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Monthly Archives: mai 2010

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Ces dernières années, notamment sous l’impulsion des scénarios de Warren Ellis, le monde des super héros de Comics est devenu plus adulte, plus sombre… Irrécupérable apporte une nouvelle pierre à l’édifice… Quand un super héros type supeman avec des capacités télépathiques pète les plombs ça donne quelque chose d’énorme. As t on déjà été aussi loin dans les conséquences d’un tel évènement en bd ? Possible mais pas de cette façon, car ici au delà du côté spectaculaire généralement mis en avant pour les catastrophes de ce type, c’est ici le réalisme cruel d’un super héros qui ne respecte plus rien, ni son ancienne équipe… ni leurs familles. Et de ce point de vue, l’histoire commence particulièrement fort.

Ce qui frappe avant tout dans ce scénario, c’est le côté irrémédiable de la catastrophe a venir et par l’intermédiaire de flash backs et de déclarations du « Jupiterien »  (le gentil surpuissant qui a viré psychopathe de masse) la glissade progressive vers l’écœurement. Un public qui se moque ou qui critique ses actions, qui le dénigre… oh certes ce ne sont que quelques voix dans la foule mais avec une « super ouïe » on n’échappe aussi à rien. C’est un peu le sentiment qu’on a, personne n’échappera à la catastrophe qui approche, ni les innocents, ni les super « gentils », ni le super psychopathe que dans un sens on sent condamné à la fois fois par l’enchainement des évenements mais aussi par la perte progressive de son contrôle qui a amenée cette situation.

Le résumé de l’éditeur est en cela très clair : Le Plutonien était le plus grand superhéros sur Terre. Véritable protecteur de l’humanité, il incarnait le Bien. Cette époque est révolue. D’exceptionnels, ses actes et ses sacrifices sont devenus monnaie courante. L’ingratitude, l’indifférence et les moqueries des Humains sont désormais son quotidien. Déçu et trahi, le Plutonien a juré de détruire ce pour quoi il aurait auparavant donné sa vie.

Irrécupérable va en cela plus loin que ce que l’on a l’habitude de lire dans les comics. Un super héros, super équipé en pouvoirs, mais dont la force de caractère et la stabilité mentale ne sont pas suffisant pour le rôle qu’il doit jouer mais surtout pour supporter le désamour, la critique, l’habitude entrainant la lassitude par rapport à ses actes héroïques. Un super héros qui craque, bascule, comment le contrôler, comment l’arrêter, quel espoir reste t il?

Un premier tome qui change de ce qu’on a l’habitude de lire, en allant cette fois un peu plus loin, un peu plus profond, un super héros comme un humain, qui pète les plombs.. ça donne une sacré bonne histoire et un dessin de qualité ça rajoute encore à ma recommandation.

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Pour ceux à qui le terme giallo n’évoque qu’un parfum de glace italienne, il s’agit d’un genre cinématographique italien inspiré par le terme giallo ( littéralement « jaune »)dont le nom est utilisé en Italie pour désigner le roman policier. Il tire son origine d’une collection de romans policiers publiés par les éditions Mondadori de 1929 jusqu’aux années 1960 dont les couvertures jaunes cachaient des romans et des nouvelles de type whodunit à l’image de leurs cousins américains. Publiés sur du papier de faible qualité, le succès de ces romans attira l’attention d’autres maisons d’édition qui ne tardèrent pas à sortir leurs propres œuvres sous la couverture jaune devenue traditionnelle.

Le premier film du genre est le film de Mario Bava La Fille qui en savait trop, titre assez directement inspiré du film d’Alfred Hitchcock, L’Homme qui en savait trop. C’est l’année suivante dans son film Six femmes pour l’assassin que Mario Bava introduit un des éléments emblématiques du genre, le meurtrier masqué avec une arme brillante dans sa main gantée de noir. Mario Bava, mais aussi Dario argento ou Lamberto Bava en furent les plus célèbres représentants. C’est en particulier les films de Dario Argento qui pourraient avoir inspiré Takashi Miike pour Audition, et cela pour plusieurs raisons :

La thématique centrale du sexe et de la mort, qui dans les giallo est souvent centrale, y rajoutant une bonne dose de sadisme. En cela, Audition correspond totalement à cela, relation(s) dominatrice(s), torture, érotisme plus que sexe, la « perversité » est un ressort essentiel de l’histoire, voir le pivot de celle-ci. C’est aussi en terme de jeux de lumières et de couleurs qu’on retrouve des similitudes entre ce film et les œuvres d’Argento, qui notamment dans suspiria apportait une dimension exceptionnelle au travers de ses jeux de couleur pour établir une réelle écriture cinématographique.

L’histoire d’Audition : Aoyama, quarante-deux ans, vit seul avec son fils de 16 ans depuis que sa femme est morte il y a sept ans. Il vit toujours sa disparition avec difficulté. Son fils étant désormais assez grand pour s’occuper de lui, Aoyama décide de se remarier.Mais comment faire pour rencontrer l’épouse qui lui convient ? Il imagine alors un stratagème sur les conseils d’un ami producteur, Yasuhisa Yoshikawa : organiser un casting pour une série télé fictive afin de trouver la perle rare. Enqêtant sur une jeune femme qui le subjugue, il ne tarde pas à découvrir que des personnes autour d’elle on disparu mystèrieusement…Commence alors pour lui une plongée vertigineuse dans un enfer sanglant, dont les retombées seront excessivement douloureuses.

