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Monthly Archives: janvier 2010

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Après plusieurs mois d’attente, le court-métrage Logorama, fruit d’un travail de 6 années par le collectif H5 est enfin dispo. En voici un teaser qui ne devrait pas manquer de piquer la curiosité des amateurs et faire rêver tout graphiste d’avoir un jour le même genre d’idée folle !

Le film n’est plus visible sur la toile pour l’heure… mais je vous tiendrais au courant

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Une petite merveille de légerté, filmée entre autres au canon 7D et 5Dmkii, par l’anglais Philip Bloom à Dubaï ce qui fera peut être taire ceux qui ne cessent de se plaindre de la présence du mode vidéo sur les boitiers reflex récents… Cinq jours et cinq nuits de captation, pour ces quelques minutes plutôt magiques 😉

N’hésitez pas à vous passez cette vidéo en plein écran… ça vaut le détour.

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Tezuka, s’il est surtout connu pour être le créateur d’astro boy, fut aussi l’un des inventeurs du manga moderne, et à cet égard, la femme insecte est une oeuvre de très haut vol,  aussi prenant qu’un bon policier, le plaisir du graphisme du maître en plus !

Toshiko Tomura vient de recevoir le prestigieux prix littéraire Akutagawa pour son roman intitulé LA FEMME INSECTE. elle réussit avec brio tout ce qu’elle entreprend : comédienne reconnue et la lauréate d’un grand prix de design new-yorkais, mais derrière ce génie et ce visage angélique se cachent de nombreux mystères : au moment de la remise de son prix littéraire, l’ancienne colocataire de Toshiko est retrouvée pendue devant son poste de télévision… Suicide ou meurtre ?
A partir de là on va commencer à découvrir l’étrange personne qu’est Toshiko Tomura, une histoire qui aurait pu inspirer certains films sur l’ambition dévorante (comme « Prête à tout » de Gus Van Sant).

Tezuka n’est pas un habitudé de la physionomie féminine et de la sensualité mais il dans cette oeuvre ses efforts donnent à cet être vide et avide, ce vampire médiatique et  un érotisme trouble et un parfum de scandale dont elle se joue sans jamais aucun remord.Belle mais jamais positive, elle use de ses charmes, échafaude des plans pour se débarrasser des gêneurs ou humilier en retour des hommes qui se servent d’elle. À la fois ingénue et machiavélique, comme née amorale… La violence est rarement physique, mais pourtant omniprésente dans cette histoire, c’est une œuvre à part dans la création de Tezuka, à découvrir que l’on soit fan du maître ou tout simplement que l’on souhaite plonger dans une histoire immédiatement addictive qui reste comme l’une des meilleures découvertes de ces derniers mois…

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Petite série de portraits, TSE ou pas… de mes modèles préférés à la fête foraine… un spot définitivement intéressant mais trop peu exploité..

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Tiré de cet article :

Si le traité ACTA venait à être appliqué, l’internet tel qu’on le connait aujourd’hui serait radicalement changé. Le traité renforce de façon démesurée le pouvoir du copyright (ou du droit d’auteur, en l’occurrence la différence est insignifiante), forcera les fournisseurs de services sur internet à faire la police du copyright, rendant du même coup l’hébergement de contenus générés par les utilisateurs impossible à assumer financièrement, il mettra en place des sanctions pour les utilisateurs violant le copyright, comme de leur couper l’accès à l’internet après trois avertissements, et exigera que les supports informatiques soient inspectés aux frontières (disques dur, lecteurs mp3, etc.). Ceux qui contiendraient des fichiers copyrightés téléchargés de façon illégale seraient détruits, et leur possesseurs se verraient infliger une amende.Parmi les informations qui ont fuité du traité ACTA – toujours en négociation -, on trouve aussi la possibilité pour les ayants droits d’accéder aux informations personnelles d’un internaute, suspecté d’avoir téléchargé un contenu copyrighté, sans avoir besoin de recourir à un juge. En bref, Hadopi, à coté, ce n’est pas grand chose, mais c’est un bon début.

Les négociations autour du traité ACTA se font en dehors de tout cadre, aucune organisation internationale comme l’OMC ne les supervise. Elles ont commencé en 2006 entre les USA, la Commission Européenne, la Suisse et le Japon. Depuis, l’Australie, le Canada, l’Union Européenne, la Jordanie, le Mexique, le Maroc, la Nouvelle Zélande, la Corée, Singapour et les Emirats Arabes Unis se sont joints aux négociations.

Ce traité est négocié dans le plus grand secret, mais en mai 2008, Wikileaks.org a publié un document en révélant de nombreux éléments. C’est plus récemment que l’opinion publique a été alertée, grâce à l’EFF dans un premier temps, puis à ReadWriteWeb US en fin d’année dernière.

