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Monthly Archives: décembre 2010

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Dans cette excellente pub réalisée par Sid Lee avec des featuring incroyables pour une incrustation dans le film de Lucas parfaitement réussies. Au menu Snoop Doggy Dog, Daft Punk, David Beckam, Franz Beckenbauer, Noel Gallagher, Ian Brown etc… Excusez du peu.

Voici la pub qui annonçait cette campagne

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Si dans les années 60, on trouvait en France beaucoup de BD « pulp » directement importée des Etat Unis, il y eu aussi quelques tentatives nationales de développer des oeuvres originales, et parmi celles ci, il y eu le travail de Pierre Mouchot, plus connu sous son pseudonyme Chott. Il fonda l’une des plus grandes maisons d’édition française et studio de la bande dessinée de poche. S’il a commencés a dessiner des bandes dessinées en 1940 pour les publications de la « Sagédition », il sera jusqu’à la fin de la guerre un dessinateur parmi d’autres.

Il faut attendre 1946 pour qu’il fonde sa propre maison d’édition, appelée « Éditions Pierre Mouchot » qui devint vers 1951, la « Société d’Éditions Rhodaniennes »où , il continua la série « Fantax » précédemment parue en strip dans « Le Monde ». Celle ci connu un réél succès et cela explique la volonté aujourd’hui de son fils et de sa veuve de faire revivre cette œuvre réaliste et violente, dont vous pouvez vous procurer un recueil. Ce n’est pas seulement faire revivre une époque et perpétuer un patrimoine, c’est aussi l’occasion relativement unique de redécouvrir la bande dessinée française des années 60 et d’ajouter à votre collection une œuvre rare.

Découvrez Fantax et son histoire : http://www.editionchott.com/

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Avouons le, on connait plus Frank Lloyd Wright comme le célèbre architecte de villas ultra modernes dans leur esprit pour leur époque que pour sa vision de la cité du futur. Il est considéré aux Etats-Unis comme une gloire nationale, il est aussi l’un des architectes les plus connus du XXe siècle de par la modernité de sa vision : allier à des fins esthétiques les nou­velles des possibilités ouvertes par le progrès des tech­niques. L’importance des murs et des surfaces planes, le rôle des matériaux bruts naturels, le refus de toute typologie au profit d’une grande diversité et l’enrichissement dans le paysage, tels sont les éléments principaux qui caractérisent l’œuvre très diversifiée de cet architecte américain.

L’utopie de Broadacre sera développée par Wright dans trois livres succes­sifs et illustré on 1934 par une maquette géante. Conceptuellement Broadacre est la cité naturelle de la liberté dans l’espace, autour de routes géantes, qui sont elles-mêmes de la grande architecture, qui passent devant des stations services publiques qui comprennent tous les services nécessaires pour les voyageurs, elle est structurée autour d’unités fonctionnelles diverses et dispersées.

Cette ville est conçue comme « campagnarde » structurée autour de hameaux agricoles avec centres régionaux nécessitant une population habituée à la vie rurale.La cité se construit autour d’un ensemble de demeures individuelles construites sur un terrain privé d’un acre. Une stricte application de la décentralisation qui en ce sens « nie » la ville classique. La décentralisation atteint le point où la distinction entre rural et urbain n’existe plus. Le travail de l’homme ne peut donc plus se lire que comme un élément naturel du paysage. Cette ville qui n’en serait plus vraiment une est elle passeiste ou furieusement moderne eu égard aux concepts actuels de développement durable?

Un peu des deux. Elle est certes proche de la vision prospective selon laquelle « cultiver » en ville permettrait à la fois de limiter la quantité de déplacements de marchandises pour nourrir des populations urbaines mais le concept de chacun travail son lopin de terre n’est pas réaliste. Il s’inscrit dans la vision que Wright avait de la ville moderne, très négative, puisque selon lui celle ci a un effet corrupteur sur l’homme (avidité, violence).

