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Monthly Archives: août 2011

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Le village de Minerve s’il n’est pas… l’un des plus beaux que j’ai vus (même s’il est classé parmi les plus beaux villages de France, se trouve sur un éperon calcaire dans un canyon aux falaise abruptes qui semble couper la région en deux. La vue en arrivant est impressionnante et il mérite la visite… quelques photos donc de Minerve.

Le village apparaît à l’extrémité d’un plateau calcaire bordé de falaises abruptes dans un fantastique paysage minéral et tourmenté. L’origine de Minerve semble antérieure à la forteresse des vicomtes du Minervois construite au XIe siècle. Reliée au causse par un pont levis, celle-ci sera l’un des bastions cathares assiégés par Simon de Montfort en 1210. Outre les vestiges du château du XIIe siècle,les ruelles du village bordées d’antiques maisons sobrement construites en pierre du causse attirent le regard.

L’abbaye de Saint Papoul n’était pas loin… si elle n’a pas le charme d’abbayes plus « anciennes » (beaucoup d’éléments récent), c’est un lieu agréable, à découvrir aussi.

Fondée au VIIIème siècle, l’abbaye bénédictine de Saint-Papoul est intimement liée à la figure de Saint-Papoul. Cet évangélisateur du Lauragais, disciple de Saint-Sernin, le premier évêque de Toulouse, fut probablement martyrisé dans la localité.
Pourtant, c’est la personnalité de Saint-Bérenger qui fera sa renommé à partir du XIème siècle. Le futur Saint-Bérenger prit l’habit monastique à Saint-Papoul où il mena une vie d’ascèse jusqu’à sa mort. Faisant l’objet d’une dévotion particulière, sa sépulture prétendue miraculeuse entraîna longtemps les pèlerins vers l’abbaye devenue prospère.
En 1119, Saint-Papoul fut possession de l’abbaye d’Alet, alors très puissante. Son âge d’or intervient au XIVème siècle grâce à la création de l’évêché de Saint-Papoul par le pape Jean XXII, en 1317. C’est au second évêque de Saint-Papoul, Raymond de Mostuejouls, que l’on doit la rédaction des statuts concernant le chapitre de la cathédrale (1320).
Par la suite, l’abbaye connu différentes agressions notamment le pillage des « routiers » en 1361 ou la colère des troupes protestantes en 1595. L’attention des évêques se porta donc rapidement sur l’état de dégradation de l’abbaye. Pierre Soybert, évêque dès 1426, réhabilita la totalité des bâtiments. Puis, les XVIIème et XVIIIème siècles, virent d’importants travaux de consolidation et la construction du palais épiscopal.
Le cloître connaît de graves dommages à la Révolution qui fut aussi la fin de l’évêché de Saint-Papoul. Il fallut attendre 1840 pour que commence sa restauration.

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Chez Hahn, la bière c’est un métier, mais les pubs… c’est une tradition d’humour comme le prouve la plus récente (et les plus énorme, incroyable, et humouristique) pub pour leur produit phare… Most EPIC beer commercial EVER” le titre n’est pas usurpé,cette publicité  gagne haut la main le titre de meilleur publicité pour la bière de tous les temps !

S’ils fabriquent leur bière comme on nous montre dans cette pub, elle doit avoir des vertus (hilarantes) hors du commun

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Une journée pour faire le tour des principaux châteaux cathares c’était peut être un peu… naïf, nous nous sommes donc limités ce jour là à une grande boucle via Lagrasse, mais aussi ces deux célèbres châteaux… et sommes montés jusqu’à celui de Peyrepertuse. Chemin plutôt abrupt, pierres glissantes, pas mal de monde dans les deux sens, avec deux enfants… ça valait le détour, mais il ne fallait pas rester trop longtemps non plus. En tout cas des vues de toute beauté.

