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Monthly Archives: avril 2010

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La suite des photos au parc, fin d’après midi, un bon spot avec une lumière à contre jour..
Comme d’habitude, les photos en plus grand en cliquant dessus…

et deux autres types de retouches..

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C’est une petite habitude familiale le week end, quand il fait suffisament beau, d’aller dans un petit parc dit du « brûlé » à côté de la maison avec les loulous. S’il n’est pas très entretenu (herbes hautes, pas ou peu de taille) ce petit parc de quartier regorge de lieux qui sont autant d’endroits où je peux mettre en scène les enfants, et si l’on choisit bien son heure, certains « spots » sont magiques !

Cliquez sur les images pour les découvrir en grande taille !

Comme toujours, la suite de la série demain, des verticales uniquement cette fois ci

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A l’occasion d’un court break de quelques jours qui devenait nécessaire pour tenir le coup, on en a profité pour accompagner notre paire de loulous au cirque, le cirque Pinder en l’occurrence. Fondé en 1854, ce cirque est devenu une réelle institution et ses numéros se renouvellent chaque année…  Cette cuvée 2010 était particulièrement impressionnante, les spectacles étaient de grande qualité, impressionnants et qu’on soit petit ou grand, l’émerveillement est le même. Pour le bonheur des photographes, le cirque autorise la pris de vues (on vous demande quand même de rester assis à votre place einh…) voici donc une série de photos, d’abord en couleur, plus tard en noir et blanc de cet après midi haut en couleurs.

Petite précision utile pour ceux qui se demandent pourquoi les photos sont quasi toutes en vertical : On a souvent quelqu’un devant soi (à moins de choisir la place a 45 euros en bord de piste) et il faut souvent essayer d’isoler le sujet pour mieux le mettre en valeur.

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Pour ceux qui n’auraient jamais entendu parler du journalisme gonzo ou qui n’ont pas vu Las Vegas Parano, c’est du journalisme engagé volontairement subjectif, où la consommation de produits qui font tout bizarre à la tête n’est pas contre indiqué comme l’a popularisé Hunter Thompson (soit le héros de Las Vegas Parano, qui a vraiment existé). Celui ci résume le journalisme gonzo de la façon suivante : « Le reportage gonzo allie la plume d’un maitre reporter, le talent d’un photographe de renom et les couilles en bronze d’un acteur.  »

Transmetropolitan est du comics gonzo, ou ce qui se rapproche le plus d’une méchante bonne baffe dans les idées reçues,  la morale, l’objectivité journalistique et la pensée unique… C’est l’histoire en 6 tomes dont le dernier, enfin sortit qui clôt ce grand cycle, d’un journaliste rentre dedans,  agitateur d’intestins, qui a fait du journalisme comme on fait la guerre, ou mieux comme on boxe, vu que sa foncière et tripale honnêteté intellectuelle le fait enrager après tous les aspects d’une société future mais un peu extrapolée de la nôtre. Spider Jerusalem est à peu prêt tout ce qu’on pourrait espèrer d’un journaliste : sans concession, avec des avis, sans pitié pour le monde qui l’entoure, avec une méchante tendance a vouloir ouvrir les yeux de ses contemporains, quitte a leur découper les paupières s’ils ne veulent pas voir.

D’une grande qualité et d’un réelle intelligence, ce comics est l’un des cycles culte de la collection Vertigo de Marvel. L’une des œuvres maitresses d’un grand scénariste, Warren Ellis à qui ont doit quelques très bonnes bd, qui a toujours tendance a affuter l’esprit crtique de ses lecteurs, même si certains livres sont un poil en deça… En tout cas Metropolitan c’est 6 tomes de bonheur, c’est jouissif, c’est puissant,  ça fait rêver d’un journaliste qui irait casser les dents chez fox news en direct, bref, c’est un incontournable à découvrir absolument.

Le dessin n’est pas en reste; particulièrement réussit, il accompagne a merveille cette histoire, cette révolte permanente mais jamais vaine de ce qui semble être l’un des derniers honnêtes hommes de la Ville, boosté à 5 drogues différentes et affuté comme pas deux.

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Le canon 24 TSE est un objectif à la fois plutôt pro (il est généralement obligatoire pour la photo d’architecture en ce qu’il permet un décentrement, mais c’est aussi un vrai objo créatif qui grâce sa bascule permet de créer des zones de flou et de netteté, comme finalement toute la gamme des objectifs tilt shift, qu’il s’agisse des Arsat, des autres canon TSE ou bien des récents nikon, bref, l’idée que ce type d’objectif peut intéresser a fait son chemin chez les grandes marques.
A l’occasion de sortie familiales, j’ai testé un peu l’animal monté sur un FF (sur un 5D), pour une utilisation « portrait ».

Comme souvent avec ce type de matériel, le dosage de l’effet mais aussi le centrage de la zone de netteté son des éléments fondamentaux pour réussir son image. 24mm c’est plutôt large sur un 24×36, on peut donc tenter plusieurs approches, le sujet dans un cadre plus large, le sujet en rapproché, voir être très proche du sujet. En l’occurence avec des sujets plutôt remuants, je n’ai pu tester cette dernière possibilité, mais je vais tenter la chose ces jours ci.