S’il ne s’agit pas d’une filiation, Audition est en ce sens une œuvre à part entière, retrouver dans un film « récent » ces éléments qui furent la marque du giallo montre que même s’il fut considéré comme un genre « d’exploitation », ce style a aujourd’hui encore une richesse qu’il faut faire découvrir.

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A l’occasion d’une petite sortie avec mes deux modèles favoris au parc de la tête d’or, ceux-ci on bien voulu se prêter à quelques photos, sans direction précise, jusque je voulais les avoir tous les deux ensemble sur l’image, le reste n’appartenant qu’à eux deux. Début donc d’un travail sur cet amour fraternel, dans le cadre d’une série nommée « tendresse ».

Comme toujours cliquez dessus pour les voir en grand :)

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Il est assez rare que je parle de techno sur ce blog, mais une bonne nouvelle devant être partagée, j’ai le plaisir de vous annoncer que le codec VP8 a été mis sous licence Open Source par Google. Ok, certains n’ont rien compris a cette phrase, reprenons point par point. Un codec est un format d’encodage, en l’occurrence il s’agit ici de vidéo. Sur internet actuellement la plupart des vidéos sont en flash (il marche avec a peu près tout le monde sauf les coincés du bulbe de chez Apple) mais flash est un format dit « propriétaire » en clair, son code appartient à une très grosse boite du nom d’Adobe… et son code source n’est pas disponible pour être modifié, amélioré, utilisé de façon libre partout et par tout le monde.

Avec l’arrivée prochaine de nouvelles spécifications pour faire des pages web, une guerre commençait à couver concernant le format vidéo qui deviendrait dominant sur le web, en l’occurrence, si un youtube le choisit, quasiment tout le monde suivra eu égard au poids de youtube / google sur ce choix. En face on a un autre standard dit H264, qui est propriétaire… et qui est très bon aussi. Alors pourquoi ce VP8 est il une bonne nouvelle?
Tout simplement parce que google en rendant son code open source n’oblige personne à payer de licence pour l’utiliser, et surtout permet aux développeurs de l’améliorer.

En clair dans quelques années, on aura un standard pour la vidéo sur le web de bonne qualité, libre, et utilisable par tous, qui se sera imposé et évitera d’avoir à adapter son navigateur à 15 formats différents et exotiques…
Cette fois ci, on peut dire merci à Google.

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Je ne vous parlerais pas (cette fois) de ce film belge au titre totalement génial.. juste pour m’excuser d’un silence dû à des plantages en série de logiciels et d’OS depuis deux jours…
Bref, demain on reprend tout ça en main 😉

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Je sais que le titre de l’article va peut être prêter à sourire ou inquiéter un peu le lecteur, mais il y a quelques livres qui ne se lisent qu’à l’occasion pour le plaisir de se cultiver ou bien tout simplement par curiosité… Je ne parle pas des Larousse, Robert et autres patronymes mais en l’occurrence de deux dictionnaires et d’une encyclopédie qui me suivent depuis des années (enfin, l’un des deux dicos plus depuis plusieurs années suite à un prêt… qu’on a oublié de rendre).

En l’occurrence, le premier de ces dictionnaires peut faire peur, il s’agit du dictionnaire du diable de Roland Villeneuve (il existe aussi un dictionnaire du diable d’Ambrose Bierce , que je possède aussi mais qui est bien plus un recueil ironique et humoristique des visions critiques de son auteur). Ce beau livre (qui existe aussi en poche, toujours disponible à la vente, alors que le grand format ne se trouve plus que d’occasion) érudit et complet compile une connaissance rarement disponible sur le diable, la sorcellerie, la démonologie, bref sur tout un pan souvent moqué de la culture occidentale, permettant au curieux d’y voir plus clair dans le fatras des fantasmes et racontars… Et pour l’historien plus de 900 références pour compléter ses recherches. A la fois complet sur le côté « classique » (le diable, la démonologie, la chasse aux sorcières) c’est aussi un excellent recueil des croyances populaires liées au mal dans les régions françaises. Certes ce dictionnaire la n’intéressera pas tout le monde, le second, le perdu par contre… est plus à la portée de tous et devrait être dans toutes les bonnes bibliothèques… Le dictionnaire historique de la langue Française.

Que vous souhaitez briller en société ou bien encore connaître l’évolution d’un mot au fur à mesure de l’histoire de la langue que vous parlez au quotidien, que vous soyez prof de français ou curieux de nature, voilà un beau cadeau a vous faire offrir, l’occasion de se faire périodiquement plaisir en plongeant dans l’histoire d’un mot, de ses déviances, de ses origines, de son destin linguistique. C’est un dictionnaire pour le plaisir de la langue et d’en savoir plus sur les mots au delà des définitions un peu sèches de ses cousins best sellers classiques.