Un peu d’histoire :

La première mention du château date de 1070, à une époque où le Pérapertusès était dans la mouvance des comtes catalans de Besalù. Passé ensuite dans le domaine des comtes de Barcelone (1111), le château devient un fief de la vicomté de Narbonne. Au cours de la croisade contre les Albigeois, Guillaume de Peyrepertuse, ne voulant pas faire sa soumission, est excommunié en 1224. Après l’échec du siège de Carcassonne, Guillaume se soumet et le château devient possession française en novembre 1240. Deux années plus tard, Saint Louis ordonne la réalisation de l’escalier qui porte son nom aujourd’hui. Dans les années 1250-1251, le donjon Sant-Jordi est en cours de construction, on réaménage aussi le Donjon Vieux et l’église Sainte-Marie qui existait antérieurement.Avec le traité de Corbeil (1258), Peyrepertuse devient l’une des forteresses royales françaises avancées sur la frontière du royaume d’Aragon. Et, en 1285, le château sert de résidence forcée à des notables de Perpignan, lors de la guerre de Philippe le Hardi contre les Catalans. En 1355, il est remis en état de défense, et en 1367-1368, Charles V, roi de France, autorise Henri de Transtamare, prétendant au trône de Castille, à se réfugier dans le château après la défaite de Navaretle. L’année 1542 voit Peyrepertuse sur pied de guerre. Jean de Graves, seigneur de Sérignan, s’empare du château au nom de la Réforme, il est pris et exécuté avec quatre complices. Déclassé comme place frontière par le traité des Pyrénées (1659), il perd son intérêt stratégique. Peyrepertuse est alors occupé par une faible garnison de « mortes-payes » commandée par un officier subalterne, tout en conservant un gouverneur nominal. Il est abandonné aux premières années de la Révolution et vendu comme Bien National en 1820. En 1950 commencent les premières campagnes de consolidation du monument.

Le château de Quéribus, tout aussi célèbre était « un peu tard » sur le programme de la journée…  je me suis donc contenté de vues.. a distance

C’est sur la commune de Cucugnan, village des Corbières immortalisé par Alphonse Daudet dans le sermon de son célèbre curé, que se dresse le château de Quéribus. Perché sur un étroit piton rocheux, le château émerge et projette sa silhouette massive à 728 mètres d’altitude. Mentionné en 1020, le château de Quéribus fait alors partie du comté de Besalù, puis de Barcelone et entre enfin dans la maison d’Aragon en 1162 en tant que forteresse royale.
Une famille « de Cucugnan », apparaît pour la première fois en 1193. Lors de la croisade contre les albigeois, elle se présente comme l’une des championnes de la cause du Languedoc. Ainsi, avant 1240, Pierre de Cucugnan ravitaille les hérétiques du château de Puylaurens et héberge le faydit Guiraud d’Aniort. En 1240, il rejoint Raymond Trencavel qui fait le siège de Carcassonne. A la suite de l’échec de ce siège, il se soumet à Saint-Louis.
Le château de Quéribus abrite encore des cathares. Le diacre du Razès, Benoît de Termes, s’y réfugie sous l’autorité du chevalier Chabert de Barbaira. Celui-ci est finalement contraint de céder devant Saint-Louis en 1255. Dernier bastion à tomber, onze ans après la chute de Montségur, il devient une pièce maîtresse du dispositif défensif français.
Quéribus est l’un des « cinq fils de Carcassonne »avec Aguilar, Peyrepertuse, Puilaurens et Termes. Sa situation stratégique de premier ordre lui permettait d’exercer une remarquable surveillance sur la plaine roussillonnaise au Sud et de barrer l’entrée du massif des Corbières à l’ennemi.

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Le chateau de Villerouge-Termenès est la « porte méditerranéenne des Hautes Corbières ». Située au cœur du village, la masse importante du château impose le respect. Construit au  XIIème siècle, le chateau et le village sont intimement liés à l’histoire du catharisme finissant : en 1321, Guilhem Bélibaste, dernier parfait cathare occitan connu y fut brûlé vif. 

Château d’Aguilar semble posé sur la roche et surplombe la plaine de Tuchan. Le nom « Aguilar » viendrait du latin « aquila » qui signifie l’aigle.
Après la croisade contre les Albigeois, le château appartient au roi de France, qui le restitue à Olivier de Termes en 1250 mais en 1260, Louis IX, roi de France, rachète le château d’Aguilar qui devient ainsi forteresse royale.