Comme pour le lensbaby, la gestion de la lumière est parfois délicate, le TSE ne réagissant pas comme un objo classique.  Il est recommandé de sous exposer un tout petit peu pour s’assurer quelque chose d’exploitable.  La zone de netteté variant en fonction de l’importance de la bascule je recommande d’utiliser celle ci par paliers, commencer avec peu d’angle puis progressivement l’accroitre pour « évaluer » l »effet attendu.  L’intérêt de ce type de rendu est qu’il concentre littéralement l’attention sur le sujet, l’œil étant attiré assez logiquement par la zone nette.

Au final, une image qui a de la personnalité, mais qui demande un réel effort d’apprentissage.

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Le rêve de voler s’est accompagné au fur à mesure du développement de la technologie aéronautique de rêves de grandeur, au propre… comme au figuré… Les avions géants ont bien existé… parfois conçus comme des paquebots volants, plus souvent pour des utilisations militaires puis de fret. L’un de ces premiers monstres est l’Igor Sikorsky Ilya Murometz, . Initialement conçu comme un paquebot de luxe dotées d’éclairage électrique, de chaleur, d’une salle de bains, et même d’un plancher de verre, cet avions n’a dû être amusant que pour ses passagers fortunés, les rares à l’avoir utilisé.
Dans la même approche approche on trouve le Tupolev ANT-20 « Maxime Gorki », ou au début des années 1930: le Ka-7 (nommé d’après l’ingénieur Kalinin qui le conçu.


Pendant les années de l’entre deux guerres, les avions s’agrandissent encore, comme le Norman Bel Geddes Nombre Airliner 4 , doté de 9 ponts de chambres d’hôtel de luxe, bars et d’une salle des machines. Il pouvait accueillir  606 passagers dans le confort, pour les transporter au travers de l’Atlantique… sur le papier…

Dans la réalite, un avion de 1936, le  Stratoliner Boeing. Injustement appelé la baleine en raison de ses rondeurs, l’avion parvenait à faire aimer le vol grâce à un confort sous pression en raison de la technologie Stratoliner.
Mais c’est un autre appareil à la fois immense et légendaire – La H-4 Hercules qui connu le plus grand succès.  L’appareil avait d’abord été classés par le gouvernement des États-Unis au cours de la Seconde Guerre mondiale comme un avion cargo géant pour le transport des  troupes armées et des chars. Cette création d’Howard Hughes a été le plus grand avion du monde à l’époque et est encore le plus grand hydravion jamais construit. Il détient également les records d’envergure à 97,5 mètres et reste le plus gros avion jamais fait de bois.

Les nazis construisirent eux aussi un modèle d’avion géant :le Messerschmitt Me 321 : conçu à l’origine comme un planeur, le Gigant pouvait transporter une quantité importante de marchandises ou 130 soldats et … 23 tonnes de matériel.
Trop lourd, l’avion du être modifié pour décoller mais ne connu jamais une utilisation réelle en temps de guerre. Face à lui le célèbre B29 Superfortress est un concentré des technologies de l’époque : son plafond de 40.000 pieds une vitesse de 350 km / h, et ses formidables défenses rendaient l’avion quasi inattaquable… il fut utilisé jusqu’à la fin de la guerre de Corée.

Avec l’avènement de la puissance des jets, les concepteurs d’avions commencèrent à penser vraiment grand. Cela donna le très connu (et toujours utilisé) B-52… et des concepts bizarres : Les Soviétiques imaginèrent de faire tenir ensemble un groupe de gros avions pour en faire un vraiment un grand. Un peu comme un assemblage de Lego.  Au début des années 1950, l’USAF conçu dans le même esprit un projet pour relier 3 B- 36s (d’un aile à l’autre) . L’idée était qu’une fois suffisamment proche de l’Union soviétique, chacun d’entre eux laissent un chasseur-bombardier parasite (probablement le F-92 – qui a également n’a jamais été construit) et se séparent..

Enfin, on conçu quelques avions « particuliers, principalement en relation avec la conquête spatiale, pour transporter des pièces ou bien pour transporter des navettes, qui s’agisse du « Guppy » qui ressemble presque à une maquette de films de science fiction japonnais tant sa forme est… délirant au très concret Atlant russe qui transportait la navette spatiale russe Buran, l’un des seuls avions capables de transporter des charges plus importantes que lui même, au dessus de lui…

Aujourd’hui deux monstres cohabitent encore : Le C5 galaxy américain et l’Antonov An-225 qui peut transporter 275 tonnes… Utilisés principalement pour le transport, ces monstres nécessitent de très longues pistes et sont plutôt des survivants d’une époque où leur utilisation militaire pouvait donner un sens à l’utilisation de pareils monstres…

