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L’éclairage urbain à la fin du XIXe siècle : les moonlight towers

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Alors que l’énergie électrique n’en était qu’à ses débuts, un débat sur l’éclairage urbain proposa la construction de tours géantes censées éclairer la ville de façon « permanente »… « comme la lune » (d’où leur nom de tours moonlight – lumière lunaire). Si aujourd’hui la réfléxion s’oriente plus sur comment éviter de polluer trop la nuit avec trop de lumière et comment économiser de l’énergie, à l’époque la question se posait en terme de réflexion sur la refonte de l’infrastructure des villes auparavant basée sur un éclairage au gaz. Multiplier les petites sources lumineuses des lampadaires ne semblait pas avoir de sens, alors que concentrer celles ci dans une structure limitait le câblage, simplifiait la gestion…

Dès lors certaines villes se sont tournées vers les « Tours Moonlight », des tours massives avec des lampes en arc au sommet. Les lampes à arc ont été les précurseurs de l’utilisation répandue de l’ampoule électrique moderne. Dans l’ampoule à incandescence moderne, l’électricité traverse un filament minuscule, qui brille mais ne parvient pas à brûler parce que l’intérieur de l’ampoule manque de l’oxygène nécessaire à la combustion. Les lampes à arc n’avaient pas de filament. Elles furent inventées dans les années 1850 par Sir Humphry Davy, qui fit la connexion deux morceaux de charbon de bois reliés à une batterie et les fit approcher de concert pour en faire un circuit. Juste avant les bouts de charbon de bois ne se touchent, la lumière fit un bond entre eux. Il fallu plusieurs décennies d’expérimentation avec des morceaux de carbone afin de produire un modèle utilisable.

Dans les années 1890 ces lampes à arc ont été finalement une solution pratique. Mais elles devaient être loin de la tête des gens – d’où des tours et au sommet de structures sur les plus grandes places de la ville. La lumièr générée par plusieurs blocs à la fois, fut même nommée « soleil artificiel ».

L’alimentation individuelle des maisons mit fin à ces besoins d’éclairages monumentaux, et aujourd’hui une seule ville dans le monde possède encore une tour aujourd’hui : Austin, Texas, qui avec 17 tour (sur les 31 à l’origine) connait une histoire particulière…A la fin des années 1800, la ville était terrorisée après une série de meurtres par un tueur surnommé L’Annihilateur et les responsables de l’éclairage ont pensé que cette lumière aiderait à rassurer les gens…

plus d’infos (en anglais) : http://www.lowtechmagazine.com/2009/01/moonlight-towers-light-pollution-in-the-1800s.html

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