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Monthly Archives: avril 2011

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S’il est paru pendant 7 ans (en fait, le dernier chapitre est paru en novembre 2010 dans Comic Beam #12 (un numéro évènement pour ce magazine, vu qu’il a  fêté son 15ème anniversaire à cette occasion) et  11 tomes, Soil n’a débarqué chez nous que l’an dernier grâce aux soins de l’éditeur Ankama. Soil est un manga assez à part dans la production générale japonaise…

La tranquille petite ville de Soil est secouée : une famille a disparu dans des circonstances très mystérieuses. Elle semble s’être évaporée soudainement sans laisser de traces. De plus, de gros tas de sel sont apparus chez eux ainsi que dans la cour de l’école. Deux détectives Yokoi et Onoda vont donc enquêter sur cette affaire hors du commun, mais les indices sont encore extrêmement peu nombreux, au contraire des phénomènes inhabituels qui semblent se multiplier et pour couronner le tout, le comportement de Yokoi envers Onodo est généralement… grossier.

On a avec ce premier tome l’impression de se retrouver pour le côté univers décalé absurde dans un épisode de Twin Peaks de David Lynch. Tout comme dans la série ce n’est pas tant l’histoire que la personnalité de qui va en premier nous accrocher : Onoda est une jeune lieutenant assez coincée et  Yokoi est un homme plus vieux, vulgaire, relativement omnibulé par ses odeurs corporelles…et qui ne sait pas s’empêcher de se gratter les parties lorsqu’il enquête. Les autres personnages de la ville sont eux aussi pas mal lotis, mais c’est surtout cette tension, cette anormale normalité de petite ville parfaite qui rapproche malgré toutes les différences entre ces deux oeuvres, twin peaks et Soil.

Graphiquement, les dessins ne sont en effet pas très conventionnels pour des mangas et se rapprochement plus d’un croisement entre Charles Burns (façon black Hole) et les visages de Geof Darrow (hard boiled). Très peu tramés, des traits noirs et clairs qui donnent une force et une personnalité au manga qui pourrait rebuter ceux qui sont trop habitués au dessin manga classique. Ankama a par ailleurs fait un bon travail d’édition, 230 pages, avec du papier épais, l’objet est lui aussi plaisant.

Entre les différentes pistes, les non dits et le cliffhanger final Soil a un charme bien à lui, qui accroche le lecteur… vivement le tome 2 pour se laisser un peu plus embobiner par les mystères vénéneux de cette petite ville trop parfaite pour être vraie.

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Archer est une série animée américaine de la chaine FX, diffusée en VO (pas de VF, peu de sous titres pour l’instant) qui en est à sa deuxième saisons déjà.

Le générique pose immédiatement les bases visuelles de la série et la références aux années 70, mais aussi aux films d’espionnage. Croisement improbable de James Bond et de Gaston Lagaffe…. et Gérard de Villiers pour le côté cul, Archer est un ovni, une série d’animation qui détourne les codes des films d’espionnage, au travers des aventures de son improbable héros et de son agence, l’ISIS.

Sterling Archer donc, est un espion au service d l’agence internationale ISIS, dirigé par une main de fer par sa propre mère, qui oscille entre ignorance et népotisme. Le reste de l’équipe se composant d’une secrétaire nympho/bécassine Carol – de son vrai nom Cheryl , d’une ex (et émule de Pam Grier) Lana, ou encore d’un employé maladroit : Cyril.Avec cette série Adam Reed reprend des clichés pour mieux les dynamiter, apportant à un genre qu’on aurait pu croire éculé, une fraicheur et un humour ravageurs. Le personnage à la répartie permanente et pas toujours futée doit en permanence naviguer entre sa mère, son ex et des personnages secondaires qui vont du majordome traité comme un esclave, à des prosituées, des agents énnemis… bref, l’occasion de  dialogues crus et de blagues sexuelles un peu poussées…

Pourtant pas de vulgarité dans la série qui sait être à la fois politiquement incorrecte, malicieuse et drôle, à l’image d’un personnage qui aurait eue toutes les chances d’être juste une mauvaise copie des films dont elle s’inspire mais qui s’émancipe pour trouver un ton qui lui est propre…

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Le court métrage  (une demi heure quand même) des Beastie Boys est enfin disponible dans son intégralité depuis hier soir, après avoir été présenté en Janvier dernier, au cours du Festival de Sundance…   Réalisé par le Beastie Adam Yauch, il commence là où ce clip s’était achevé en 1986, dans la bière et la crème fouettée… mais Ce dernier débute alors que les Beastie quittent l’appartement dans lequel ils ont fait la fête, pour nous raconter la journée qui suit. On retrouve donc les trois lascars dans les rues de Brooklyn, à pied ou en limousine, toujours éméchés de la veille puis ensuite carrément défoncés, comme pour affirmer que, 25 ans après, le droit à la fête ne s’arrête jamais !

