Accueil Animation La semaine des génies de l’animation japonnaise : 4) Hayao Myazaki

La semaine des génies de l’animation japonnaise : 4) Hayao Myazaki

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Né le 5 janvier 1941 à Tōkyō, sa petite enfance est marquée par un Japon dévasté par la Seconde Guerre mondiale, une épreuve qui va marquer toute son œuvre, tandis que le métier de son père,directeur d’une entreprise aéronautique, se traduira par sa passion pour le vol, présent dans quasiment tout ses films.

Sa mère enfin, gravement malade (à cet égard le film Mon voisin Totoro est autobiographique) nourrira sa vision de la femme.
A 15 ans Myazaki découvre le premier film d’animation japonais en couleurs, Le Serpent blanc (Hakuja den), de l’animateur Yabushita Taiji du studio Toei, inspiré d’un conte populaire chinois. C’est une révélation ; mais sa carrière ne commencera qu’en 1963 comme intervalliste au studio Toei après des étude d’économie. Il se fait connaître d’abord avec son travail sur Garibā no Uchū Ryokō (1965) ; ayant trouvé la fin du film non satisfaisante, il en propose une autre, qui est acceptée et incorporée au film. Après un entraînement de trois mois, il est affecté au film Les Fidèles Serviteurs canins (Wan wan chushingura) puis à la première série télévisée du studio, Ken, l’enfant-loup, concurrente de Astro, le petit robot d’Osamu Tezuka.

C’est en 1964 alors que des troubles syndicaux éclatent au sein du studio que commencera sa « carrière politique » en prenant la tête des manifestants et devenant secrétaire en chef du syndicat des travailleurs. Isao Takahata est alors le vice-président du syndicat. C’est à cette époque qu’il rencontre Akemi Ōta, également animatrice au studio, qui deviendra sa femme en octobre 1965. Cette année marque le début
De sa collaboration avec Takahata avec un premier projet commun, Hustle Punch. Lorsque Takahata commence à travailler sur le film Horus, prince du Soleil, Miyazaki, qui avait alors 22 ans, est volontaire pour rejoindre le projet qu’il considère comme sa dernière chance de travailler sur un long métrage et d’arrêter les séries télévisées. Takahata, Miyazaki et Yasuo Otsuka se font la promesse de terminer ce projet, coûte que coûte. Le film, réussite artistique mais échec commercial, ne sortira finalement que le 21 juillet 1968.

Suivront d’autres films, qui s’ils sont connus des hardcore fan du maître ne sont pas à la hauteur de ce que produira quelques années plus tard le Studio Ghibli. Après quelques réalisations pour la série Lupin III c’est Panda Ko Panda en 1973 qui marque le retour du trio au longs métrages. De studio en studio, Myazaki participe à des séries (Marco, Conan fils du futur), mais c’est à nouveau Lupin III, en l’occurrence le film Lupin : Le château de Cagliosrto  qui va marquer un tournant dans la carrière du maître (1979). Suite à ce film, Myazaki commencera a travailler sur Nausicaa, mais ne parvenant pas à trouver de producteur publiera l’œuvre en manga, gros succès à la clé… pourtant il continue à travailler sur des séries (notamment Sherlock Holmes, en collaboration avec la RAI)

Il faudra attendre 1983 pour que Nausicaa devienne un projet de long métrage, mais le perfectionnisme de Myazaki ralentit la production. Le jeune Hideaki Anno est recruté suite à une annonce pour trouver plus d’animateurs et Miayazaki impressionné par son travail l’embauche immédiatement… Hideaki Anno réalisera un peu plus tard une série… du nom de Neon Genesis Evangelion…

Le film sort enfin en 1984 et le succès est immense.

Ce succès permet de fonder dés l’année suivante, le studio Ghibli. A la différence de nombreux autres studios qui produisaient séries et OAV, Ghibli se concentrera sur des longs métrages et dés 1986 c’est Laputa le château dans le ciel qui sort, gros succès à nouveau. Ce sera pourtant en 1988 avec Mon voisin Totoro que le nom du studio et de Myazaki deviendront au Japon quelque chose d’unique, un succès tel que tous les japonais connaissent le personnage, que la chanson du film devient l’une des comptines les plus chantées dans les écoles.
L’année suivante, Kiki la petite sorcière surfe sur le succès de Totoro, et est classé premier au box office japonais pour 1989 !

En 1992, Porco Rosso se démarque des œuvres précédentes. Plus adulte, augurant une nouvelle forme de films dans l’œuvre de Myazaki qui alternera film plus adulte et films pour enfants. Si au Japon Myazaki est un demi dieu, c’est le contrat entre Disney et Ghibli pour la distribution des films qui donnera une aura internationale à son œuvre. Les négociations furent ardues pour Disney, Myazaki imposant l’interdiction de retoucher ses films (coupures, changements des dialogues…). Après Pompoko, sort un nouveau film adulte… Princesse Mononoké… Le film est considéré comme un chef-d’œuvre de l’animation et propulse la renommée de Miyazaki encore plus haut, le film dépassant le succès d’ET au box office mondial.

Miyazaki quitte formellement Ghibli le 14 janvier 1998 pour s’occuper d’une nouvelle structure : Butaya (La maison du cochon), près du studio Ghibli en vue de sa proche retraite, pourtant, lors d’ une période de vacances où  il connaît les filles d’un ami ; l’une d’elles devient l’inspire pour réaliser Le Voyage de Chihiro. Avec 23 millions d’entrées(plus gros succès cinéma de tous les temps sur l’île) l’Ours d’Or à Berlin, une première pour un film d’animation, et l’Oscar du meilleur film d’animation en 2002), ce films deviendra l’œuvre la plus connue de Myazaki.

En 2003 sort Le Royaume des chats, , et fin 2004, Le Château ambulant sont de grands succès mais n’ont pas la portée de ses œuvres précédentes… C’esten 2008 avec Ponyo sur la falaise, près de la mer, qui raconte les aventures d’un petit garçon de cinq ans et d’une princesse poisson rouge qui voudrait devenir humaine que le maître retrouve les sommets .

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