Accueil Archives 2010 novembre

Monthly Archives: novembre 2010

2 2758

Pour ceux qui ont connu le web avant flash, pour animer un peu votre site, il y avait (et il y a encore) le gif animé. Généralement on ne considère pas celui ci comme disons un art majeur, une source de grande créativité sur le web… Voilà qui va faire mentir cette assertion : un fan de cinéma à rassemblé sur sa page thumblr une séléction de scène cultes du cinéma, en boucle. L’effet est assez saisissant, et pour une fois, oui… le gif animé est un peu un art..

Pierrot le fou

Encore Pierrot le fou

Pulp Fiction

Et des dizaines d’autres ici

Dans le même esprit mais en plus décalé peut être : http://threeframes.net/ (merci Sylvain)

0 1000

logo wikileaks

Afin de se protéger… ou bien pour mieux accroitre son audience, wikileaks met souvent en scène ses révélations, et celles d’hier ne dérogent pas à la règle. Je ne commenterais pas les contenus, parfois croustillants, parfois inquiétants de ce gorge profonde numérique mais plutôt la portée pour l’historien du présent comme pour ceux du futur de ces révélations. En effet, il est souvent très difficile pour ne pas dire impossible à l’historien d’avoir accès à des documents « éclairants » sur des situations politiques données ou des analyses sur lesquelles ont été prises des décisions qui dessinent le cours de l’histoire… et wikileaks donne, aux journalistes comme aux citoyens, aux historiens comme aux commentateurs, une vision brute peut être mais du coup plutôt « honnête » de l’histoire qu’il s’agisse de guerre (les warlogs) ou de relations diplomatiques (les statelogs). L’intérêt de ces sources c’est justement le non filtrage de celles ci. Si celles ci sont non filtrées (en clair si wikileaks n’est pas elle même d’ors et déjà manipulée ce qui au vu de son audience va devenir une volonté croissante de la part de tout ceux qui peuvent y avoir un intérêt).

Cette portée n’est pas seulement sur le long terme, elle est aussi immédiate dans l’impact que ces révélations vont avoir sur le cours de cette histoire, sur comment elles vont amener une relecture des relations inter gouvernementales en même temps  qu’elles vont faire évoluer celles ci. Les gouvernements, notamment le gouvernement américain, ainsi que l’univers du renseignement américain se retrouvent devant une mise à nu de certaines de leurs pratiques voir de leur déviances, ce qui soyons réalistes, ne changera pas leur modus operandi, mais celui ci ne sera plus du domaine spéculatif, il pourra être accepté comme une donnée factuelle de l’analyse.

Certes oui, ces révélations sont un peu du domaine du spectacle et posent la question de la manipulation volontaire de la part de wikileaks de celle ci. Si wikileaks rend disponible ces informations avec avouons le, une brutale honnêteté, son action est elle même militante et devra elle même être soumise à analyse. Mais de part cette action, cette ONG est devenue elle même une part de l’histoire, et je ne serais guère étonné de voir celle ci citée dans les livres d’histoire plus tard, si elle « survit » à ses révélations à répétition… Même être médiatique ne sera peut être pas toujours suffisant pour ne pas risquer un retour de bâton de la part d’intérêts particuliers internes aux milieux militaros industrialos renseignementos étatiques, l’attaque par déni de service des serveurs étant la démonstration d’une tension croissante sur cette question.

Ainsi wikileaks participe à écrire l’histoire et à cet égard devient aussi l’histoire, mais des « révélations » sur wikileaks, au delà de la nécessaire caution des sources n’est pas encore à l’ordre du jour, s’il y en avait besoin. Vous l’avez compris, rien n’est aussi simple qu’il n’y parait pour l’historien qui s’il trouve là une manne d’informations « éclairantes », devra aussi questionner cette même source, ne serait ce que parce la fuite d’une telle quantité de documents de la part d’une source intérieure au renseignement américain parait… étonnante pour le moins. Les personnels ayant accès à des informations sensibles, sont généralement particulièrement suivis… et surveillés.

Le spectacle brouille l’information, l’histoire et l’historien devront avec le recul du temps et un esprit critique doublement affuté relire cette histoire qui s’écrit pour nous en temps réel.