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Peu de fan films ont su atteindre un tel niveau mais Half-Life: Escape from City 17, court métrage canadien se déroulant dans l’univers d’Half-Life est très bien réalisé. La première partie a été publiée le 13 février 2009, et la deuxième partie le 24 août 2011.  Le film se déroule durant la seconde moitié des événements de Half-Life 2: Episode One. La première partie du film a été créé par la société torontoise de David et Ian Purchase, les Purchase Brothers. Avant Escape from City 17, ils avaient déjà réalisées plusieurs  publicités, dont une pour Coca-Cola. David a affirmé que ils travaillaient comme les directeurs commerciaux, afin de soutenir leurs projets indépendants.  Tous deux fans de la série Half-Life, ils ont décidé de commencer  Escape from City 17 comme un moyen «de présenter et de promouvoir la leurs talents complémentaires, et d’expérimenter avec plusieurs techniques de post-production qu’ils avaient développées.  »

Avec budget de 500 $ canadiens (l’équipement informatique et de logiciels utilisés pour le développement du film appartenant aux Purchase Bros. grâce à des projets antérieurs) celui ci a été dépensé  sur les éléments live-action du film. Selon David « les costumes ont constitué l’essentiel du budget. » Le résultat en tout cas est impressionnant à la fois en terme de maîtrise technique et d’écriture…

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Le site de Carcassonne a joué à travers les siècles un rôle déterminant dans l’histoire du Languedoc. Oppidum de l’Age du Fer transformé au Ier siècle avant notre ère en ville romaine, la cité devint au XIe siècle la possession de la puissante vicomté Trencavel qui domine le Bas-Languedoc. Au terme de la croisade contre les Albigeois, la cité, dotée de fortifications nouvelles, devient l’une des places fortes emblématiques du pouvoir royal sur la frontière qui sépare la France et l’Aragon.Avec le traité des Pyrénées en 1659 qui rattache le Roussillon aux possessions françaises, la cité perd cependant son rôle stratégique, laissant à l’abandon ses ouvrages défensifs. Au XIXe siècle, grâce à l’action des Carcassonnais et du service des Monuments historiques qui confia sa restauration à Eugène Viollet-le-Duc, l’ancienne forteresse a recouvré sa physionomie passée.

La cité est un joyau médieval à découvrir absolument si vous êtes dans le coin

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Lagrasse est située dans le département de l’Aude, à une quarantaine de kilomètres à l’ouest de Narbonne et à une trentaine à l’est de Carcassonne, au sein du massif des Corbières. C’est  surtout l’un des « plus beaux villages de France ».  Ville  fortifiée, elle  possède une prestigieuse abbaye bénédictine qui est l’un des pôles de ce pays cathare.

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Parmi les lieux les plus « touristiques » mais surtout les plus chargés d’histoire de ce « pays cathare » (de Carcassonne à la montagne noire) que j’ai eu la chance de visiter cet été, l’abbaye de Fontfroide est l’un des lieux qui m’a le plus impressionné visuellement. L’occasion de quelques images au 16-35 pour saisir l’ampleur de cette architecture.

Abbaye de Fontfroide

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Après les véhicules à vis.… et d’autres concepts de véhicules bizarres… voici venir les véhicules a une roue, le plus souvent celle ci étant la partie principale dudit moyen de transport, ou sphériques…
Eu égard aux nombreux concepts qui aujourd’hui encore se basent sur cette idée (jusque dans Steamboy d’Otomo), on peut légitimement parler de fascination concernant le concept de voiture ou de transport unicycle. La plupart de ces concepts furent publiés dans une revue américaine Popular Mechanics…

On commence en 1914 avec l’automotrice à air... qui était capable d’atteindre selon la revue précitée 67 miles à l’heure sur une roue de plus de 2m de rayon, un anneau an aluminium sur lequel repose la roue elle même… Quand bien même le véhicule semble posséder un volant, la direction fonctionne en… se penchant… et à l’arrêt 4 patins l’empêchent de tomber…

C’est en 1917 que l’automotrice à air d’Harlingue (du nom de son inventeur A.F. D’Harlingue) est conceptualisée. Plus grand rayon, plus de motorisation, le concept est proche mais avec de petites différences telles que le rajout d’une petite roue à l’avant pour aider à gouverner, enfin, le chauffeur est placé dans une nacelle un peu décalée par rapport à la roue… Concept qui fut rejeté en son temps car considéré plutôt à raison comme inefficace et mal équilibré…

