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Monthly Archives: septembre 2010

Pour tout ceux qui connaissent un minimum l’animation japonaise, l’importance des robots est telle que c’est une genre à part entière le « mecha » dans l’animation et qu’elle fut à la base du boom du manga. Cette relation n’est pas nouvelle… l’affection japonaise pour les robots remonte à l’ère Edo ( 1603-1868 ) et ses premiers automates ou  « poupées automatisées » . Les Karakuri-ningyō ( poupées mécaniques ), avaient pour fonction d’amuser le peuple à certains festivals  et la superstition voulait  qu’elles bougeaient grâce à un esprit qui pénétrait le mécanisme et lui assurait un déplacement proche de celui de l’être humain. Construites en bois,  et animées par un mécanisme d’horlogerie elles eurent même leur théâtre, le Takeda-za, à Ōsaka dès 1662.

Dans les années 1920, alors que  la mécanisation de l’ industrie bat son plein, la culture populaire est riche en films, bandes dessinées et littérature consacrées aux « robots » en témoigne cette photo (de 1932, dont on ne sait finalement pas grand chose) d’un inventeur à côté de son robot, dont on imagine qu’il tient plus de la décoration qu’autre chose.

Ce sera surtout à partir de 1952 avec la création d’astro le petit robot d’Osamu Tezuka que l’ampleur de cette « attirance » va prendre une autre dimension. Le succès de cette œuvre, et au delà de celle son héros, va faire du robot au Japon un acteur incontournable de la culture (cinéma, animation, manga). L’ombre d’un Godzilla masque à nos yeux l’importance prise par les robots en temps qu’acteur inconscient et central de l’imaginaire japonais. Ce sera ensuite en 1956 Tetsujin 28-go qui sortira en animé, et sera le tout premier « mecha » dont le succès soit réel au Japon, (il sera connu  sous le nom de Gigantor aux US mais ne percera jamais réellement). Si quelques animés surfent ensuite sur la même vague, aucun ne connaitra le même succès avant 1963 et l’adaptation animée d’astro : Astroboy.

Ce sera pourtant l’apparition de Cyborg 009 dans un film sous le nom de ( Cyborg 009 Kaishû Sensô ) en 1967 qui va ouvrir la voie a toute l’animation japonaise. Le successeur sera Mazinger Z (1972) , premier « robot géant qui connaitra lui aussi  un gros succès au japon, mais sera boudé a l’étranger pendant un certain temps. Il faut donc attendre 1977 pour que le succès dépasse les frontières mais surtout qu’au Japon on par le d’un « boom » avec des titres tels que Space cruiser Yamato, ou encore ( Space Battleship Yamato ) qui vont convaincre les industriels de promouvoir leurs créations hors des frontières.

Ce sera dés 1978 avec Goldorak ( UFO Robo Grendizer ) de son vrai nom, dernier volet d’une trilogie imaginée par Go Nagai mettant en scène des robots géants qui connaitra un succès immense notamment en France (tous les trentenaires peuvent en témoigner.. L’année suivante un nouveau tournant : l’apparition d’un nouveau style et d’une animation différente avec le premier Gundam. Ce ne sont plus des grands robots mais des « transformers », le design des machines change véritablement. Suit en 1982, Macross et l’année suivante Armored trooper Votoms qui se différencie de tous ses prédécesseurs par le réalisme des combats, sans concessions.

Dans le même esprit que Gundam sortira dans les années 80 robotech. C’est en 1988, en même temps que l’immense Akira qu’on verra apparaitre Gunbuster et le début du cyberpunk. En 1995, Evangelion apporte une dimension supplémentaire : animation superbe, scénarios impressionnants, ampleur inédite du propos. Quelques années plus tard, l’ultime évolution, Ghost in the Shell, et ses cyborgs métaphysiques bouclent le cycle.

Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que le robot n’est pas considéré de la même façon au Japon ( où il est perçu comme plutôt sympathique) et en occident où on le perçoit comme une menace latente qu’il s’agisse de remplacer la main d’œuvre humaine ou d’asservissement, l’imaginaire de Matrix en témoigne très bien. La robotique est une industrie sur l’archipel : en 1973, Waseda sort le WABOT-1 (contraction de WASEDA et de roBOT), le 1er humanoïde « intelligent », doté d’un système de vision et de conversation qui lui permet de communiquer (en japonais), de marcher mais aussi de saisir des objets avec ses senseurs tactiles.