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Rappelez vous la sensation… la première fois que vous avez vu « Seven » ou « Fight Club »… comment vous avez été cueillis, ce moment où vous avez compris comment on vous a bernés et que vous avez aimé ça… Trois instincts de Julien Parra c’est un peu la même chose en BD… un dessin aux cadrages et au rythme cinématographiques, trois histoires, trois destins qui se croisent, et une fin… mais ça il vous faudra le découvrir par vous même, sachez simplement que l’écriture de ce premier livre est tout simplement brillante, c’est le savant mélange de suspens et d’histoires tragiques et sanguinaires, au travers de trois personnages qui, prédateurs ou victimes partagent quelque chose sans même le savoir, du flic obsédé par son affaire, au jeune homme qui se prostitue et du jeune fêtard qui se retrouve dans une station de métro, qui se remplit d’un étrange publique… et qui découvre écrit sur sa main « Ne prends pas ce train ».

Trois histoires, trois couleurs qui dominent ce polar, qui lui donnent a chacun de ces chapitres une personnalité propre qui renforce l’ensemble plutôt que le « séparer ». C’est encore l’une des (bonnes) idées de ce livre que certains comparent à orange mécanique mais qui pour moi se rapproche plus des œuvres d’auteurs japonnais, violence, nihilisme, destin comme différentes pièces de ce puzzle… des thématiques qui ont sans doute marqué l’auteur qui a vécu plusieurs années au Japon.

L’instinct de chacun des personnages les alerte,  sans qu’ils puissent résister à la marche inéluctable de l’histoire.
Le dessin est vif, au croisement du manga et d’un trait réaliste, quelques magnifiques planches (notamment dans la 2e histoire) montrent une maitrise et une force graphique peu communes dans une première œuvre. La force narrative de cette oeuvre le place d’emblée parmi les « grands » scénaristes » tant le graphisme et le scénario s’allient pour porte l’histoire. Julien Parra est définitivement un auteur à suivre après ce premier coup de maître…

Prenez votre temps à bien lire chaque page, profitez de cette première fois..
Vous relirez cette bd avec plaisir, mais tout à fait différemment les autres fois…

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Déjà 100 articles, je ne pensais pas il y a quelques mois qu’on en serait là aujourd’hui mais c’est fait.
Donc chers lecteurs, voici une petite nouveauté, car outre mes réflexions et découvertes que vous avez pu croiser sur le site… il m’arrive aussi (ou m’est arrivé, désormais c’est devenu bien plus rare) d’écrire. Ecrire des nouvelles comme celle que je vais vous proposer aujourd’hui…
Elle n’est pas toute récente et les lecteurs du madweb (mon ancien site) l’ont peut être déjà lue… Attention, c’est plutôt étrange, c’est une des rares dont j’ose encore relire les lignes…
En tout cas, voici une nouvelle pierre à l’édifice, j’attends vos commentaires 😉

Allongé sur le lit défait,il fixe le plafond.
Son regard est vague,sa mâchoire trop serrée,comme s’il luttait contre quelque chose.
Dans ses poings serrés,le drap s’ensanglante lentement.
Un tache rouge sombre en progression.
Et tout autour de lui,le crissement .
Sous le plancher,dans les murs,au plafond.
Mille millions de pattes qui frottent,qui grattent ensemble en une infernale et crissante cacophonie.
Et il attend dieu sait quoi,les yeux perdus dans cette contemplation éperdue d’un plafond sale.
D’une chambre d’hôtel minable dans quelque coin perdu d’une ville du monde.
Une bouteille gît au sol.
Vide.Aussi vide que son esprit.
Il n’y a que ces mille millions de pattes.
Ce crissement insoutenable qui vient de partout.
Cette oppression comme une tension électrique.
Mille millions de pattes.
Autour de lui.
Et dans sa tête.
Ne pas bouger.
Attendre la métamorphose.
Devenir Cafard.
Et ramper à son tour le long des papiers muraux décrépis,le long de ces tuyaux rouillés qui suintent une douleur ancienne.Glisser le long des ces carreaux troubles,de ces lumières glauques.
Ramper avec ses milliards de frères autour de ce mec allongé.Venir à lui.
Mais il rêve.Ou peut être est-ce un cauchemar.
Une oppression nerveuse.
Allongé en travers du lit,nu et froid,il tremble spasmodiquement.
Il croit percevoir un mouvement,dans ce coin là.
Un autre et un autre encore.
Mais il ne voit rien.
Rien que ces murs qui puent la misère.
Rien que la décrépitude,la décomposition lente de ses instants.
Rien que ces draps humides de sang qui collent à son corps décharné.
Il reporte le goulot de la bouteille à sa bouche.
Mais ne récolte que de la poussière.
Juste un cafard qui s’ébat pour s’échapper.
Et il a l’impression d’être cet insecte,prisonnier de cet pièce glauque.
Il rampe désesperément vers la sortie.
Mais glisse toujours.
Et mille millions de pattes s’agitent autour de lui.
Mille millions d’antennes se penchent,mille millions de mandibules et d’yeux braqués sur lui.
Perdu dans la fièvre froide qui l’agite,il attend.
La Métamorphose.
Devenir Cafard.