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Broadacre, la ville utopique de Frank Lloyd Wright

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Avouons le, on connait plus Frank Lloyd Wright comme le célèbre architecte de villas ultra modernes dans leur esprit pour leur époque que pour sa vision de la cité du futur. Il est considéré aux Etats-Unis comme une gloire nationale, il est aussi l’un des architectes les plus connus du XXe siècle de par la modernité de sa vision : allier à des fins esthétiques les nou­velles des possibilités ouvertes par le progrès des tech­niques. L’importance des murs et des surfaces planes, le rôle des matériaux bruts naturels, le refus de toute typologie au profit d’une grande diversité et l’enrichissement dans le paysage, tels sont les éléments principaux qui caractérisent l’œuvre très diversifiée de cet architecte américain.

L’utopie de Broadacre sera développée par Wright dans trois livres succes­sifs et illustré on 1934 par une maquette géante. Conceptuellement Broadacre est la cité naturelle de la liberté dans l’espace, autour de routes géantes, qui sont elles-mêmes de la grande architecture, qui passent devant des stations services publiques qui comprennent tous les services nécessaires pour les voyageurs, elle est structurée autour d’unités fonctionnelles diverses et dispersées.

Cette ville est conçue comme « campagnarde » structurée autour de hameaux agricoles avec centres régionaux nécessitant une population habituée à la vie rurale.La cité se construit autour d’un ensemble de demeures individuelles construites sur un terrain privé d’un acre. Une stricte application de la décentralisation qui en ce sens « nie » la ville classique. La décentralisation atteint le point où la distinction entre rural et urbain n’existe plus. Le travail de l’homme ne peut donc plus se lire que comme un élément naturel du paysage. Cette ville qui n’en serait plus vraiment une est elle passeiste ou furieusement moderne eu égard aux concepts actuels de développement durable?

Un peu des deux. Elle est certes proche de la vision prospective selon laquelle « cultiver » en ville permettrait à la fois de limiter la quantité de déplacements de marchandises pour nourrir des populations urbaines mais le concept de chacun travail son lopin de terre n’est pas réaliste. Il s’inscrit dans la vision que Wright avait de la ville moderne, très négative, puisque selon lui celle ci a un effet corrupteur sur l’homme (avidité, violence).

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