En 1984, le WL-10RD peut monter des marches d’escalier et C’est un progrès énorme, car ce type de mouvement nécessite que le robot déplace son centre de gravité et tienne en équilibre sur un pied pendant un moment puis en 1995, Waseda termine le WABIAN. qui possède 2 caméras qui font office d’yeux, et de capteurs partout. Il est l’aboutissement de plusieurs dizaines d’années de recherche. Enfin Depuis l’an 2000, les robots sont conçus pour vivre avec l’Homme, tels ASIMO de Honda ou SDR-3X de Sony. Asimo regarde son interlocuteur et peut répondre à une poignée de main. Le chien AIBO, un animal virtuel créé par SONY, voit le jour à la même période.

Le robot est souvent construit « humanoïde » et est considéré comme un « auxiliaire de service » (l’animé Patlabor en est l’une des émanations les plus claires). Le robot accompagne ou aide l’homme. Il lui ressemble parfois jusqu’au mimétisme ( avec Actroid DER2 appelé androïde réaliste, Kokoro et l’université d’Osaka ont développé un androïde qui regarde, parle et déplace sa tête, bras, mains, et corps avec un corps très « humain »).

L’ultime mission pour les robots japonais c’est le programme de robots lunaires lancé par

L’Agence spatiale japonaise JAXA avec 2.2 milliards de dollars US de budget pour financer le développement d’une famille de robots qui iront explorer la Lune d’ici à 2020. Ces derniers pèseront environ 300 kg et seront équipés de bras pour prélever des échantillons, des panneaux solaires pour les alimenter en énergie, des appareils de mesure sismiques et naturellement des caméras vidéo haute définition. Semi-autonomes, ces robots seront dirigés depuis la terre et ils jetteront les premières « pierres » d’une base lunaire, qui pourra accueillir des humains dans le futur.

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Il est sans doute l’égal d’un Disney, d’un Tezuka, il a inspiré des cinéastes comme Tim Burton, Darren Aronofsky, Milos Forman ou les frères Quay, c’est aussi l’un des derniers surréalistes en activité. Ce cinéaste tchèque né en 1934 reste pourtant un inconnu pour la plupart d’entre nous. Je l’ai pour ma part découvert il y a une dizaine d’années, au cours de me recherches sur le cinéma d’animation et quelle révélation !

C’est à n’en pas douter l’un des grands pionniers de l’animation, et plus particulièrement de l’animation en volume, honteusement méconnu du grand public et qui a su à insuffler à ses animations une profondeur de sens rare, une quête dans les recoins de l’inconscient humain.Un univers étrange et fascinant où des steaks dansent le tango et copulent dans la farine, une cuisinière fabrique des cookies en charbon, les objets d’un appartement qui poursuivent son locataire : « Dans les vieux grimoires des sorcières, on disait que pour chasser un démon ou un monstre, il fallait trouver son nom. C’est la méthode que j’utilise pour chasser mes angoisses et mes peurs. Je les nomme dans mes films » explique Svankmajer.

Délires sur notre psychologie, ou critique politique ou sociale, ses films furent censurés parfois pour ces supposées (?) remises en cause… Pourtant pas de mots le langage est 100% cinématographique, images et sons, mise en scène, l’étrangeté de ses personnages et de ses histoires témoignent d’une fantastique imagination. Visuellement c’est impressionnant, troublant et parfois glauque, avec ce côté « artisanal » qui n’appartient qu’à lui (surtout dans ses courts métrages). Au delà d’une série de courts métrages Svankmajer a aussi réalisés plusieurs long métrage, dont sa propre adaptation d’Alice qui vaut largement le détour

Voici donc deux vidéos : Dimensions of a dialogue (qui est en partie un hommage à Archimboldo) :


Jan Svankmajer – Dimensions of dialogue

et meat love, avec son célèbre duo de Steaks Dansants (l’une des obsessions du cinéaste est la nourriture)

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Ceux qui ont déjà lu un article quasi similaire dans l’esprit sur les comics ne seront pas dépaysés, l’idée est de combattre cette image stéréotypée que l’on a du manga (bande dessinée japonaise, je ne parle pas d’animation) comme étant quelque chose d’encore plus… incongru que de lire des comics. Ce serait encore une fois passer à côté d’auteurs passionnants, avec un dessin et une façon de raconter des histoires qui leurs sont propre, ce serait nier la finesse et l’intelligence que l’on peut trouver dans ces livres dont certains sont plutôt d’ailleurs à recommander à un public adulte, de par leur violence (Nihei) ou leur complexité. Oui, complexité parce que tout ceux qui ont déjà lus certains tomes de ghost in the shell de Masamume Shirow savent combien en quelques pages le mangaka est capable de brasser de thèmes, de réflexions…