Beaucoup d’analystes en France voient le couple Hadopi/Loppsi comme un premier pas dans la mise en application du traité ACTA. Les récentes loi impactant l’usage de l’internet en Espagne et en Italie font penser que c’est une partie de l’Europe qui est en train de mettre en application ce traité, avant même qu’il soit signé.

Mais comme le montre les dernières évolutions législatives concernant Internet en Italie, ce n’est pas seulement le téléchargement ‘pirate’ qui est visé par ACTA, mais bien l’ensemble du web 2.0 et de la capacité qu’a donné l’internet à tous de s’exprimer (sans même parler du logiciel libre, nous reviendrons sur ce point ultérieurement). L’obligation faite aux services ‘web 2.0′ de faire la police obligerait de facto la plupart des plateformes de blog à fermer, tout comme les autres sites proposant d’héberger gratuitement les contenus des internautes.

La pression monte pour plus de transparence

Le traité ACTA a donné lieu a 6 réunions de négociation jusqu’ici, une septième se tient à la fin de ce mois à Mexico. Chose étonnante, la pression semble avoir au moins eu un effet : la transparence est enfin à l’ordre du jour.

Google, qui s’est engagé pour la Net Neutrality et ne voit pas d’un bon œil le traité ACTA, a organisé une table ronde la semaine dernière à Washington D.C. pour débattre du projet de traité.

Le débat qui s’est tenu lors de cette table ronde a été particulièrement intéressant et agité. Réunissant des représentants des lobbies et des partisans des libertés numériques, les échanges ont été vifs, et ont portés sur l’aspect législatif, l’économie, les problèmes éthiques soulevés par le traité ACTA, mais surtout sur la transparence, demandée à corps et à cri par tous (ou presque).

Le représentant des lobbies, Steven Metalitz (avocat de la MPAA et de la RIAA), a longuement défendu le traité et la nécessité du secret de sa négociation. Une position difficile mais on ne peut que saluer l’effort de dialogue. Pour lui, le secret est une condition nécessaire à la négociation avec les pays étrangers (entendez, entre autre, l’Europe, qui semble être en train, dans certains de ses pays membres, de le mettre en application).

L’autre point défendu par Metalitz frise le ridicule quand il affirme que le traité ne nécessitera pas que les lois des pays signataires soient changées. En effet, dans la mesure où les points du traité font d’ors et déjà l’objet de loi telles qu’Hadopi et Loppsi (ou celle de l’économie durable en Espagne), on peut imaginer que d’ici à la signature du traité, les lois nécessaires à son application soient déjà en place.

En France, ACTA n’a fait l’objet de quasiment aucun article dans la presse officielle, et des sources nous ont fait savoir que le sujet était carrément censuré dans certaines rédactions. Aucun groupe parlementaire n’a demandé la moindre commission d’enquête : circulez, il n’y a rien à voir.

Si vous doutiez encore du fait que nos chers gouvernants, de quelques pays qu’ils soient ne pourraient supporter bien longtemps un internet « libre »… le reveil risque d’être douloureux.

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Découvertes par hasard sur un site regroupant des images de fan, ces « peintures star wars, sont tout simplement.. étonnantes… c’était la découverte du jour !

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Il n’aurait pas été possible de parler de Comics indépendant sans parler de Robert Crumb !
Né à Philadelphie en Pennsylvanie, Robert Crumb plonge très tôt dans la bande dessinée, poussé par son grand frère Charles surtout pour s’échapper en compagnie de ses frères d’un environnement familial violent (le père) et dépressif (la mère).
Le destin des frères Crumb est plutôt violent, et seul Robert  intello frustré, a pu s’en sortir.1967 il prend pour la première fois de l’acide avec sa femme et déménage à San Francisco où Crumb commence à se faire un nom dans les milieux underground avec une multitude de BD autopubliées : Zap Comix, Big Ass Comics, Snatch, Mr Natural…  Délires dessinés sous acide, pleins de sexe, de violence et de critique sociale à double tranchant (à la fois anti-« square » et anti-hippie) deviennent sur un malentendu un emblème de la contre-culture hippie.  Crumb, anti hippie et anti rock réalisera pourtant la pochette de Cheap Thrills pour Big Brother and The Holding Company, groupe de Janis Joplin, alors qu’il n’écoute que des 78 tours de blues ou de jazz dont il s’est constitué une collection de classe mondiale au fil des ans.