0 1122

Créé en 1985 par Alexei Pajitnov, chercheur en reconnaissance de la parole diplomé de l’académie informatique de Moscou, le jeu tetris est l’un des plus grands succès planétaires. C’est au même titre que le rubik’s cube par exemple, une icone des années 80… Il a aussi inspiré quelques vidéos ou performances toutes plus étonnantes les unes que les autres..

et quelques pubs « batman like » pour un portail de jeu en ligne

2 1781

Ce soir deux petites propositions de retouche sur des photos de l’été, au bord de l’eau avec le lensbaby, la plastic optic monté sur 5D. Au delà du côté atmosphérique déjà présent grâce à cet excellent petit objectif, l’idée était d’apporter une touche un peu plus cinématographique à cette image. Certes le focus central et le flou qui en résultent apportent déjà une bonne base à cet aspect, mais c’est via la retouche colorimétrique (température de couleurs, teinte) et en limitant l’utilisation du contraste que je suis arrivé au résultat souhaité.

Un petit exemple donc de ce que le lensbaby plastic peut donner lorsqu’on additionne un peu de créativité avec…. à vos commentaires donc 😉
Cliquez sur les images pour les voir en grand (1600px)

0 2034

Après avoir vu ce qu’Andrea Petrachi fait avec ces objets que vous jetez, vous ne regarderez plus votre électroménager de la même façon.
S’il a commencé très jeune a démonter les choses, cet artiste / monteur vidéo / sculpteur à lui continué à l’âge adulte en créant des robots à partir de machines jetées et sous le nom de Himatic a créée cette série de junkbots à la personnalité à la fois forte et sensible. Rasoirs électriques, vieux appareils photos, têtes de poupées, de canards en plastique, là où certains auraient créé des monstres anxiogènes ses créations sont pleine d’humour.

Comme il l’écrit lui même sur son site, ses créations sont à la fois en réaction à une pulsion consumériste qui jette tout et une ode à la capacité de l’homme à transformer les choses.
Vous pourrez en découvrir plus sur son site

0 2201

L’agence Moma de Sao Paulo à eu la bonne idée de créer quelques fausse pubs sixties des principaux outils du web 2.0, facebook, twitter, etc.. Avec un certain succès.
Voici quelques unes de leurs créations

0 4489

Pour faire suite à l’article d’hier sur les sous sols de New York et les gens qui s’y sont réfugiés, voici l’histoire du métro pneumatique…
Ce système pneumatique, développé par Alfred Ely Beach au 19e siècle et dont la première démonstration fut réalisée sous Broadway en 1870 doit son échec à la crise économique et aux choix politiques d’alors. Son concept était simple et déjà utilisé pour le transport de messages par exemple : l’air propulsant au travers de tubes des capsules d’un endroit à un autre. Pour développer son invention Beach avait besoin de tester son idée dans un tunnel de chemin de fer abandonné qu’il fallait prolonger pour en faire une solution pneumatique opérationnelle. Pressions politiques de la part de concurrents, manque de relations politiques… il n’en a jamais obtenu la permission.

Durant ses quelques mois d’existence ce tunnel de 95 mètres entre Broadway et Murray Street, fascina les new yorkais qui le visitèrent durant la journée. La concurrence du métro et surtout l’idée selon laquelle creuser des tunnels allait faire s’effondrer des terrains qui effrayait le gouverneur d’alors, furent les freins et la crise économique le terminus de cette idée. Il ne subsiste aujourd’hui plus rien de ce tunnel et peu d’éléments sur ce métro pneumatique, tout fut détruit ou perdu dans les années suivante.

L’idée des tubes pneumatiques revient à l’inventeur anglais George Medhurst, d’abord pour transporter des lettres et des colis en 1810 puis deux ans plus tard il imagina de transporter ainsi des passagers et des marchandises. Dans le milieu des années 1820 un autre inventeur anglais, John Vallance, construit un tube dans sa propriété de Brighton, 8 pieds de diamètre et 150 pieds de long, dans lequel une voiture de tourisme a avancé à deux miles par heure. Si Medhurst avait réalisé dès 1812 que les passagers ne voudraient pas de rouler dans un tube, il fallut attendre 1827 pour qu’il conceptualise le chemin de fer atmosphérique. Ce système consiste en un petit tube pneumatique construit le long d’une voie ferrée ordinaire, et un piston à l’intérieur du tube tirait un train sur les rails.

