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Monthly Archives: juin 2011

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On redécouvre (?) aujourd’hui le travail D’Irina Ionesco notamment au travers du film de sa fille Eva… qui en fut à la fois un objet, une source de scandale et de souffrance. Irina Ionesco est née le 3 septembre 1935 à Paris… d’une relation incestueuse :

«Ma mère est née d’un inceste, confie Eva Ionesco. Elle avait été abandonnée par sa propre mère durant les quatre premières années de sa vie. C’est mon arrière-grand-mère qui a décidé qu’Irina devrait finalement vivre normalement avec la famille. Mais ma grand-mère, qui n’a jamais regardé sa fille Irina, est partie vivre en Chine. Elle s’est mariée à un riche Chinois qui avait des maisons de jeux dans les concessions à Shanghaï. Le comportement névrotique de ma mère, sa difficulté à se reconstruire, n’excuse rien.» Confie sa fille Eva dans une interview sur son film My little Princess qui parle de sa relation avec sa mère… et de ses photos.

Irina Ionesco  est une photographe française. Elevée dans le monde du cirque par sa grand-mère et ses oncles, elle reve de devenir danseuse, une constitution frêle et souple en fera une contorsionniste. Elle va donc de 15 à 22 ans faire le tour des cabarets en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique avec deux boas géants. Victime d’un accident lors d’un numéro de danse à Damas, elle rentre en France… et ce ne sera qu’en 1964 que l’artiste d’avant-garde belge Corneille, lui offre un reflex Nikon.

Autodidacte, elle photographie ses amis et leurs filles, utilisant des bougies pour l’éclairage, vidant ses placards emplis de vêtements chics et de costumes de scène pour habiller ses modèles.

En 1974 son exposition à la Nikon Gallery à Paris a fortement attiré l’attention et le succès s’en est suivi, faisant d’elle pour certains une icône de la photo érotique et gothique… mais Irina Ionesco est surtout connue pour ses photographies mettant en scène sa fille, Eva. Ces nus firent scandale dans les années 70, de par les postures « artistiques » mais aussi érotiques d’une enfant de 10 ans.

Les femmes dans les oeuvres d’Irina Ionesco montre sont parées de bijoux, gants et autres atours, accompagnées d’objets symboliques,  foulards ou symboles fétichistes. Elles sont provocantes, souvent dénudées et présentées comme objets de possession sexuelle. Un travail à la fois intéressant et dérangeant, sulfureux et source de souffrances que le film évoquera et qui rendent son travail d’autant plus délicat à apprécier.

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Pierre Matter est un sculpteur-ferrailleur de Buhl qui invente dans un ancien garage converti en atelier des animaux de métal.
Il se présente lui même : « Enfant mystique puis adolescent tourmenté, il fait sans conviction des études mathématiques. Tout ayant une logique, il se dirige naturellement bien que de manière erratique au début, vers l’univers mystérieux de la création artistique.Son cheminement dans ce domaine l’amène à se confronter à toutes sortes d’expressions et de matières, de l’huile à la gouache à l’encre, de la bande dessinée à la toile en passant par le bas relief en pierre. Cependant, la logique cachée des évènements – hasard pour les sceptiques – le conduit à privilégier le travail du volume »…

La présence de ses sculptures, quelque part entre Giger, l’art africain et une imagerie steampunk ont une force étonnante.
Son fils Tom Matter, étudiant en audiovisuel a réalisée cette vidéo présentant le travail du sculpteur.

Quelques images pour vous donner envie de découvrir son travail et son site

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Vyacheslav Mescherin (1923-1995) est un musicien soviétique surtout connu pour avoir utilisé mais aussi créés des synthétiseurs électroniques pour produire sa musique,  de plus il fut longtemps (de ce fait) le directeur de l' »Orchestre d’instruments électroniques de Moscou ». Aussi officieusement connu sous le nom de « Vyacheslav Mescherin Orchestra », suite à un caprice de traduction.

Bien que le nom de Mescherin soit relativement reconnu en Amérique du Nord et dans l’ex-Union soviétique, sa musique reste plutôt méconnue ailleurs dans le monde.