Avec les années 1970 les BD de Crumb deviennent de plus en plus noires, expérimentales et paranoïaques conséquences de sa consomation de drogues montrent leur côté sombre, L’un de ses plus célèbres personnages, héros d’un film culte Fritz The Cat sera tué dans l’une de ses bd à la fois pour se venger de sa femme (qui aurait cédés les droits du personnage sans lui en parler après leur divorce, et parce qu’il plait justement à cette génération hippie qu’il déteste.. Les titres se multiplient : XYZ, Black & White, Artistic Comics…

Les années 80 voient un renouveau de son oeuvre notamment au travers du magazine Weirdo qu’il a fondé comme une contrepartie « bas du front » au très respectable Raw d’Art Spiegelman et Françoise Mouly. Crumb quittera d’ailleurs les Etats Unis dans les années 90 pour le sud de la France, car la mentalité du pays ne lui convient plus… et a récement adapté la génèse en BD, bien loin des délires qui l’ont fait connaitre.

Les horribles obsessions  est une compilation de travaux des années 70 où il laissait libre cours à ses délires et fantasmes, ce n’est pas son oeuvre la plus connue, ni la plus intéressante, mais c’est une bonne façon de commencer à découvrir cet auteur, pour le plaisir simple et immédiat de ces courtes et délirantes histoires !

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Attention OVNI !
Peut être plus encore que les autres œuvres de bd indé us, cette œuvre est à mettre à part dans la production underground même si elle est plus reconnue aujourd’hui. A l’exception peut être des créations de  qui participent à l’univers très personnel de leur auteur (on est quasiment à la limite de la bd, tant dans les formats qu’il choisit que dans la structure narrative de ses histoires). L’auteur, plus connu pour son « Ghost World » qui connaitra la gloire cinématographique nous propose ici une histoire quasi labyrinthique.

l est des auteurs qui arrivent à nous emmener dans des endroits que l’on aurait cru impossible à imaginer. Si cette histoire commence avec une ambiance des plus bizarres et presque malsaine, on comprend assez vite qu’il y a en fait un schéma très précis à toute cette folie. Chacun des éléments de Comme Un Gant De Velours Pris Dans La Fonte est totalement surréaliste, et en même temps ils s’inscrivent tous dans ce qui n’est qu’une lecture possible du quotidien, mais une lecture d’un autre monde. L’impression qui se dégage de cet album magnifique, est que Daniel Clowes ne fait qu’habiller l’habituel et le commun, il n’a évidemment (et heureusement) pas les mêmes codes que des auteurs plus classiques (autant américain que français). Daniel Clowes rend la vie quotidienne décente en l’habillant de ces éléments parfois horribles, fous, et en utilisant des ficelles narratives insoupçonnées.

Tout commence dans un cinéma aux allures pornographiques,le héros ou plutôt l’anti héros de cette histoire y voit des films étranges, totalement surréalistes. Dans l’un d’eux, qui se nomme ” Like a velvet glove cast in iron ” (comme un gant de velours pris dans la fonte) il croit reconnaître sa femme, apparemment disparue. A partir de là, Clay va tout faire pour retrouver la trace du producteur du film et des acteurs…

Ce roman graphique aux allures de road movie à la David Lynch est comme un puzzle mental fait de rencontres improbables et de situations hallucinées. Passif, Clay va de situation en situation, de rencontres en découvertes sans contrôler jamais le fil d’une histoire improbable.
Chaque chapitre, chaque page presque est inattendu, le tout prenant une cohérence a posteriori. On est vraiment dans un univers proche de Lynch mais c’est bien celui de Daniel Clowes. Si « Ghost World » restait dans le cadre de la société américaine, on entre ici dans la 4e dimension, avec des personnages décalés ou glauques voir surnaturels, dont on ne sait pas précisement ce qu’ils sont, s’ils ne sont pas des émanations de l’esprit du personnage.

C’est l’écriture de Clowes qui fait tenir ce scenario debout tant les histoires qui s’entrecroisent dans ce livre sont nombreuses
Il faut noter combien le personnage principal (Clay) parle peu, on peut lire chacun des ses sentiments sur son visage (qui pourtant ne change que très peu d’expression), et on ne sait d’ailleurs pratiquement rien de lui. Il ne prend pratiquement aucune décision, il est complètement dirigé par un scénario totalement improbable, mais pourtant cohérent. Peut-être est-il l’image de chacun de nous, le plus souvent perdus dans des vies que nous ne reconnaissons plus mais que nous suivons néanmoins. Peut-être aussi que chacun des seconds rôles est une extension de Clay lui-même, les dialogues avec les autres personnages n’étant que des réflexions avec lui-même. On est presque dans quelque chose d’experimental, et la lecture doit être assidue, concentrée pour ne pas se perdre, mais la récompense est à la hauteur de l’effort.

On a le sentiment d’avoir lu quelque chose d’unique dans l’histoire de la bd, quelque chose d’à la fois intime et étranger à la fois. On comprend alors l’énorme talent de son auteur, dont le trait fin et précis rend tout cela d’autant plus fort.