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Monthly Archives: novembre 2011

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Le nom de Nicolas Bourbaki ne vous dit rien, pourtant il a passé une grande partie du XXe siècle a publier des articles rigoureux et révolutionnaires sur les mathématiques. Pourquoi donc n’avez-vous jamais entendu parler de lui? Parce qu’il n’a jamais existé. Son nom est celui d’une « société secrète » de mathématiciens français avec quelques règles assez particulières…

En 1935, un groupe d’étudiants en mathématiques issus de l’École Normale Supérieure de Paris décide deux choses : remettre en cause les pratiques et méthodes d’enseignement imposées par leurs enseignants et mentors. Le second était que la circulation des idées ne doivent pas être entravée par des choses telles que l’intégralité de la théorie ou la présentation raffinée avec soin. Ils voulaient une révolution!

Le nom du groupe est issu d’une anecdote bien dans l’esprit du groupe. A l’ENS, une notification avait été envoyée à tous les étudiants de première année en sciences: un conférencier devait donne une conférence dont la fréquentation était fortement recommandé. Les jeunes étudiants se sont donc rassemblés pour entendre, (à leur insu) un élève plus âgé, Raoul Husson qui s’était déguisé avec une fausse barbe et un accent méconnaissable.  Il a donné ce qui est fut l’une des plus incompréhensibles et absurdes conférences,, avec de jeunes étudiants tentent désespérément de le suivre. Tous ses résultats étaient faux et il a fini avec un théorème extravagant du nom de  Bourbaki. Raoul Husson s’était inspire pour nommer celui ci du  nom d’un général de la guerre franco-prussienne.

Le comité était tellement amusé par l’histoire qu’ils ont unanimement choisi comme nom pour leur groupe : Bourbaki.
Enfin, leur « révolution mathématique » devait être strictement motivée, acceptée point par point, et qui devait avoir l’assentiment raisonné de chaque membre du groupe révolutionnaire avant toute action publique.

L’Association des Collaborateurs de Nicolas Bourbaki a commencé à se réunir pour tenter de publier un livre rigoureux sur la théorie des ensembles… Il a fallu un certain temps. Ils se sont rencontrés quelques fois chaque année, et à chaque réunion un sujet mathématique était évoqué. Quiconque trouvait la première faille dans la théorie devait la présenter à la réunion suivante. Là, il serait lu et critiqué, ligne par ligne.N’importe qui pourrait interrompre par une question, un commentaire… . Un membre a décrit le processus avec concision : « Vous êtes démembré et vissé. » Une fois que l’argument a été décortiqué, la prochaine personne qui l’a « démonté le re-écrit. Il est ensuite présenté modifié à la prochaine réunion, et ainsi de suite. Une des règles principales de la Bourbaki était l’unanimité. À moins que tous conviennent que c’était la réponse, celle ci ne menait nulle part. Le temps moyen pour chaque publication était de huit à douze ans.

Vingt années durant, ils ont écris des textes incroyables, publiant toujours sous le nom de Nicolas Bourbaki. Plutôt que de commencer avec les bizarreries des mathématiques, ils se sont concentrés sur les arguments les plus généraux, en essayant d’être complet. Ils ont également pensé que, pour chaque question, il y avait une façon d’y répondre et que c’était la plus évidente, la solution la plus concise et plus générale, et ne s’arrêtaient pas à chercher tant qu’ils ne l’avaient pas trouvée.

Une autre règle du « Bourbaki » était que chaque membre du groupe devait être « impliqué » dans chaque sujet. Lorsque le groupe devait nécessairement passer à des sujets plus spécialisés, après avoir revu les sujets plus généraux, cette règle est devenue plus difficile à appliquer. Une action en justice contre leur société d’édition sur une question de droits spécifiques concernant les livres précédents achevé le groupe, et le dernier volume a été publié en 1983.

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David Emmite a commencée sa carrière de photographe  après un bref passage en usine à Paris, Texas… qui l’a décidé a déménager à Atlanta pour étudier la photo et devenir assistant à New York avant de s’installer à Portland, Oregon où il a installé son studio en 1996.

Si sa série Nobotty met en scène des robots hobos, une drôle de mise en abîme de la modernité en temps de crise, Field trip est plus prend un délire sur les défis d’être une créature des bois. Son canard colvert a besoin d’un peu d’aide pour voler et un jaseur de Bohème besoin d’être entendu,  il a donc bricolés des gadgets pour les aider.Cette série a été inspirée par sa fascination pour les dioramas de l’ère victorienne où la taxidermie semblait se fondre en quelque sorte dans un projet de sciences naturelles. Chaque image est créée entièrement à huis clos, tous les accessoires et les décors réalisés dans son studio dans le Sud de Portland. Les animaux ont été achetés sur Ebay.