De plus aujourd’hui un nombre croissant de bons auteurs sont disponibles permettant à chacun de trouver celui dont le discours ou le graphisme lui est le plus proche. Ou son rythme : entre la lenteur mélancolique d’un Taniguchi et la fureur d’un Nihei, les univers de chaque auteur sont autant d’occasions de plonger dans des conceptions différentes de la SF aux chroniques sociales ou à l’introspection. Une richesse donc d’écriture, une finesse que les idées reçues nie en cantonnant le manga aux images stéréotypées d’une production de masse enfantine que la télévision, média décidément bien réducteur, utilise pour combler le vide de sa sélection.

Il y a des œuvres majeures et des œuvres mineures certes… Un 20th century boys ou les ghost in the shell, Blame ! ou MPD psycho sont des oeuvres fortes, aux thématiques tour à tour profondes, dérangeantes, multiples, les livres de Inio Asano ont une personnalité propre, une façon de raconter l’univers intime des personnages, unique. Contemplatif, lent, poétique,  Mushishi d’Yuki Urushibara allie la sensibilité de son auteur à une histoire mélant nature et fantastique, pour un résultat passionnant. Les oeuvres d’Osamu Tezuka sont tellement nombreuses que chacun trouvera celle qui correspond le mieux à ses goûts : science fiction, historique, philosophique, polar… Si on aime ce trait simple mais efficace. Chacun peut donc trouver  l’auteur qui lui correspond…

L’inventivité ou la construction même de certaines histoires méritent une attention aussi importante que celle d’un classique littéraire pour en comprendre les ressorts. Un passage de 20th century boys dans le tome 1 peut prendre une ampleur inattendue et compréhensible dans le tome 5 ou 8 par exemple, cette histoire en 22 tomes est à cet égard une construction impressionnante… et passionnante, et dans le même esprit on pourrait parler d’Akira.

Dire qu’il y a d’un côté la bande dessinée (sérieuse) et le manga (simpliste) d’un autre est une tentation forte chez ceux qui n’en ont jamais lu. Le dessin, la ligne claire européenne et le trait plus simple du manga (quoique plusieurs mangaka contredisent cette idée de simplicité) conduisent parfois à conditionner la vision que l’on a de cet art. Déjà que la bande dessinée n’a pas très bonne presse (des adultes qui lisent des bandes dessinées, pensez donc, c’est qu’ils n’ont pas suffisamment de maturité), pire encore s’agissant de comics… alors de mangas, le format est donc plus difficile à faire « respecter » comme étant un art de la même façon que le 9e art européen (plus « respectable » ou « adulte »). Il ne faut pas nier non plus qu’une partie de cette production parfois industrielle tire vers le bas mais comme dans chaque art, il y a des perles. Faites fi de toutes ces idées reçues, n’hésitez pas la prochaine fois que vous passez en librairie ou à la bibliothèque de votre quartier de vous aventurer jusqu’au rayon manga et feuilletez quelques pages de ces livres qui se lisent dans le sens contraire de la lecture occidentale, vous découvrirez toute la richesse d’une production dont nous ne connaissons pour l’heure (et malgré un réel progrès dans l’édition depuis quelques années) qu’une petite fraction.

Petite liste de mangas recommandés

Abara & Blame ! de Tsumotsu Nihei
Mushishi de Yuki Urushibara
Ghost in the shell / applessed / Orion de Masamume Shirow
Akira / Domû d’Otomo
Le champ de l’arc en ciel de Shigeru Mizuki
Kaos, l’histoire des trois Adolf, la femme insecte d’Osamu Tezuka
Nononba d’Inio Asano  (grand prix a Angoulème, excusez du peu)
20th century boys, Pluto d’Urasawa Naoki (& Osamu Tezuka pour Pluto qui est une reprise d’une histoire du maitre, mais extrapolée et modernisée)
Reset, manhole, dudes hunt de Tsutsui Tetsuya
Amer béton de Taiyō Matsumoto (numéro 5, une autre de ses œuvres est très bien mais très (trop?) barrée)
MPD psycho d’Eiji Otsuka
Quartier lointain, au temps de Botchan,  l’orme du caucase, l’homme qui marche… de Taniguchi

et j’en oublie sûrement quelques uns, mais voilà déjà de quoi commencer 😉

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La publicité et les créatifs qui travaillent dans le domaine de la publicité ont parfois des idées originales, marquantes, impressionnantes… et il n’est pas toujours simple de garder trace, de retrouver ou de savoir où trouver la prochaine pub intelligente et forte. Maintenant il y a ads of the world, un bon site bien complet qui regorge de ressources, logos, affiches vidéos, le tout pouvant être trié par média, par lieu, par thématique.. Donc si vous êtes en panne d’inspiration ou plus simplement si vous avez envie de vous faire plaisir…