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Si pour vous le cinéma indépendant américain c’est Sundance, préparez vous à un choc. Troma fait figure d’ovni au pays Hollywood à bien des égards. Née dans les années 7O cette société de production fut fondée par celui qui en est l’âme, l’animateur, l’initiateur, l’infatigable Lloyd Kaufman et est surtout connue pour ses film gore, trash, déjantés, des pures séries B. Les films sont depuis toujours tournés avec des budgets dérisoires et avec le temps et un certain nombre de titres cultes, une base de fans qui sur les dernières productions sont venus à leurs frais participer aux film pour le plaisir de rendre un peu du plaisir que ces films leurs ont donné. Il faut savoir que les grandes société de production américaine mènent depuis longtemps une lutte contre Troma, et le propriétaire de salle de cinéma qui programme un Troma se voit parfois menacé de ne pas avoir la possibilité de projeter les blockbusters desdites sociétés… C’est un peu David contre Goliath quoi…

Les films Troma ont toujours des thématiques politiquement incorrectes, de la pollution au nucléaire,  le premier grand succès Toxic Avenger qui est devenu emblématique des productions troma, il sera même décliné en comédie musicale, en témoigne. Entre 1995 et 2000, Kaufman réalisé entre autre Tromeo et Juliette, une parodie de Shakespeare. Leur dernier en date Poultrygeist: la nuit des poulets morts vivants est sortit en 2006 dans les salles et 2008 sur DVD. Ce film met en scène le monde du fast food… et des œufs de poule mutants 😀

Depuis avril 2010, il est question d’un remake de toxic avenger par des plus gros studios, peut être la fin de l’ostracisme pour l’une des sociétés de production les plus créatives et barrées.
Parallèlement, Troma à lancé en même temps que Sundance, le festival Tromadance qui a pour but de faire découvrir ses productions (environ 1000 films au catalogue !) et son fondateur participe a des formations auprès de cinéastes en herbe pour faire partager son expérience.

Surf Nazis Must Die, Cannibal: The Musical, Toxic Avenger, Tromeo and Juliet, sgt Kabukiman, Terror Firmer… des œuvres cultes …que Sam Raimi (Evil Dead), Peter Jackson (Le Seigneur des Anneaux) ou encore Quentin Tarantino citent comme source d’inspiration et démontrent qu’en marge d’Hollywood, un autre cinéma est possible, Lemmy de Motorhead à même participé à l’un des films… En France, outre Mad Movies et Dionnet, ce sont des gens comme  Gaspard Noë , Ariel Wizman et Edouard Baer, qui ont joué dans Terror Firmer, ainsi qu’Alain Chabat (qu’on a souvent vu arborer des T-shirts Troma) qui défendent les couleurs de Troma

Quelques liens :

Le site de Troma
L’interview de Lloyd Kaufman par les (très bons) gars de Nanarland

Et quelques vidéos quand même 😉

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Une publicité de 5 minutes… il y a quelques années l’idée même en aurait été aberrante, principalement à cause du support du film publicitaire d’alors, la télévision, qui régnait en maître et formatait par ses coûts une durée limitée et la nécessité d’être impactant. Aujourd’hui internet permet aux marques qui peuvent se le permettre de mettre le budget dans la réalisation et de nous offrir de vrais petits courts métrages. La pub Dior Homme est un bel exemple de ces nouveaux formats.
Et une belle pub tout court.

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Tout le monde ou presque a déjà entendu parler de « l’invention » du père Noël par une célèbre marque de Soda et de son origine européene, mais quelques erreurs se sont glissées dans cette légende…  Et le jour était logiquement celui ci pour vous raconter… la véritable histoire.

Si la filiation entre Saint-Nicolas et Santa Claus est avérée, elle tient notamment à la migration hollandaise en Amérique qui l’explique. En effet, même si l’on fête Saint Nicolas  dans le Nord et l’Est de la France, et en Belgique, sa célébration s’est « concentrée en une fête qui célèbre les enfants. Saint-Nicolas voyage à dos d’âne, porte une mitre d’évêque, est vêtu d’un long manteau rouge et est accompagné par des personnages qui diffèrent selon les régions (Dame Perchta, Hans Trapp, Frau Hollé, Zwarte Piet ou le Père Fouettard). La réforme protestante du XVIème siècle supprima la fête de Saint-Nicolas dans les pays d’Europe, seuls les hollandais gardèrent leur « Sinter Klaas » et sa distribution de jouets.

En 1809, l’écrivain Washington Irving, évoqua les déplacements aériens de Saint-Nicolas pour la traditionnelle distribution des cadeaux, sans les rennes à cette époque là.