C’est alors que le trio tombe nez à nez avec d’autres Beastie venus du futur, et prêt à en découdre. S’en suit un absurde mais mémorable battle…
A la fois pour fêter les 25 ans du groupe et pour la sortie du huitième album des Beastie Boys, Hot Sauce Committee Pt 2 , attendu pour le 3 mai ce court métrage n’a pas lésiné sur les ftg euh, les acteurs : Seth Rogen, Elijah Wood, Will Ferrell, John C. Reilly, Jack Black, Jason Schwartzman, Steve Buscemi, Susan Sarandon, Chloë Sevigny, Kirsten Dunst… etc..

A découvrir absolument

Le clip original pour ceux qui ne s’en souviendraient pas

Vous pouvez aussi découvrir le dernier album

Hot Sauce Committee Part Two by Beastie Boys

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Mark Mac Haley est un illustrateur, dont l’une des particularités est de travailler essentiellement sur des cartes à collectionner… et en aquarelles…Un talent à la fois « geek » et classique qui donne à ses créations un style totalement unique que vous pouvez découvrir ci-dessous ou sur sa galerie en ligne

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Dans l’optique de la sortie prochaine de Thor de Kenneth Brannagh, le film des studio Marvel, voici une petite vidéo promotionnelle parodie de la pub volkswagen sur la force avec Thor dans le rôle principal et pas mal de petits clins d’oeil…

Créé en 1962 par Stan Lee et Jack Kirby, ce superhéros s’inspire d’un célèbre dieu de la mythologie nordique, le dieu du tonnerre fils d’Odin, Thor, qui porte une ceinture magique qui le rend plus puissant dès qu’il la resserre, et se bat avec un marteau de guerre appelé Mjöllnir. Après avoir été lancé vers un adversaire, ce marteau géant revient toujours magiquement dans la main de Thor. Il a aussi le pouvoir de lancer des éclairs.

Beaucoup d’humour surtout… une bonne grosse surprise…

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C’est l’histoire d’un projet à la fois totalement improbable et longtemps oublié :  un court métrage d’animation réalisé par Salvador Dali et Walt Disney.
A la fin des années 30, alors que Dali vient d’être exclu des surréalistes par André Breton suite à ses (trop) nombreuses provocations, il décide de partir quelques temps aux Etats Unis. S’ils se sont déjà rencontrés quelques années auparavant, il faut attendre 1945, à l’occasion d’un dîner organisé par les studios Warner, pour que Disney évoque avec Dali un court métrage qu’il veut intituler Destino, le destin tragique de Chronos, dieu grec du temps, désespérément amoureux d’une mortelle, le tout sur fond d’une ballade mexicaine. Salvador Dali est immédiatement passionné par le projet. Dali va alors produire des dizaines de croquis et d’esquisses, huit mois durant… mais ceux ci ne seront jamais utilisés, la faute a une situation économique qui s’est fortement dégradée et qui amène à l’abandon du projet. Seules 18 secondes d’animation existeront, et qui finiront dans les archives de la compagnie.

Ce n’est qu’’en 1999 que le neveu de Walt Disney exhume le projet et décide de lui donner vie en se basant sur la fameuse séquence de 18 secondes (celle des tortues, à 5’20), des story-boards laissés en friche par Dali et de cahiers personnels ainsi qu’avec l’aide de John Hench qui fut le collaborateur de Dali sur ce projet, et de…  25 experts en animation dirigé par le réalisateur français Dominique Monféry.

On retrouve es décors, familiers des oeuvres de Dali : des horloges dégoulinantes, des paysages désertiques bordés de montagnes noires, des personnages bizarroïdes…  Jamais sorti en salle, projeté qu’à de rares occasions et n’a fait l’objet d’aucune sortie DVD, sauf en bonus d’éditions collector de Fantasia 2000…



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Black Widow gone wild est un court-métrage bien frappé où l’héroïne de Marvel… envoie valser une partie des super héros de comics, séries ou films américains : de batman, terminator (version T_1000) à Rambo…Une animation en stop mption de la figurine de « la Veuve Noire ». Un bon délire qu’on doit au réalisateur québecquois Patrick Boivin, que vous avez déjà croisé avec At-At qui se prend pour un chien (AT AT Afternoon).