Si vous êtes plutôt matheux, ou bien que les chiffres vous parlent plus… 2 tomes de la collection bouquins ont des histoires à vous raconter… un sacré paquet d’histoires puisqu’il s’agit de l’histoire universelle des chiffres. Une approche à la fois ouverte (la parenthèse intelligente sur la kabbale), toujours très accessible de lecture, qui des mayas aux arabes vous fait voyager dans l’espace autant que dans le temps, explique comment certains systèmes pouvaient rendre un simple soustraction compliquée à l’envi… Le livre peut faire peur, ce serait une grande erreur, tant il se lit bien, tant on y apprend avec plaisir..

Trois livres donc qui ne vous feront plus voir les dictionnaires de la même façon; et que wikipedia, ou l’universalis ne sauraient égaler.

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Depuis de nombreuses années déjà, le nom de Kenneth Anger ne m’était pas inconnu, mais ses œuvres  ne sont pas exactement ce qu’on trouve le plus facilement.  Ce cinéaste underground américain, né en 1927, qui a connu Aleister Crowley,illustra son enseignement dans de « petits films »  comme « invocation of my Démon Brother » ou le plus célèbre  « Lucifer Rising ». Il aura fallu dix ans à cet admirateur de Georges Méliès pour terminer ce film (de1970 à 1980), en hommage, selon le cinéaste, à « l’ange de lumière, puisque le cinéma n’est rien d’autre, dans tous les sens du terme, qu’une projection de lumière ». Kenneth Anger étant le seul cinéaste hollywoodien à se déclarer officiellement sataniste (ce qui ne lui a pas toujours ouvert les portes des studios) il attira sur ce film notamment Jimmy Page, guitariste de Led Zeppelin qui devait composer la musique de ce film, le même Jimmy Page qui a acheté le manoir appartenant à Crowley (Boleskine) et Marianne Faithfull y jouait le rôle de Lilith.. Finalement ce fut Bobby Beausoleil de la Manson Family qui participa au film en temps que musicien.

Pour ceux qui ne connaissent pas Aleister Crowley, celui ci fut considéré comme le dernier vrai magicien noir du XXe siècle, fondateur d’un ordre occulte (Ordo Templi Orientis), il fut l’un des rares à accéder à des grimoires réputés disparus, il sera l’objet d’un prochain post sur ce blog. Revenons Donc à Lucifer Rising.

Ce moyen métrage tourné en Égypte avec une équipe et des acteurs le plus souvent sous l’effet de drogues ne sera pourtant jamais « terminé », en effet la dernière partie du film ne fut jamais tournée. L’atmosphère qui se dégage du film, bien au delà du discours qui n’a rien de bien « malsain » comme certains ont pu le dire, est étrange, c’est surtout une véritable expérience visuelle, renforcée par la musique. C’est à découvrir car c’est court (une demi heure environ) et intriguant (visuellement)

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Le détournement du titre d’un film de mariage plutôt célèbre (après les films de sous marins, de prison, un nouveau type de film, les films de mariage, si si) était trop tentant pour vous présenter 4 shoots sélectionnés de ce week end, 4 portraits en noir et blanc qui illustrent à la fois 4 façons de travailler l’image en noir et blanc, et 4 essais de traitement (j’ai pour habitude de faire des noirs et blancs bien denses, peut être trop sombres, donc cette fois ci j’ai choisi de présenter 4 façons de faire différentes

Le contre jour

Une lumière plutôt rasante à la base, un peu renforcée par la luminosité et l’expo, le contraste et les noirs un peu densifiés…
La photo prend vite plus d’impact

Tons de gris

On reste médian. Pas trop d’expo, a peine un peu plus de contraste et de vignettage, une lumière déjà assez discrète sur la source

La dame blanche

Lumière enveloppante, la robe de la mariée et le voile qui  qui rajoutent au côté luminescent et vaporeux, on pousse un peu l’expo et la luminosité, un peu le contraste aussi… L’idée est de renforcer les détails qui sortent du blanc, le 135f2 fait le reste en terme de douceur du bokeh

La contrastée

Le soir en intérieur, réglages contraste et netteté du boitier un peu poussés pour une image bien contrastée à la base, un peu de vignettage, un peu de noir, un soupçon de lumière et d’expo… une image plus « dure » correspondant à une expression plus dure elle aussi…

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Chaque année, allez savoir pourquoi particulièrement à la date où je prends un an de plus, je repense a cet immense humoriste, philosophe, maître des mots, qu’était Pierre Desproges.
Donc, pour vous faire partager l’un des ces sketches absolument incroyables qu’il était capable d’écrire et jouer sur des sujets…

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Premier et pas le dernier, mariage de l’année, et pas le photographe officiel, c’est retrouver avec plaisir l’occasion de faire de la photo… de mariage. Et encore une fois les qualités du 5DmkII (tant du point de vue photo que vidéo) m’ont impressionné. C’est un plaisir renouvelé que de faire de la photo avec un boitier qui rend d’aussi bons services.  Quelques images donc des heureux mariés !

Comme toujours cliquez sur les images pour les voir en grand (beaucoup plus intéressant)