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Monthly Archives: février 2011

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Le cinéma fantastique / horreur de ces dernières années ne s’est pas énormément renouvelé sur ses terres de naissance, américaines ou européennes, entre la tendance hostel/saw et des films qui jouent plus sur des ressorts psychologiques… Même Honk Kong et ses catégorie III (classification chinoise pour des films plutôt extrêmes, du cannibalisme au gore à tendance très déviante, qui a connu un réel succès dans les années 90/2000) se sont fait plutôt discrets… c’est finalement au Japon, terre d’élection de cinéastes bien déjantées qu’on retrouve (encore une fois) une créativité bien débridée…

Et parmi les premiers films totalement barrés, véritables ovni on commence  avec Tetsuo de Shinya Tsukamoto car il est le premier (parmi ceux que j’ai vus) à apporter un réelle nouveauté au genre et il reste aujourd’hui culte, il n’a rien perdu de sa fureur, de sa violence et de son impact visuel. Tetsuo m’a collée un baffe comme au premier jour.

Il faut dire qu’en 1988, à sa sortie, ce film en noir et blanc, tourné en 16mm, bruité, est à la fois le successeur des délires d’Eraserhead (film dont on peut plus le rapprocher) ou de la « nouvelle chair » de vidéodrome, est une  ode à la violence machinique , à l’hybridation entre un homme, que l’on imagine salary-man dans la banlieue tokyoïte et une machine… Après un accident d’automobile, un homme voit son corps muter en une sorte d’aimant ramassant tous les détritus métalliques de la société. Sexe, douleur, violence, n’étant que le nécessaire passage à une renaissance pour le personnage vers un nouvel état. Comme l’exprime très bien Dionnet dans la présentation du DVD, l’apocalypse s’est déjà produit, lentement, et nous vivons dans le jour d’après, devenir une machine n’est que l’étape suivante de l’acceptation. 

Visuellement on pense aux cinéma expressionniste des années 30, notament pour le côté ombre/lumière, mais les influences viennent aussi des expérimentations underground des années 7O, aussi bien que du gore ou du porno japonnais. La vitesse des images, le montage stroboscopique, tout participe pendant une heure de la descente aux enfers et la renaissance du personnage, anormal ou héraut de la nouvelle modernité, adulé par Tarantino et William Gibson, qui voient là le premier film cyberpunk, ou bien encore par Aronofsky qu’il a inspiré pour Pi. La naissance doit se faire dans la douleur, ressentir quelque chose, doit être violent, ultime, pour exister plus fort dans une société à qui il annonce son nouvel état…

Tetsuo créait un genre nouveau à sa sortie, et la maîtrise visuelle, même si elle semble chaotique de Shinya Tsukamoto, n’a pas perdu de son charme sauvage.

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What the Fuck est une expression américaine pour qualifier quelque chose… de difficile à qualifier, d’absurde, de décalé. La séléction WTF de la semaine c’est une séléction de vidéos, images, etc… trouvées au cour de la semaine, souvent déjà postées sur ma page facebook, ce qui a d’ailleurs motivé quelqu’un à me demander pourquoi je ne les « conservais » pas quelque part de facile à retrouver… Voilà qui est fait

Voici donc WTF1… une sélection très asiatique.

On commence avec l’attaque du méchant truc rose… Kuru kuru kuru Kuru…

Ensuite une vidéo qui répond à la question : les dames blanches sont elles des femmes à chats..

Et on poursuit avec une séquence inédite de kung fu vs Gorille

Un sumo c’est sexy (quand ça veut)

Un pub Star Wars japonaise de 1978 pour … du thon en conserve

On reste dans le star wars, mais là c’est du scoop : les jedi et les siths ne se sont jamais planqués sur tatooine, mais dans la France profonde (et le vin aidant, ça les a pas arrangés)

Mais la séléction WTF c’est aussi :

Un comics dédié à Chuck Norris (si si)

une pub des années 80 pour Sega, assez… improbable…

Un terminator travelo?

