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Monthly Archives: octobre 2011

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Plus de cent ans avant le tunnel sous la Manche, à l’époque où l’Angletterre était encore un empire rayonnant sous le règne de la reine Victoria…. a existé un projet de  liaison ferroviaire sous-marin imaginé par ingénieur qui voulait relier l’Ecosse et l’Irlande. Ces plans ont été oubliés … jusqu’à leur récente redécouverte. C’est l’une des découvertes les plus intéressantes du nouveau livre de cartographie des chemins de fer britanniques par les historiens Spaven Daniel et Julien Holland. Ils ont découvert des plans, datant de 1890, de l’ingénieur Luc Macassey Livingston dont le projet était de construire un tunnel ferroviaire sous la Manche du Nord, une étendue relativement étroite entre les deux îles britanniques juste au nord de la mer d’Irlande. Soit une vingtaine de miles de long pour un tunnel qui aurait relié la ville écossaise de Stranraer avec la ville de Belfast.

L’idée de construire des tunnels ferroviaires sous-marins remonte presque aussi loin que les chemins de fer eux-mêmes. Le tunnel sous la Manche entre la France et la Grande-Bretagne a d’abord existé en 1802 (pour des raisons d’invasion probablement),mais Macassey fut le premier ingénieur à sérieusement réflechir à l’idée d’un tunnel reliant l’Irlande et la Grande-Bretagne.

Selon l’un des auteurs, Daniel Spaven, il y a beaucoup encore a découvrir sur ce projet mais avant que l’idée d’un tunnel ne soit envisagée, un certain nombre de propositions furent passées en revue : une solide digue, un pont, la réponse aurait dépendu du financement gouvernemental, car à cette époque les compagnie de chemins de fer étaient privées… et les budgets nécessaires, colossaux.

Macassey voyait le tunnel comme un mélange idéal de vitesse et de confort, un voyage en train étant plus confortable selon lui qu’un voyage même court sur une mer agitée. La principale raison de l’abandon de ce projet fut finalement économique : il n’y avait tout simplement pas assez de voyageurs potentiels pour justifier les millions de livres nécessaires pour payer pour un tel projet.

Luc Livingston Macassey était en son temps un ingénieur très respecté, surtout connu pour son système d’approvisionnement en eau qui amenait l’eau vers le bas pour Belfast depuis les montagnes reculées de Mourne, cette eau propre ayant de plus considérablement réduit l’incidence des épidémies de choléra meurtrière dans la ville. Son système reste un des piliers en approvisionnement en eau de Belfast à ce jour.

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C’est peut être le dernier WTF… avant un petit moment… principalement parce que trouver ces étrangetés prend beaucoup de temps et que ces dernières semaines, trop de travail n’ont pas permis d’en découvrir beaucoup. Le WTF passera donc en format mensuel ou plus réduit, remplacé peut être par les « séléctions musicales du madblog », de quoi passer l’hiver avec de bons sons dans les oreilles…

Exceptionnel, on commence avec l’invasion des zombies marxistes mexicains…

Le mod « nyan cat missil » pour unreal… fallait y penser !

Un WTF ne serait pas un vrai WTF sans star wars… cette semaine vador vend des glaces

Toujours vador… mais avec Heidi Klum

ah les années 80, on faisait du pseudo blade runner en poursuivant des cyborgs… en slip

Pour cette derniere edition on a fait très fort : un documentaire finlandais de 1978 sur… l’ouverture des portes…

Les nonnes karatekas, c’est presque aussi trippant que des nuns with guns !

Le retour des chatons jedi… a quand les lapins siths?

Un trailer de film japonnais barré? du classique pour le WTF !

Le yoga et les zombie réconciliés dans une pub… c’est fort

Un clip vidéo musical des années 70 certes… mais qui nous vient d’union soviétique… si c’est pas de la rareté ça…

Et pour finir, ce n’est pas précisement un WTF, mais c’est l’esprit

Enfin n’oublions pas quelques visuels :

Le parapluie star wars

et cette photo d’une réunion du club de mickey 1930

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Georges Lucas est principalement connu pour être le créateur de Star Wars et… le fondateur de Lucasfilms… Chaque année pour Noel depuis 1977 d’heureux élus reçoivent les voeux de Lucasfilm… dont les cartes de voeux sont devenues… de plus en plus cul cul avec le temps… enfin vous me direz, Noël c’est pas la fête des Siths…

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Ben Templesmith fait partie de cette école australienne du comics qui nous a livré ces dernières années quelques trucs bien barrés, de Tank Girl a Pobot… mais Templesmith avec son trait distinctif et son penchant jouissif pour l’horreur est un créateur à part. Ambiances de fou, couleurs éclatantes, monstres, on n’a pas oublié son travail magnifique sur 30 jours de nuit (premiers tomes) ou bien encore sur Wormwood… On sent qu’encore une fois l’auteur s’est fait plaisir même si après les vampires et les zombie il change de registre … ou plutôt d’espèce…voire… d’espèces au pluriel.

