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Les community gardens, une histoire de jardins à New York

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Le « jardinage communautaire » a une longue histoire à New York … Commençant dès la dépression économique des années 1890 et 1930, où beaucoup de citoyens ont été autorisés à cultiver des aliments sur des terres appartenant à la ville afin de subvenir aux besoins de leurs familles. Cette pratique ne fut pas limitée à New York, mais se répandit dans nombre de municipalités à travers les États-Unis. Au cours de la Seconde Guerre mondiale,ce furent les « jardins de la Victoire » qui représentèrent 44%  de l’approvisionnement alimentaire du pays tout entier. Mais cette pratique disparut jusque dans les années 60-70 où cette pratique prit une autre forme, puisqu’il s’agissait de « reprendre possession de terrains vacants ou d’immeubles abandonnés, dans le cadre d’un activisme politique. Le mouvement écologiste notamment au travers du « Jour de la Terre 1970 », lança l’idée de lutter contre la déteriorations des quartiers, abandonnés par les autoritées, devenus des terrains vagues…

Les activistes de quartier ont fait ce que la Ville ne pouvait pas faire, lutter contre une criminalité qui s’installait via des jardins communautaires et leurs efforts ontt revitalisé ces quartiers tout en transformant le paysage urbain. Ce mouvement fut notamment mené par deux femmes :
Liz Christy, fondatrice de la « guérilla verte » (1973), qui a « bombardé » les lots vacants du Lower East Side avec des « grenades semences »faites  maison et créé le jardin Bowery-Houston, la plus ancienne communauté et à développer l’Open Space Ecologisation program(1975) du Conseil de l’environnement de New York.

Hattie Carthan, dont les efforts à partir de 1969 pour préserver trois lieux voués à la démolition à Bedford-Stuyvesant, aussi sauvé un arbre qui n’avait rien à faire de plus en plus à New York, un Magnolia grandiflora. Engagé à la plantation et la protection des arbres dans les rues de son quartier, elle a ensuite établi le Magnolia Tree Earth.

Cette Green Guerilla dans sa version la plus activiste a essaimé dans plusieurs mégapoles américaines et s’est développeée en Europe : récupération de friches urbaines par les habitants d’un quartier et la création collective, sur ces espaces à l’abandon, de jardins communautaires. Ouverts au voisinage, occupés et gérés collectivement, ces jardins sont le plus souvent placés sous la responsabilité principale d’une personne, plus investie et plus disponible que les autres.

Aujourd’hui, New York est le foyer de plus de 700 jardins communautaires, et comme le présente ce court métrage, on développe aussi désormais des potagers… Une vitalité de cette pratique qui se réveille souvent en période de crise économique.

Cette pratique n’est pas limitée à l’Amérique, Angletterre ou Australie ont le même genre de « jardins urbains », sans parler de la pratique française du « jardin ouvrier ».

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