Pour plus d’informations sur cette histoire, une publication très complète en anglais : http://www.columbia.edu/~brennan/beach/index.html

10 28248

J’aurais aussi pu appeler cet article la pauvreté cachée de la Grossse Pomme ou le ver est dans le fruit… Car il s’agit ici d’une réalité à la fois dramatique et presque inévitable eu égard à la violence dont les sans abris sont victimes, tant de la part d’une municipalité qui ne veut pas d’une partie de la société qui les considère comme des défouloirs humains. New York est comme certaines autres grandes métropoles mondiale bâtie sur un gruyère, une deuxième cité, souterraine celle ci existe en parallèle de celle de la surface avec ses lumières, son perpétuel mouvement.

Le titre vient d’un livre, publié en 1993,écrit par Jennifer Toth et intitulé  » les Taupes «  (The Mole People) consacré à cette société parallèle.

Historiquement le sous sol de New York est percé de galeries faites par les ouvriers chinois du XIXe siècle qui cherchent à la fois un endroit « à eux », mais aussi un lieu de trafic pour les triades, c’est la même époque qui voit le développement à la fois du premier système d’égouts mais aussi du premier aqueduc qui amène de l’eau potable en quantité suffisante dans la ville qui se développe alors. Ces premières galeries vont au fur à mesure du temps se doubler d’une myriade de lignes de métro et de stations dans les années 3O, dont certains seront abandonnées au fur à mesure du temps.. La bonne société de l’époque avait même fait construire ses propres lignes, avec lustres en cristal et brocards, lignes qui furent submergées par une montée de l’Hudson deux ans plus tard.. Des voies hydrauliques, des projets qui faute de financements ne sont jamais terminés, bref, sous les gratte ciels une cité en négatif s’est construite au fur à mesure du temps, dont on ne sait pas trop aujourd’hui encore quelle est l’étendue réelle. Ces tunnels s’entrecroisent jusqu’à parfois 7 niveaux ou l’équivalent d’un immeuble de 30 étages.

Dans ces galeries abandonnées, dans ces stations de métro oubliées, une vie, une société parallèle s’est développée, victimes des crises économiques, précaires, sans abris qui sont venus chercher là asile et protection. A New York, les sans abris ne sont pas les bienvenus. Bancs de plus en plus rares, le risque d’être molesté par des bandes de jeunes, risque malheureusement bien réel, le « nettoyage » des quartiers par Giulliani, tout cela à contribué à la migration progressive des plus faibles et des plus pauvres vers un monde souterrain dont il est bien difficile de sortir. La violence, la drogue, n’y sont pas absents, la maladie non plus, mais pour beaucoup d’entre eux, revenir à la surface n’est plus possible… à la fois parce qu’ils n’y trouvent pas une vie meilleure, mais aussi parce qu’il leur est devenu psychologiquement quasi impossible à supporter. Des « coursiers » montent en surface faire des courses, on communique en tapant sur les tuyaux, on se branche sur l’électricité disponible sous terre, l’une des communautés qui fonctionne ainsi a même sa propre école.

Entre les stations de métro abandonnées, les locaux techniques, voir des galeries ou tout simplement des grottes dans le granit qui soutient la ville, on évalue à environ 30 000 le nombre de personnes vivant sous terre à New York, chiffre impossible à évaluer, et dont il faut bien avouer que l’administration n’est pas très intéressée d’en prendre la charge.

