pas souvent ce genre d’histoires, sans concession (la bd) et trippant (cinéma) même s’il faut l’avouer le film se plie un minimum plus à ce que le public américain attend ou en tout cas est capable d’ingérer selon Hollywood (selon moi ils se trompent mais bon, ça les sécurise de prendre leurs spectateurs pour des cons…)

Réaliste et pas tendre, même si on reste dans du bon délire de scénariste de comics, ces œuvres ont le grand mérite de renouveler un peu plus encore  le genre, car ces derniers temps entre Millar, Warren Ellis ou Garth Ennis, on a droit à une version revisitée du super héroïsme, façon karcher dans les parties.

Il  est devenu suffisamment rare ces dernières années d’avoir d’aussi bonnes surprises tant en livre qu’en film, il serait donc idiot de ne pas en profiter. Ce ne sera pas le film qui bouleversera votre vision du monde ou le livre que vous écornerez des années durant mais dans les deux cas on retrouve la même réflexion sur notre façon de réagir à la violence, la fascination qu’elle exerce et les conséquences lorsqu’on oublie ce qu’elle est… même si elle est enrobée dans un bon gros délire visuel. Car le fond des deux, malgré le côté « fun » c’est la relation à la violence, en cela la BD est sans concession, et ça lui donne une force supplémentaire.

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