Passez donc un moment sur ads of the world

Allez quelques exemples pour vous donner envie :

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… un peu à l’image de l’œuvre de ce mangaka dont cet opus en deux livres constitue une bonne entrée (vu que Blame ! c’est quand même une dizaine de volumes). Tsutomu Nihei est un peu à part dans la production générale manga… scénarios violents et minimaux, univers sombre et urbain façon post apocalyptique (on sent là l’influence sur le monsieur de ses études d’architecture qui font de ses décors de vrais éléments de l’histoire). Nihei c’est pas pour les enfants soyons clairs. La noirceur est présente dans le propos comme dans le traitement, noirceur de l’histoire comme des créatures, des décors écrasants comme des destins. Les univers de Nihei font un peu penser à la première fois qu’on voit Alien, un univers claustrophobique, glauque, décrépit …

Ce qui frappe en premier, c’est ce trait, dense, énergique, sombre, la marque de son auteur, qui au travers de ses différentes œuvres décline cet univers, un monde gigantesque, écrasant, où s’agitent des monstres, entités, puissances aux contours mal définis. Abara n’échappe pas à cette règle, la fureur dispute aux ténèbres. Des créatures mutantes, les « Shi­ro­gau­nase » se mé­ta­mor­pho­sent et sèment la ter­reur dans une cité fu­tu­riste. Face à eux d’autres créatures, invoquées par une étrange police parallèle / église politique en l’occurrence l’un d’eux, le « héros ». Par­tant de sa co­lonne ver­té­brale, une ar­mure faite d’os­se­ments in­des­truc­tibles l’en­ve­loppe et le combat commence… Un homme et une femme, celle là même qui est venu demander au « héros » de redevenir cette bête pour combattre, vont tenter de trouver la réponse à cette folie.

C’est l’histoire d’un combat entre deux monstruosités, l’une « contrôlée », l’autre sauvage, dans une ville qui tient rapidement plus du champ de bataille, on en sait peu sur les uns et les autres, d’où viennent ils ?
Pourquoi existent ils? L’important n’est pas là… C’est une constante de Nihei, on en sait peu sur comment on en est arrivé là, l’important est de survivre, coûte que coûte. Monstre blanc contre monstre noir, absolus opposés,  scènes d’actions quasiment cinématographiques, la bestialité des créatures en combat et de leur apparence, frappante, la violence qui semble omniprésente, tout cela n’est pourtant pas la seule image que l’on conserve de cette lecture. L’inventivité en terme de personnages (voire le bernard l’hermitte), de design des monstres, de la cité,  donne à comprendre l’importance prise par ce mangaka à l’univers si personnel par rapport à une production pléthorique.

Court (2 tomes) cette œuvre de bruit et de fureur permet d’approcher le travail de Nihei sans se plonger dans une lecture plus longue, et peut être plus contemplative (avec tout autant de violence pourtant) de Blame ! qui ne vous donnera pas beaucoup plus de réponses sur le où, le quand, le qui ou le pourquoi, mais à l’univers tout aussi cauchemardesque mais impressionnant de maîtrise

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Généralement méconnu du grand public et pourtant considéré comme un véritable génie du design à l’instar d’un Stark qui lui aura su créer une marque autour de son nom, Luigi Colani a créé dans un très grand nombre de domaines, des transports aux meubles, des bâtiments à la déco (jusque là ça parait classique) mais aussi dans le domaine de la photo (on lui doit le canon T90, l’un des premières appareils photos réellement ergonomiques) , des ustensiles scientifiques ou même dans celui… du funéraire

Comme son nom ne le dit pas, il nait à Berlin en 1928, et fera des études de sculpture et peinture aux Beaux-arts de Berlin, puis d’aérodynamique à la Sorbonne à Paris de 1949 à 1952. Depuis les années 50, il a conçu l’aérodynamique des automobiles pour des constructeurs comme Fiat, Alfa Romeo, Lancia, Volkswagen, Ferrari, Lada, BMW etc. Il travaille également pour l’aviation pour des constructeurs tels que Rokwell ou Boeing en sculptant des avions polymorphes équipés d’hélices expérimentales. Il recherche une relation optimale entre l’homme et l’objet, les formes sont inspirées de la perfection de la nature elle même,  et inventeur du  concept de « bio-design », il fut qualifié de « Léonard de Vinci » du XXe siècle, ou de « messie du design » au Japon. Aujourd’hui il dirige « Colani Design Germany ».