C’est ensuite Clement Clarke Moore qui écrivit un texte intitulé « A Visit From St-Nicholas » parue dans le journal « Sentinel » de New-York le 23 décembre 1823 et qui parlait de lutins qui distribuaient des cadeaux aux enfants par les cheminées, qui voyageait dans une carriole tirée par 8 rennes. Texte qui fut traduit en plusieurs langues et diffusé dans le monde entier, la mythologie de Noël se mettait en place petite à petit.

C’est enfin en 1863, le journal new-yorkais « Harper’s Illustrated Weekly » qui « habille » Santa Claus d’un costume garni de fourrure blanche et portant un large ceinturon de cuir. Le dessinateur Thomas Nast fixe les traits de celui ci et le dessinera pendant presque de 30 ans : un Santa Claus ventru et jovial, à la barbe blanche et accompagné de rennes. Pour finir ce sera l’écrivain Georges P. Webster qui décrivit la manufacture de jouets et la maison du Père Noël  « cachées dans la glace et la neige du Pôle Nord ».

S’il était déjà quasiment « finalisé », le Père Noël n’était pas encore définitevement en rouge, ce sera Coca-Cola en 1931 qui fixera cette imagerie notamment dans ses publicités.

Il revient donc au dessinateur Haddon Sundblom de décliner le vieux bonhomme en train de boire du Coca pour reprendre des forces durant sa distribution de jouets afin d’inciter les enfants à consommer du Coca durant l’hiver. 35 ans durant il dessinera ce personnage pour la presse écrite puis pour la télévision partout dans le monde, pour Coca. Coca n’a donc pas « créé le personnage, mais se l’est approprié, l’a teinté à ses couleurs et l’a définitivement imposé comme symbole pour certains de la magie de Noël, pour d’autres de la frénésie consumériste organisée. Pour ma part il reste peu importe son « origine » empreint d’une magie que des générations se transmettent avec malice.

Joyeux Noël à tous !

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Parmi les inventeurs de l’animation moderne, celui dont la vie fut la plus abracadabrante c’est Charley Bowers qui su mélanger  burlesque et de l’animation, nous livrant les films parmi les plus orginaux. Fils d’une comtesse française et d’un médecin irlandais, Charley Bowers fait, à l’âge de 5 ans une rencontre décisive avec un artiste de cirque qui l’initie à l’art du funambule. A peine un an plus tard il est kidnappé par le directeur d’un cirque, convaincu à raison de son habileté. Retrouvé par un de ses oncles deux ans plus tard, il retourne au sein de sa famille alors que son père vient de mourir. C’est don a à peine  9 ans qu’il se retrouve à subvenir aux besoins de sa famille… Comme débuts romanesques on a rarement vu mieux dans le monde de l’animation

Il va donc multiplier les petits boulots : garçon d’ascenseur, commis de magasin, jardinier, placeur dans un théâtre, convoyeur de fourgons de marchandise, il dira même avoir été jockey, cow-boy et dresseur de chevaux tout en continuant ses numéros de funambule. Après avoir frôlé la mort lors de l’ascension de deux immeubles à Chicago, il décide de quitter cette carrière et commence alors une nouvelle vie au théâtre. Comédien  puis régisseur, costumier et décorateur… Mais c’est lors d’un banquet donné en son honneur qu’il se met à caricaturer les personnalités présentes avec un succès tel que le journal Jersey City décide de les publier et d’engager Charley Bowers comme caricaturiste huit ans durant avant de passer au Chicago Star, puis au Chicago Tribune et au Newark Evening News.

C’est en 1912, année que le deuxième grand tournant de sa vie se produit avec la découverte de sa vocation pour l’animation. En 1915, Charley Bowers s’associe avec le canadien Raoul Barré, pour lancer The Animated Grouch Chaser, société qui produira les dessins animés Mutt and Jeff dont Bud Fischer crée les personnages. C’est dans cette aventure que le mauvais côté de ce génie apparait, lors de ses différents avec Raoul Barré concernant le degré de paternité des dessins animés produits, car il s’approprie celle d’une partie du travail de ce dernier  qui fait alors une dépression nerveuse,  Bud Fischer rachète la société Barré-Bowers, déjà propriétaire des héros de la BD mais l’apport de Charley Bowers est incontournable et après avoir renvoyé celui ci, il recommence à travailler avec lui en 1920.