En Union soviétique,  la musique Mescherin peut être entendue un peu partout…de la musique d’ascenseurs (!), en mélodies sonores en fond à la télévision… en son temps, le gouvernement soviétique lui avait même demandé de préparer une version de l’Internationale pour son utilisation dans le satellite Spoutnik en 1957.

L’œuvre de Mescherin est disponible dans deux albums intitulés « Easy volumes I et II URSS » (parus 1960 et 70, et 1970 et 80, respectivement).

Durant sa carrière, il a produit plus de 1.000 morceaux… qui sont tous archivés au « Musée soviétique des enregistrements sonores » de Moscou.

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Originaires de São Paulo, Os Gêmeos (les jumeaux en portugais) sont des artistes que l’on considère parmi les plus originaux du mouvement graffiti.  Otavio et Gustavo Pandolfo,réalisent leurs premiers graffitis en 1987, à l’âge de 13 ans, inspiré par la culture hip hop qui baigne leur quartier dès 1985 (BreakDance, Beat Street, etc). Peu à peu ils élargissent leur univers se nourrissant de leurs  racines brésiliennes  et du monde imaginaire qu’ils partagent (« our world »). Sao Paulo est à cette époque un lieu en pleine effervescence dans le milieu du grafiiti et les techniques s’y croisent :  des rouleaux, des pigments mêlés à de la peinture au latex, et la peinture en aérosol.  Les tags et leur écriture elle même diffèrent de ce qu’on trouve ailleurs.

Le succès survient notamment grâce à Allen Benedikt (du 12oz Prophet Magazine) qui les fait découvrir aux publics d’Amérique du Sud et du Nord, puis dans le monde entier. Leurs personnages emblématiques… et jaunes se retrouvent progressivement sur les murs du monde entier. En Europe, on a surtout remarqué cette collaboration avec Blu sur les murs de Lisbonne durant l’été 2010.

Depuis des années, les frères d’Os Gêmeos (jumeaux en portugais) exposent leur art mural dans les rues de Sao Paolo, on peut les retrouver sur ce site, réalisé par des photographes brésiliens. Pour en savoir plus une interview en anglais ici.

Voici en tout cas une petite sélection de leurs œuvres.

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C’est un gros rêve de geek (qui en même temps ne cessent depuis des années de réinventer des hommages à ce jeu vidéo fondateur) que cette vidéo. Les Space Invaders envahissent la terre, et seul un geek équipé d’une manette atari d’origine peut encore nous sauver (si je vous dit que j’ai même un atari de l’époque qui marche encore dans mes affaires, vais je passer pour un gros geek?)

A découvrir ci dessous !

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Le travail à la peinture à l’huile photo-réaliste de l’artiste Jeremy Geddes est envoutant à la fois de par le talent graphique de l’auteur mais aussi de par son univers irréel et pourtant proche : un cosmonaute à la dérive dans un monde sans gravité. Ses tableaux peuvent prendre entre 1 et 6 mois, en fonction de la quantité de peintures. S’il aime provoquer chez le spectateur la questionnement sur le comment le personnage en est il arrivé là, il se base sur des photos parfois, mais c’est surtout son univers intérieur qui lui souffle les idées. On aimerait bien rêver avec lui.

A découvrir ci-dessous ou sur son site

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A Gotham City la criminalité remonte, Batman n’est plus qu’un mythe et Bruce Wayne qui a raccroché sa cape est depuis longtemps devenu alcoolique…  Pourtant l’envie revient, le jour où il doit affronter Wolverine. Cette petite production française en noir et blanc est bien sombre, graphiquement somptueuse et avec une tonalité crépusculaire… Dommage que l’ensemble manque un peu de rythme…

A découvrir ci-dessous.

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Le photographe Klaus Pichler est tombé par hasard sur une veille boîte de diapositives… et en a tirée une série de photographies intitulée idyls. Si les clichés d’origine semblent appartenir à une famille de classe moyenne dans les années 1960, le photographe décide d’ajouter un élément contradictoire au valeurs morales présentes dans ces clichés où tout semble figé dans une rigueur un peu froide. Le résultat est à la fois provocateur et hilarant !

Découvrez d’autres travaux sur son portfolio en ligne.