Ce sont ses créations les plus fantasques dans le domaine des transports qui nous intéressent aujourd’hui.

Il conçu par exemple des designs futuriste pour des trains a vapeur soviétiques :

ou toujours dans le domaine ferroviaire (mais version monorail et munichois cette fois)

Il conçu dans le même esprit, mais routier cette fois ci, des voitues :

des camions aussi…

mais aussi des ekranoplan (dont je vous avait déjà parlé)

ou bien encore des vaisseaux spatiaux !

Une imagination sans borne donc, originale, qui se termina par quelques spéctaculaires réalisations même si comme souvent les concepts… restent des concepts.

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A l’heure où la France vient de perdre le marché Californien (vous savez, depuis des années il est question que le TGV soit acheté pour équiper la Californie et leur gouverneur, Terminator vient  « d’encourager les investisseurs chinois » auquels on a gentiment procédé à un transfert de technologie pour leur vendre le produit, de faire leurs propositions) il était temps qu’on reparle de ce moyen de Transport. Sans faire mon Sheldon (pour les fans de Big Bang Theory), le train reste un moyen de transport qui titille l’imagination, rêve ou cauchemar, Transibérien ou trains de la mort, la science fiction ou la BD (Le rail de Schuiten Peeters par exemple) a elle aussi souvent imaginé ce qu’il pourrait être.

Comme souvent, les illustrateurs mais aussi des ingénieurs ont imaginés des moyens de transports du futur, mélange steampunk pas désagréable mais qui n’a pas toujours été jusqu’au bout de ce qui était possible, ou qui n’a connu comme le « 20th Century Limited » qu’un succès limité à une zone géographique, en l’occurrence ici le New York des années 30-40 :

ou le Milwaukee Hiawatha’s Skytop Panoramic Room, qui avous le fait encore un peu rêver en terme d’aménagement

C’est surtout la faible utilisation de matériels novateurs qui fait que ces nombreux projets, parfois soviétiques ou italiens comme ci-dessous ne soient pas plus connus. En effet, entre beauté et utilité le calcul est vite fait, la rentabilité d’un matériel plus facile à entretenir et réparer font les choix.

Ces réalisations oubliées n’empêchaient pas d’imaginer (le plus souvent on en est resté là) des trains du futur spacieux, aux formes aérodynamiques

Dans le style trains à grande vitesse, c’est dans les années 60 qu’on a vue l’idée la plus folle, celle d’adjoindre à un train… des réacteurs de jet. Ce sont des américains en l’occurence la New York Central research team de Don Wetzel qui fut chargée d’expérimenter en 1966 cet audacieux concept. Le train roula à la vitesse de 183.85 miles/h, record de vitesse sur rail américain, qui tient encore aujourd’hui !

Les soviétiques ne pouvaient être en reste et en 1970, un prototype fut construit qui resta à ce point eu égard à la qualité limitée des rails du pays à l’époque.

Plus réalistes, les modes de transports urbains sont eux aussi étudiés, et certains projets tels que le NéoVal arrivent.

Successeur possible du Val, premier métro entièrement automatisé au monde, mis en service en 1983 à Lille (Depuis, il équipe les villes de Rennes, Toulouse, Chicago, Taipeh, et Turin a inauguré sa ligne aux Jeux Olympiques de Turin), 62 millions ont été investis pas Siemens dans son développement pour une première version en 2010-2011. Plus long que l’actuel système (jusqu’à 6 voitures contre 4 max auparavant),  il fonctionneBien que performant, avec un rail central, plus léger et grâce au roulement sur pneumatiques, il est capable de tourner selon des rayons de courbure réduits à 10,5m, et il est particulièrement silencieux. Et sera plus économe en énergie.

On est dans le cadre de systèmes à conduite automatique, réduisant les intervalles entre les trains pour une plus grande régularité, une solution possible pour le remplacement de métros. Pour ceux qui s’intéressent aux trafic de la région parisienne, cet article très complet pourra vous intéresser.

En France, d’un point de vue train du futur, c’est l’AGV dont il est question, mais je vous en dirais plus dans un prochain article, sur les transports du futur et pas seulement ceux sur rails.