Pour certains, la lumière du jour est devenue anxiogène, l’extérieur insupportable et d’un côté comme de l’autre des fantasme se sont créés entre ceux habitués à la nuit perpétuelle et aux lumières artificielles  et ceux de la surface qui doivent y descendre: « Si les  » taupes  » se sentent plus en sécurité sous terre, enveloppées dans l’obscurité ambiante, les New-Yorkais sont littéralement pétrifiés par ce monde souterrain qu’ils perçoivent comme un univers irrationnel et maléfique, peuplé de fous furieux qui se nourrissent de rats. Pas question, donc, de descendre désarmé.  » Les travailleurs souterrains sont tous munis d’une arme. On appelle ça un « égalisateur » « , explique un employé du métro new-yorkais qui descend fréquemment dans ses entrailles. Car les tunnels représentent plus qu’une existence aux confins de la société. Ils forment un autre monde directement en opposition à celui d’en haut. Ce monde, qui glace d’effroi les New-Yorkais, rappelle étrangement l’univers obscur que Victor Hugo opposait à celui des nantis de la planète.  » Parfois, je ne sortais pas du tunnel pendant un mois entier. Je demandais à des amis de m’apporter ce dont j’avais besoin. Je ne voulais pas affronter le monde extérieur. En haut, c’était la guerre, j’étais en danger. Le quai du métro était un territoire neutre et, en bas, j’étais en sécurité « , explique Harry qui ajoute que la majorité des habitants du tunnel adoptent cette logique. » Article consacré aux ‘taupes’ du journal l’Humanité, Février 2002.

18 fèvrier 2011 : Petite mise à jour avec cette vidéo d’un explorateur urbain New Yorkais qui se balade dans le metro et sous New York, qui va croiser quelques « mole people ».

UNDERCITY from Andrew Wonder on Vimeo.

2 1797

Les anti hadopi savent parfois manier l’arme de l’humour pour parler de la dérive sécuritaire actuelle autour d’internet et de l’incohérence des discours tenus par les politiques. En utilisant des affiches de propagande de tous les bords (Chine communiste, France pétainiste, etc…) ils appuient là où ça fait mal et c’est assez jouissif… Voici donc un petit diaporama tiré du compte flickr 😉

0 2867

ça n’existe pas que dans les James Bond… Mais ça a existé aussi chez ses adversaires de l’époque, les soviétiques. L’Union Soviétique, la Russie, connaiss(ai)ent des périodes de grands froids longs et très durs qui limitent les déplacements… Il a donc fallu inventer des moyens de faire avec et l’ingéniosité n’a pas manqué. La nécessite, surtout militaire, de se déplacer facilement et rapidement sur de longues étendues enneigées à encouragée le développement de « motoneiges » et d’aerosleds. C’est notamment durant la seconde guerre mondiale avec le RF-8 (ci-dessous) que le concept à prouvé son utilité

Maniable, rapide, face à des forces ennemies lourdes et mal équipées… une arme redoutable.
Dans le même esprit il y eut le NKL 26, il faut dire que les recherches sur ce type de véhicules avaient commencé dés 1919. Si peu de modèles sont aujourd’hui encore connus, les soviétiques développèrent pourtant des dizaines de véhicules différents du même genre à des fins parfois aussi scientifiques et d’exploration. Voire de secours.

Les allemands tentèrent d’y répondre avec leur Tatra… mais sans succès notable. Trop lente et trop tardivement produite.

Le RF 8 n’est pas la seule construction qui aie existé puisque le constructeur automobile Pobeda produisit le Sever-2, mélange de voiture sur ski aditionné d’un moteur à hélice d’avion. Elle fut plus utilisée pour la livraison de courriers que pour une utilisation militaire.

Les soviétiques poursuivirent après la guerre avec le très modulable KA 30 qui pouvait à la fois servir de transport de troupes, d’ambulance, voir de véhicule de tourisme. Ses capacités de franchissement de rivière lui conféraient une utilité plus grande encore.

Quelques uns de ces véhicules existent toujours et son encore utilisés :

Les conditions n’ont pas changés, et la recherche sur ce type de véhicules très particuliers non plus.
Enfin, les américains imaginèrent quelque chose… de plus proche de leurs habitudes :

Enfin, même s’il n’est pas sur ski mais fut construit pour rouler sur le même type de surfaces il y eu aux Etats Unis en 1939  l’Antarctic Snow Cruiser ou « pingouin »
Conçu pour rouler sur les glaces de l’antartique, il ne connu pas le succès escompté. Vous pouvez découvrir son histoire dans cet article