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Monthly Archives: février 2010

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Parfois il y a des gens qui ne savent pas se limiter et c’est le cas de Anthony Hibbert. Non seulement le monsieur est un (très bon) illustrateur, mais en plus il s’est permis de se fendre d’une petite série photographique totalement excellente (le genre d’idées qu’on aimerait avoir eu avant lui, l’enfoiré)… Un New York en noir et blanc et en tilt shift, envahi d’étranges créatures tentaculaires :

Le reste de son travail sur son blog/portfolio : http://anthony-hibbert.blogspot.com/ ou sur son flickr (pour cette série notamment) : http://www.flickr.com/photos/a-hibbert/sets/72157621639037151/show/

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Après les joies du steampunk, c’est cet excellente série de « comics » français dont je veux vous faire découvrir la vision renouvelée de l’histoire. Prévue en 6 opus dont trois déjà parus, cette série peut se résumer ainsi :
« Ils sont nés sur les champs de bataille de 1914-18, dans le souffle des gaz et des armes à rayons X. Ils ont pris le contrôle des grandes capitales européennes. Par-delà le bien et le mal. Les feuilletonistes ont fait d’eux des icônes. Les scientifiques sont fascinés par leurs pouvoirs. Pourtant, au centre du vieux continent, une menace se profile, qui risque d’effacer jusqu’au souvenir de leur existence. »

Ils se sont les super héros de l’entre deux guerre européenne :

Le Nyctalope (France) Mabuse (L’Allemagne) « Nous autres » (l’URSS) Le Gog (Italie) Andrew Giberne (L’Angleterre) et Joliot Curie aussi à sa manière…

Alors que les totalitarismes commencent à montrer leurs vrais visages, une autre guerre se livre dans l’ombre, de sombres complots et des expériences étranges participent au paysage général de cette brigade chimérique. Fruit d’une collaboration entre l’écrivain de SF Serge Lehman, et Gess au dessin (qui nous offre ici une prestation proche du dessin de Mignola sans que cela apparaisse comme un pompage, et avec une personnalité distincte). Les volumes sont un peu ‘maigres » (48 pages) mais on trouve plusieurs niveaux de lecture à ces histoires et se brosse au fur à mesure un portrait général, mélangeant les idées de l’époque sur le surnaturel (spiritisme, écriture automatique), des super héros, des technologies naissantes (à l’institut Curie) et une athmosphère bien rendue de l’époque…

La France terre de SF? N’oublions pas l’héritage de Jules Vernes qui inspire le steampunk d’aujourd’hui ou des persos à Alan Moore, dont on retrouve un peu l’esprit dans ces histoires.
Un cycle à découvrir, un peu à part dans la production générale de la bd française et dans le monde des comics.

Retrouvrez leur univers sur leur site : http://www.brigadechimerique.com/

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Le Tafoni Floating House a été conçue par Joanna Borek-Clément une architecte de San Francisco. Cette maison  très design a été imaginée pour promouvoir un nouveau style de vie résidentiel : pavillon de vie à usages multiples qui  peut servir de résidence  permanente, de résidence de  week-end,  de bureau  ou une destination de vacances  ou un lieu  pour se divertir entre amis
Il n’y a pas de  murs intérieurs  à l’exception de la salle de bains et du dressing. venant donner une  dimension à l’espace dans un environnement très design

un concept d’avenir avec le réchauffement planétaire?

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Stephane Halleux est un sculpteur, mais ne créé pas des oeuvres « classiques » dirons nous, enfin pas des trucs qui vont s’exposer au rond point de la municipalité…  Son imagination l’enmène plutôt vers des horizons steampunk ou robotiques. Ce belge (encore un oui, décidément je découvres plein de talents belges) de 35 ans a commencé il y a une douzaine d’années à assembler de drôles de créatures, de véhicules et s’y consacre a plein temps depuis 3 ans, présentant ses créations dans une galerie bruxelloise.

Voici quelques unes de ses créations :

Vous pouvez aussi découvrir une interview du monsieur sur ce blog : http://blogartdeco.fr/des-robots-et-des-hommes-les-creatures-extraordinaires-de-stephane-halleux-11

ou directement sur son (beau) site : http://www.stephanehalleux.com/

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Une fois n’est pas coutume, Nike nous gratifie encore une fois d’une pub plutôt créative, en tout cas visuellement assez impressionnante. Réalisée par le studio Mass Market, cette vidéo s’inscrit dans le cadre d’une campagne nommée « human chain », représentant les différents domaines dans lequel les produits de la marque sont présents.

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Elu meilleur Graphic Novel de l’année 2009 aux ’Eisner Award, le comics de Nate Powell Swallow me whole est la découverte du moment pour votre serviteur. Trop occupé pour m’y plonger depuis qu’elle a rejoint mes étagères, j’ai pu enfin profiter du week end pour me plonger dans les aventures de Ruth et Perry, deux ados américains… plutôt paumés dans leurs univers très personnels.

Si Ruth fait une fixation sur les insectes qui lui parlent (elle les collectionne dans des bocaux)et si Perry voit constamment un petit magicien au bout de son crayon qui lui demande de dessiner des choses et d’accomplir des « missions », ils sont des adolescents renfermés, souvent prisonnier de leurs mondes intérieurs… et ne se confient que l’un à l’autre.
Nous contre le monde quoi.

Si Ruth fait une fixation sur les insectes qui lui parlent (elle les collectionne dans des bocaux) et si Perry voit constamment un petit magicien au bout de son crayon qui lui demande de dessiner des choses et d’accomplir des « missions », ils sont des adolescents renfermés, souvent prisonnier de leurs mondes intérieurs… et ne se confient que l’un à l’autre.
Nous contre le monde quoi.
L’environnement familial n’est pas non plus très joyeux, entre une mère un peu sourde et une grand mère mourante…. Chacun s’enferme dans ses hallucinations,y compris cette grand mère qui perd doucement la tête. L’école n’est pas plus un lieu propice entre leur difficulté a se contrôler et leur solitude. L’amour n’est pourtant pas étranger à ce monde, mais la communication passe si mal que chacun vit dans sa bulle. Le dessin reflète bien ces dichotomies, oscillant entre noirceur et légerté.

Nate Powell est un dessinateur engagé, qui de par son métier cotoie des personne fragiles ou ayant des difficultés de développement intellectuel. On sent donc la justesse du propos en même temps que la tendresse qu’il a pour ses personnages. Cette justesse du propos est bien nécessaire dans une histoire parfois un peu obscure, Swallow me whole ne se lit pas comme une bd de détente, c’est une plongée dans l’esprit et la vie d’adolescents un peu dérangés, il faut s’accrocher pour ne pas perdre prise, mais la force du livre vous rend bien l’effort qu’il réclame.

Un livre à la conclusion sans mots, pendant 10 pages qui vous laissent pantois.
C’est un livre fort, beau, dérangeant, dur, triste, léger… pas loin d’un Lynch mais plus humain.

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Ces jours ci pour assurer le minimum syndical… boulot, dodo…
Mais je ne vous abandonne pas totalement, voici une petite vidéo sympathique… Jesus 2000 !

@ très bientôt !