Plus grande, plus impressionnante, plus folle… la « Chistie Monowheel » du Professeur E.J. Christie. Ce monstre de 4 mètres nécessitait un moteur pour la propulsion, un second utilisé pour le gouvernail et les gyros stabilisateurs…. Ce fut l’un des rares concepts à atteindre le stade de la construction, et si les déclarations de son constructeur par rapport à ses capacités ne furent jamais réalisées, elle reste l’un des plus aboutis concepts de ce début de siècle

Le Velocita, une invention d’un policier italien du nom de Davide Gislaghi qui connait aujourd’hui encore… un certain succès.
Celui ci abandonne l’hélice et fonctionne davantage comme une moto. Toutes les pièces mobiles étaient attachés à un cercle restreint qui était séparé par des rouleaux du pneu extérieur.

L’orientation verticale du pilote était maintenue principalement par le poids du moteur. Selon l’inventeur la machine pouvait atteindre jusqu’à 160 km à l’heure.

Gislaghi conduisit sa création de Milan à Rome, puis la conduisit autour du Stade national pour gagner un pari contre ceux qui disaient qu’elle ne fonctionnerait jamais.

Mai 1932 – La Dynasphere

A ne pas confondre avec le Dinesphere, ce « beignet roulant » est un unicycle créé par l’anglais Dr. JH Purves  dont l’idée était de créer une forme de  locomotion réduite à sa forme la plus simple possible.

Purves construisit au moins deux Dynaspheres – ou Dynospheres, selon certaines sources – le premier basé sur la roue de 10 pieds fonctionnant à l’essence, le deuxième plus petit, une version électrique. La roue était courbée comme si elle avait été tranchée dans une sphère, ce qui permettait au conducteur de diriger en déplaçant son poids d’un côté à côté, inclinant la roue entière. Dans une prochaine version, la direction devait fonctionner en déplaçant la cabine mécaniquement. La coque extérieure fut construite à partir d’un treillis métallique dont on peut seulement supposer qu’il a laissé un motif gaufré géant dans l’asphalte.

Novembre 1933 – Le « mono-tank »

Il aurait pu être le plus incroyable d’entre tous, mais on a finalement très peu d’informations… puisqu’en debors de la couverture du Popular Science, ce véhicuk est à peine mentionné dans l’article. Celui ci parle plutôt d’une adaptation militaire de ce concept conçu par un inventeur sans nom à New York.

Pourtant, la description est assez fascinante. «Soudain, à travers la fumée produitte lors d’une rude bataille… une ruée étrange, des chars de combat pour un seul homme. » Enfermé dans une coque d’acier, le conducteur regardait à travers un hublot sa mitrailleuse intégrée faire feu. (…)deux « béquilles » extensibles le pousseraient du sol pour l’aider a passer au dessus des obstacles. En attachant des nageoires et en inversant les roues arrière , le monocycle pouvait rouler à travers l’eau. »

La roue sur la couverture est un variante du véhicule … sans le corps blindés ou les béquilles … conçus pour un usage routier. »

September 1933 – Dandini’s Marine Vessel

Septembre 1933 – Navire Marine Dandini est

Bizarre parmi les  bizarres», ce véhicule est peut être la « roue » la plus ridiculement compliquée jamais conçue. La roue géante équipée de nageoires, était destinée à flotter sur un plan d’eau tandis qu’un moteur diesel laminé à l’intérieur comme un hamster dans une roue de hamster la faisait tourner. La direction devait être décidée en utilisant des hélices de chaque côté de la chose…

July 1936 – The Tumbleweed Tank

On arrive enfin au Tank « Tumbleweed », une sphère propulsée par un moteur interne et des taquets de traction externe pour le propulser. Les passagers sont entassés dans la sphère proprement dite, avec le moteur. La coque extérieure est divisée en deux hémisphères, laissant des sections stationnaires sur les côtés et verticalement au milieu, à travers laquelle ses passagers pourraient faire feu… Son inventeur, A.J. Richardson, a breveté l’idée comme un combiné d' »autoball et de boule blindée».

Son idée était plus ou moins celle d’un bunker mobile, capable de supporter le feu ennemi en avançant sur son terrain et de répliquer à celui ci. La sphère devait permettre aux projectiles ennemis de « ricocher…