Accueil Animation La semaine des génies de l’animation japonaise : 2) Katsushiro Otomo

La semaine des génies de l’animation japonaise : 2) Katsushiro Otomo

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L’une des premières et grandes baffes (et pour ceux qui s’intéressaient un peu au manga, celui ci était déjà impressionnant) que l’animation japonaise nous assènerait après les années « Dorothée » et les animations 80’s, ouvrant un chapitre véritablement passionnant pour tous les jeunes occidentaux qui allaient (re)découvrir la richesse de cette animation.
J’ai nommé Akira…(bon ok, la musique était un gros plus à une œuvre déjà excellente)

Katsuhiro Ōtomo est très tôt attiré par la bande dessinée et du cinéma et décide de quitter sa province pour gagner la capitale en 1973 : à dix-neuf ans Ōtomo enchaîne déjà de nombreux travaux pour les éditions Kōdansha, la chaîne de télévision NHK ou encore pour le magazine  Action Comics où il publie sa première bande dessinée : une adaptation de Mateo Falcone de Prosper Mérimée, renommée Jūsei (A Gun Report).

Plusieurs publications connaissent du succès ais ce n’est qu’au début des années 80 qu’Ōtomo perce réellement avec Dōmu (Rêves d’enfant), en 1983, thriller tokyoïte qui marque les esprits par sa mise en page très cinématographique. L’œuvre est d’ailleurs couronnée par le Grand Prix japonais de la science-fiction. En 1991, Dōmu, traduit par Les Humanoïdes Associés, est parmi les premiers mangas publiés en France.

Akira commence à être publiée dans Young Magazine en décembre 1982. Brassant avec talent des thèmes classiques de la science-fiction, comme la manipulation psychique, la contre-utopie, dans un univers post-apocalyptique et renouvelle le manga en le débarassant de son héritage Tezukien. Rapidement Ōtomo, devient au Japon un « nouveau Dieu » acclamaé par le public et la critique. Pour soutenir le rythme de parution exigé par ses employeurs, Ōtomo décide de fonder son studio, MASH Room marquant le début de son travail dans le cinéma. Il faut attendre 1988, pour que le réalisateur nippon se lance dans l’adaptation cinématographique d’Akira, s’entourant de nombreux professionnels reconnus. Le succès est immédiat et planétaire, ajoutant encore au statut d’Otomo.

S’il faut attendre 2002 pour revoir Otomo  (en l’occurrence scénariste de Metropolis) c’est qu’il a participé a de nombreux projets (Spriggan, perfect blue) dont Memories et permis l’ascension d’un autre grand, Satoshi Kon. En 2004 on le retrouve enfin au cinéma avec le steampunk Steamboy qui s’il reste un très bon film n’a pas la puissance lyrique et visionnaire d’Akira.

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