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Charley Bowers, le bricoleur de l’animation

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Parmi les inventeurs de l’animation moderne, celui dont la vie fut la plus abracadabrante c’est Charley Bowers qui su mélanger  burlesque et de l’animation, nous livrant les films parmi les plus orginaux. Fils d’une comtesse française et d’un médecin irlandais, Charley Bowers fait, à l’âge de 5 ans une rencontre décisive avec un artiste de cirque qui l’initie à l’art du funambule. A peine un an plus tard il est kidnappé par le directeur d’un cirque, convaincu à raison de son habileté. Retrouvé par un de ses oncles deux ans plus tard, il retourne au sein de sa famille alors que son père vient de mourir. C’est don a à peine  9 ans qu’il se retrouve à subvenir aux besoins de sa famille… Comme débuts romanesques on a rarement vu mieux dans le monde de l’animation

Il va donc multiplier les petits boulots : garçon d’ascenseur, commis de magasin, jardinier, placeur dans un théâtre, convoyeur de fourgons de marchandise, il dira même avoir été jockey, cow-boy et dresseur de chevaux tout en continuant ses numéros de funambule. Après avoir frôlé la mort lors de l’ascension de deux immeubles à Chicago, il décide de quitter cette carrière et commence alors une nouvelle vie au théâtre. Comédien  puis régisseur, costumier et décorateur… Mais c’est lors d’un banquet donné en son honneur qu’il se met à caricaturer les personnalités présentes avec un succès tel que le journal Jersey City décide de les publier et d’engager Charley Bowers comme caricaturiste huit ans durant avant de passer au Chicago Star, puis au Chicago Tribune et au Newark Evening News.

C’est en 1912, année que le deuxième grand tournant de sa vie se produit avec la découverte de sa vocation pour l’animation. En 1915, Charley Bowers s’associe avec le canadien Raoul Barré, pour lancer The Animated Grouch Chaser, société qui produira les dessins animés Mutt and Jeff dont Bud Fischer crée les personnages. C’est dans cette aventure que le mauvais côté de ce génie apparait, lors de ses différents avec Raoul Barré concernant le degré de paternité des dessins animés produits, car il s’approprie celle d’une partie du travail de ce dernier  qui fait alors une dépression nerveuse,  Bud Fischer rachète la société Barré-Bowers, déjà propriétaire des héros de la BD mais l’apport de Charley Bowers est incontournable et après avoir renvoyé celui ci, il recommence à travailler avec lui en 1920.

De 1926 à 1927, Charley Bowers collabore avec H.L. Muller et Ted Sears sur une dizaine de courts métrages comiques qu’il dirige, écrit et interprète dont  le célèbre Pour épater les poules. C’est surtout l’occasion pour Bowers d’expérimenter, d’affiner sa technique et en 1928, Charley Bowers fonde la Bowers Comedies dont il est aussi le producteur, le scénariste, l’interprète et l’animateur des séries Goofy birds, You’ll be sorry, Say Ah-h !, Whoozif, There it is, et Hop Off avec H.L Muller à la réalisation. Au début des années 30, Charley Bowers réalise « It’s a bird », son premier long métrage.. Au milieu des années 30, Charley Bowers travaille pour la publicité, illustre et écrit des livres d’enfants et produit un système de projecteur qui fonctionne sans pellicule : le Bowers’s Movie Books. Pourtant, en 1941 il tombe gravement malade et ne pourra plus tourner, il décèdera en 1946

Comme Buster Keaton ou Charles Chaplin Bowers crée avec « Bricolo » un double récurrent qui lui permet d’exprimer son attirance pour les effets spéciaux et les inventions extravagantes Maître dans la fabrication de machines extraordinaires, qui, grâce à des jeux complexes de pistons, roues, poulies, etc., produisent des choses invraisemblables, elles marquent la personnalité des œuvres encore une fois trop peu connues de génie de l’animation

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