De 1926 à 1927, Charley Bowers collabore avec H.L. Muller et Ted Sears sur une dizaine de courts métrages comiques qu’il dirige, écrit et interprète dont  le célèbre Pour épater les poules. C’est surtout l’occasion pour Bowers d’expérimenter, d’affiner sa technique et en 1928, Charley Bowers fonde la Bowers Comedies dont il est aussi le producteur, le scénariste, l’interprète et l’animateur des séries Goofy birds, You’ll be sorry, Say Ah-h !, Whoozif, There it is, et Hop Off avec H.L Muller à la réalisation. Au début des années 30, Charley Bowers réalise « It’s a bird », son premier long métrage.. Au milieu des années 30, Charley Bowers travaille pour la publicité, illustre et écrit des livres d’enfants et produit un système de projecteur qui fonctionne sans pellicule : le Bowers’s Movie Books. Pourtant, en 1941 il tombe gravement malade et ne pourra plus tourner, il décèdera en 1946

Comme Buster Keaton ou Charles Chaplin Bowers crée avec « Bricolo » un double récurrent qui lui permet d’exprimer son attirance pour les effets spéciaux et les inventions extravagantes Maître dans la fabrication de machines extraordinaires, qui, grâce à des jeux complexes de pistons, roues, poulies, etc., produisent des choses invraisemblables, elles marquent la personnalité des œuvres encore une fois trop peu connues de génie de l’animation

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Isssu du groupe Archigram, Ron Herron conceptualisa l’idée d’une cité « mouvante »… la Walking city.

La principale préoccupation de ce  groupe était de refléter dans l’architecture les changements radicaux des années 60 de la politique de  John F. Kennedy aux idées de  Michel Foucault et Claude Lévi-Strauss,  mais aussi l’art au travers des Beatles, Bob Dylon, Andy Warhol, Roy Lichtenstein et de Claes Oldenburg. Pour Archigram, la mobilité est importante et omniprésente, même pour le paysage urbain : les bâtiments peuvent ainsi former des amas de nouveaux n’importe où pour faire face à l’évolution des besoins d’une ville, les bureaux d’hier devenant demain les musées et jardins d’enfants. Ron Herron parlait du concept de sa walking city comme d’un « symbole d’une capitale mondiale qui se déplacerait autour de la planète« . L’idée des architectes d’ARCHIGRAM n’était pas de réaliser, mais de conceptualiser, projetant des idées folles: maisons qui marchent sur des bras télescopique, villes démontables, cinéma en plein air à partir d’un Zeppelin… L’utopie urbaine à portée de main, grâce aux possibilités de la technologie, inventer des environnements, gonflables, télescopiques…La planification de l’habitat et de usine sont dans cette vision contrôlés par l’État et l’industrie, concernant les loisirs: c’est Instant City, une grande foire itinérante qui déplace de ville en ville ses amphithéâtres et ses projec­tions en plein air.

Au travers des projets comme « Living City », « Plug-in City», «Walking city» et «Blow-out Village», Archigram proposait une approche optimiste et ludique d’architecture nomade.

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Path of Hate est un film d’animation réalisé par le polonais Damian Nenow, qui porte un regard amer sur la nature humaine et sur la guerre. Si ce court trailer fera inmanquablement penser au Skycrawler d’Oshii, il est d’un autre style visuel et réellement impressionant. Vous pouvez en découvrir plus sur le (magnifique) site : http://www.pathsofhate.com/

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« Floating Observatories ou Observatoires flottants » est un concept de ville flottante composée de modules d’habitation suspendus dans les airs grâce à l’hélium qui dépasse en ambition des concepts d’hôtels sous marins. L’idée est de développer la ville sur le modèle de l’arbre avec des« branches » qui soient auto-portantes :  centre d’information, musée, espace de conférence, restaurants, bureaux… flottants comme des ballons gonflables. Une ville dans le ciel au croisement des films de Miyazaki et de La ville flottante de Jules Vernes (1871), une nouvelle forme de modularité urbaine, dont l’audace si elle est surprenante ne sera peut être pas suffisante pour qu’elle se réalise eu égard aux risques (remember Hindenbrug).