Un univers original et décalé à découvrir ci-dessous ou sur son site

et sa série ; field guide

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Et c’est déjà la deuxième édition…
Cette année le concours Zombie Safe House Competition a connu un grand succès. L’idée générale de cet étrange concours est de proposer d’imaginer les habitats permettant aux survivants de se protéger des hordes de zombie qui ont envahies les rues… et de survivre que ce soient en nomade ou pour s’établir sur un plus long terme.

En fin de compte qui va sauver l’humanité de l’apocalypse zombie?
C’est notre conviction que les artistes, concepteurs et architectes sont ceux qui peuvent nous fournir des lieux suffisamment protégés après l’effondrement de la civilisations. Ne soyez pas pris au dépourvu, inscrivez-vous aujourd’hui pour le concours 2011 Zombie Safe House, vous pouvez être notre dernier espoir.

Le message des organisateurs est clair, il faut se préparer, les zombie c’est pour demain. Vous pouvez consulter toutes les idées proposées sur leur site :
http://zombiesafehouse.wordpress.com/

Le gagnant de cette année est cet ingénieuses tente de survie qui se porte en sac à dos,

Mais deux autres projets ont été aussi récompensés pour leur qualités visionnaires :

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Et je ne plaisante pas… le clip « Polarity Song » de Seventeen Evergreen est l’une des ces choses étrange que le mélange du tricot de grand maman, et l’acide ou le lsd peuvent produire lorsqu’ils sont mélangés. C’est la vidéo revée pour les cinglés du crochet et les fanatiques du point de croix… personnellement j’ai trouvé ça à la fois génial et euh… quand même bien flippé..

Seventeen Evergreen – Polarity Song from Lucky Number Music on Vimeo.

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le graphic designer français Greg Guillemin nous offre une très belle série de posters de super héros façon art déco : son projet « Art Deco Superheroes » met en valeur les plus célèbres d’entre eux (enfin, il en manque quelques uns) dans un esprit graphique plein de charme rétro. A découvrir ci-dessous ou sur son site

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Né en 1938 à New York, Melvin Sokolsky fut une figure importante sinon incontournable dans le renouveau de la photographie de mode depuis les années 1960. Il n’avait que 21 ans lorsqu’il a commencé à travailler pour Harper Bazaar pour qui il réalisa sa série  » Bubble « , montrant des mannequins flottants dans les bulles géantes en plastique transparent suspendu dans les airs au-dessus de la Seine à Paris. Suite à celle ci il réalise une deuxième série tout aussi « aérienne » : Fly.

Parallèlement à sa collaboration régulière avec Bazaar, il a également travaillé pour des publications telles que Vogue et le New York Times.Ce qui est particulièrement impressionnant c’est la
modernité photographique, on est presque surpris d’apprendre que ce sont des photographies des années 60, et souvent ce sont bien plutôt les robes des mannequins qui nous le rappellent. En effet, c’est grace a un minutieux travail de retouche des négatifs que Sokolsky produit des images magiques, iréelles, oniriques qui appartiennent à hier, aujourd’hui et demain.


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l’illustrateur Borsukart nous propose une Une série de posters sur l’univers de Star Wars et notamment des planètes comme Tatooine ou Coruscant… un rendu un peu sale, un peu vieillit qui donne une vraie personnalité à sa relecture de la saga…

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A vrai dire je pensais… avoir vu ce qu’il y avait de plus barré, de plus nonsense, dans la production animée japonaise… et je suis tombé sur Usavitch.
Et là, j’ai compris mon erreur…

Cette série japonaise aux épisodes très courts, raconte les aventures de deux lapins, Putin et Kirenenko, enfermés dans une prison russe…(d’où le nom de la série: usagi veut dire « lapin » en japonais et « -vich » est un suffixe à consonance russe*) enfin, une prison… les portes sont des personnages, d’étranges « poussins » font partie du décor., il y a même un crapaud plutôt énigmatique… Usavitch repousse les limites du délire complet et de l’absurde… ça dure environ 90 secondes mais c’est du bonheur complet, comme du monthy python sous acide, croisé avec une ménagerie de ferme, le tout dans l’univers de Oz… .

Cette série qui a commencé à être diffusée en 2006 sur la MTV japonaise, compte actuellement trois saisons, est diffusée en France, toujours sur MTV. Son succès est tel que des peluches des deux « héros » sont même en vente ou a gagner dans les salles de jeu au Japon. Cette série est une pépite, à découvrir d’urgence…
Voici donc l’intégrale de la saison 1 en une vidéo… c »est partit pour 20 minutes de délire total