Le personnage central est un psychopathe, Raymond Delgado qui rayon folie est chargé, la faute a une enfance pour le moins traumatisante, suivi d’un engagement dans l’armée.. avant que ses multiples psychoses ne le fassent enfermer. Une fois de trop, Delgado a décidé de mordre un bout de son compagnon de cellule, une fois de trop il a tué… Il va donc être transféré dans le terrible pénitencier d’État appelé Hoxford avec un groupe d’autres pervers aux goûts varies : nécrophile, pédopile, cannibale… Bref, on enferme ensemble tout les plus cinglés dans une ultra prison aux mains d’une étrange corporation russe, le système se débarrasse de ses plus ingérables pensionnaires en les stockant là bas… Lorsque le Docteur Jessica Ainley demande au directeur d’Hoxford la permission de voir Delgado, son patient, elle se heurte à un refus malsain. A force de vouloir se heurter à ce système elle va découvrir que cette prison est un enfer bien pire que les autres… et pour cause, les matons… ne sont pas tout à fait ce qu’il semble, surtout lorsque la lune est pleine.

Monstres contres monstres, mais pas seulement car sous la lente mis en place de l’histoire et avant que la chasse ne commence, c’est la folie de son personnage et l’univers carcéral qui font « le mal » plus peut être que les monstres, entre animalité « naturelle » et animalité « sociale ». si cette œuvre est assez courte, elle est aussi dense et si l’histoire se lit asse vite elle est riche en symboliques. La « simplicité » apparente de son histoire,dans son déroulement (pas de surenchère gore, les scènes brutales sont fortes mais ne sont pas le centre de l’histoire) permet à l’effroi d’être plus rampant, plus malsain, les scènes choc ou choquantes ne sont pas le fond de commerce d’un Templesmith qui rend Delgado aussi sombre que solaire.


Fou, c’est absolument sûr, mais pas « pervers », une humanité abimée, tordue, capable d’une forme étrange et sincère de caritas, de compassion sincère pour son médecin, la seule qui a chercher à lui apporter un peu de cette humanité, de cette gentillesse que la succession de traumatismes que fut sa vie ne lui a jamais permis de connaitre. On ne peut pas vraiment parler d’amour, pas au sens normal ou habituel du terme et pourtant dans cet univers crépusculaire, carcérale et malgré la mort et le sang, il y a comme une lumière qui émane de lui, qui émane de cette histoire si sombre.

Les dessins alternent entre ténèbres et jaillissements de couleurs, comme toujours chez Templesmith, les gueules sont fortes, et le mélange de dessin et de peinture qui fait son style marche ici a merveille, car peut être plus que dans ses premières oeuvres, le trait est plus travaillé, plus net et c’est peut être là aussi bien du point de vue graphique que du scénario son oeuvre la plus aboutie. Malgré l’horreur, malgré la folie de son personnage, on s’attache à lui… un beau tour de force.

Petit bonus, le fan film d’une vingtaine de minutes inspiré de cet album… une réussite visuelle de très grande qualité que l’on doit au français Julien Mokrani

Welcome to Hoxford, the fan film par JulienMokrani

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Si l’iconographie socialiste soviétique était connu pour son côté réaliste (le célèbre réalisme soviétique), les affiches concernant les règles de sécurité le sont tout autant mais avec un côté plus… violent et direct… une communication sur les risques pour la productivité.. pardon pour le travailleur… Des visuels définitivement sans concession !

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Après avoir débuté sa vie professionnelle comme apprenti imprimeur, Louis Crucius (ou Crusius) obtint son diplôme de pharmacien en 1882 et de médecin en 1890 à St Louis, Missouri. Alors qu’il était étudiant, il a travaillé dans une pharmacie et dessinés des croquis humoristiques qui furent placés dans la vitrine du magasin. Une collection de ces dessins fut publié en 1893 ( «Funny Bones » ). Bien qu’il aie donné la plupart de ses dessins, Crucius a vendus un certain nombre d’entre eux à l’Antikamnia («opposition à la douleur») Chemical Company fondée à St Louis en 1890. Cette firme pharmaceutique (qui n’en a que le nom) a produit des médicaments « antikamnia » contenant un dérivé du goudron de houille, l’acétanilide, un médicament anti-fièvre ayant des propriétés analgésiques peu liés au paracétamol, mais qui s’est plus tard révélé être un composé toxique sans mentionner les questions de dépendance. L’Antikamnia a été mélangé avec des substances comme la codéine et la quinine pour en améliorer les effets et soulager la douleur. Les «danse de la mort» furent utilisés pendant 5 ans sous forme de calendrierspar l’Antikamnia Chemical Company – entre 1897 et 1901. Leurs campagnes de marketing étaient assez agressives dans leurs calendriers (qui visaient la profession médicale) ainsi que des cartes postales et paquets échantillons furent distribués aux médecins aux États-Unis et à l’étranger… sans toujours être sollicités… un peu les premiers spammeurs.

Restent aujourd’hui ces illustrations à l’humour…bien noir.