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Si Star Wars version blackxploitation vous a un jour traversé l’esprit… vous ne devez pas être le seul.
Encore une vidéo improbable inspirée par la saga Star Wars… Lando is the man…

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Après « on refait le match »… voici on refait la bande annonce du film à la façon de…

Le montage de bande-annonce est généralement une partie considérée comme « mineure » par les réalisateurs qui délèguent avec plaisir à leurs assistants cette partie « promotionnelle ». Certains d’entre eux se retrouvent à l’occasion d’évènements nommés « Camp Kuleshov », des concours de remontage de bande annonce (aussi appelés trailer park) baptisés du nom du cinéaste russe Lev Koulechov. Directeur de l’école de cinéma de Moscou dans les années 20, il démontra que les plans cinématographiques ne sont pas indépendants mais reliés : son expérience se base sur un même plan « face caméra » qui sera interprété différemment par le spectateur selon que le visage est suivi de l’image d’une assiette de soupe, d’un cadavre, ou d’une femme nue. Cette expérience est édifiante :

A partir de cette idée, plusieurs bandes annonces ont été faites… détournant totalement le film de son sujet : Shinning en comédie romantique, Forrest Gump en film de serial killer…

ou ma préférée : Dirty Dancing version David Lynch

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C’est un projet de 4 ans qui arrive à son terme, une collection de 100 casques de Dark Vador repensés,  réinventés, a été mis aux enchères…  Organisée et produite par Dov Kelemer et Sarah Jo de la marque de jouets DKE, ce Projet Vader a été « réalisée » par les meilleurs artistes underground et designers.. à découvrir

Plus d’images encore dans ce diaporama flickr :

Le catalogue de l’expo est disponible (devinez qui s’en est commandé un)…

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Un court métrage d’animation étrange, absurde et surréaliste qui emprunte à la fois à l’histoire de l’animation, au jeu vidéo… pour un univers unique et farfelu

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Le freedom Ship est un projet qui rejoint les bandes dessinées de science fiction (c’est quasiment le même bateau que l’on voit dans the filth de Grant Morrisson) et les illustrations des années 30 pour les concepts de villes flottantes. Pourtant cette idée tend à prendre forme et c’est en effet, plus une ville flottante qu’un bateau, l’un des réponses possibles aux problèmes d’extension des villes.

Ce projet un peu utopique est porté par businessman américain Norman Nixon, spécialisé dans les plates-formes off-shore,  inspiré par le  roman « une ville flottante » écrit par Jules Verne en 1871,  Ses dimensions feraient pâlir les navires de croisière dernière génération, car avec plus d’un kilomètre de long, 220 mètres de large pour 105 mètres de hauteur, il serait plus grand que n’importe quel bateau de croisière jamais construit, un espace gigantesque avec aéroport, métro, hôpital, Université, Casino et bien sûr un large panel de commerces, hébergeant environ 40 000 habitants, 30 000 touristes et 3 000 entreprises sur 25 étages.

Pour attirer le client deux idées force : créer un nouveau mode de vie et… une neutralité fiscale. Le bateau se déplaçant, les habitants se réveilleraient chaque mois dans un port différent tout en bénéficiant du confort d’une véritable maison sans taxes et impôts. Pour les entrepreneurs c’est l’occasion de faire connaître leurs produits dans le monde entier. Le principal frein reste le coût du projet de 6 milliards d’euros, même si les projections de retours sur investissement sont attractives. S’il est construit, le freedom ship serait la plus grande structure artificielle sur la Terre, ce qui la place dans la même catégorie que la Tour de Babel.

Notez la similitude de ce concept avec le modèle  de 1928 d’un aéroport au-dessus d’un bâtiment géant prévu pour Los Angeles où les avions privés devaient remplacer l’automobile dans la vision du futur des architectes d’alors.

Ou bien encore ces futuristes « Aéroport de Docks de New York» imaginé par l’architecte Harry B. Brainerd:

Le projet est il toujours viable?
Le site existe encore mais ne semble plus mis à jour…

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Daikichi Amano est un très grand malade. Cet artiste japonais qui s’est proclamé comme le nouveau Hokusai surtout par rapport à l’œuvre de ce dernier qui s’appelle « le rêve de la femme du pécheur » (cette estampe célèbre représentant une femme et un poulpe dans une mise en scène érotique) notamment de par certaines de ses photos (dont certaines assez choquantes que j’ai réduites en bas d’article qui ne sont pas pourtant et loin de là les plus « gores » qu’il aie produites). Il faut dire qu’il est aussi connu au Japon pour des courts métrages pornographiques mettant en scène des poulpes, ou des insectes… un vrai malade qu’on vous dit.

Il est pourtant aussi capable de produire des photos certes étranges mais aussi esthétiques comme celles que je vous présente ci-dessous et que vous pouvez retrouver sur son site.

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Robert Rodriguez réalise un  film publicitaire pour Nike… ça donne « Black Mamba » avec excusez du peu : Kobe Bryant, Bruce Willis, Danny Trejo, et Kayne West…. sans oublier des explosions dans tous les sens, polus gros est le produit, plus grosses les explosions.… Une pub comme on rêve…