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Petite découverte du matin, ce clip au croisement de l’univers manga et du film d’horreur, est une réussite de l’animateur français Jeremie Perrin. Après Truckers Delight, il se renouvelle avec ce clip en 2D où l’esthétique manga est bien respectée (chose relativement rare en dehors des pros de la japanimation)… Il est accompagné dans cette réalisation
par Laurent Sarfati (co-scénariste) et Mikael Robert (direction artistique/décor).

Personnellement j’ai été impressionné par la qualité de la réalisation mais aussi par l’imagination même du truc. S’il commence doucement comme le truc typique adolescent, ça va progressivement virer vers le monstrueux… c’est à la fois bien améné et assez flippant, c’est à découvrir ci-dessous


DYE "Fantasy" Official Video by JEREMIE PERIN par TIGERSUSHIRECORDS

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Le nom de Mike Mignola est il à lui seul la caution d’un bon livre…. cette fois encore, je dirais plutôt oui, mais il n’est pas le seul à l’origine de la réussite de ce premier tome des aventures de Lord Baltimore puisque Lord Baltimore est d’abord un roman écrit par Christopher Golden, Mignola se contentant dans un premier temps de l’illustrer. Par la suite, ils ont travaillé ensemble à son adaptation en comics avec Ben Stenbeck au dessin.

On retrouve avec un certain plaisir l’univers de Mignola, pas si éloigné de celui de Hellboy quand bien même le héros est ici plus humain et confronté à une menace moins apocalyptique, mais tout aussi terrible, celle des vampires.

1916. Un étrange mal décime les populations et a mis fin à la Guerre. Mais on peut difficilement s’en réjouir puisque les villages sont l’un après l’autre atteints par la maladie, et que, pour couronner le tout, les hommes doivent faire face à une invasion de vampires, plus mortels encore que le virus.

Lord Henry Baltimore était dans les tranchées, et aujourd’hui il traque sans relâche un vampire en particulier. Sans doute le plus dangereux. Leurs destins sont irrémédiablement liés, et pour avoir une chance d’en finir avec la culpabilité qui le ronge, tout en calmant sa soif de vengeance, il doit le retrouver.

Du point de vue de l’histoire ce premier tome est une agréable mise en bouche, même si elle reste un peu cela, une première bouchée qui donne envie de goûter au reste du plat. S’il n’a pas l’ampleur « biblique » d’un hellboy, Lord Baltimore reste un personnage fort, à la fois parce que son humanité, même atteinte par la guerre et la malédiction qui pèse sur lui le rend tout aussi tragique qu’héroïque, mais aussi parce que l’humour de son cousin laisse ici la place à quelque chose de plus subtil entre désespoir et destinée. On reste dans un univers de sorcellerie, de vampires et de monstres, on aura même l’impression de retrouver quelques personnages ou créations des albums du BPRD… mais pas de redite, ici il ne s’agit pas de sociétés secrètes qui cherchent à transformer le monde, mais d’un monde transformé par la guerre, par une maladie, une peste qui ronge les âmes autant que les chairs. Sombre et violent, ce tome ne vous en réserve pas moins quelques scènes de combats dantesques, l’imagination des auteurs et le dessin de Stenbeck apportent à celles ci des planches splendides.

Parlons du dessin justement… Pas si éloigné de celui de Mignola tout en étant plus « classique », Stenbeck impose peu à peu sa patte à l’univers mignolesque. Les visages sont bien reconnaissables, et le trait durant les scènes de bataille est dynamique. Les couleurs sont un peu à l’avenant de l’histoire, plutôt sombres malgré des surgissements de rouges, sanglants… Certaines planches sont vraiment impressionnantes et se rapprochent de celles qu’on aime chez le « maître » mais ont réellement leur personnalité.

Un univers mignolesque, des personnages et une histoires plus sombres, un dessin avec une vraie personnalité, ce premier tome de Lord Baltimore convainc définitivement, et apporte une nouvelle pierre à l’édifice d’un artiste qui renouvelle ici son univers, mon « Cthulien », plus humain…

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David Luepschen est un génie et je n’utilise pas ce mot à la légère. Ce graphiste et motion designer originaire de Cologne mais installé à Londres manie aussi bien le light painting que le mélange de macro et de vectoriel. Un esprit minimalise qui se rapproche du travail de Laurent Lasserre ou du clip de Minilogue « Animals », des animations fluides et douces au détriment des formes complexes pour un résultat plein de poésie avec HÄRSKOGEN. Un petit film qui n’est pas sans rappeler les créatures de Princesse Mononoké ou les Quarks… Si c’est sa plus récente production, starwars vs startrek, mélange de stop motion et de light painting prouve que le monsieur n’a pas seulement une imagination fantastique, mais aussi un talent dans la mise en scène de films d’animation avec les moyens et techniques actuels.

HAERSKOGEN from David Luepschen on Vimeo.

Starwars V Startrek from LICHTFAKTOR on Vimeo.

Découvrez les autres créations David Luepschen sur son portfolio en ligne.