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Monthly Archives: novembre 2009

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Christophe Bortels, 29 ans, habitant quelques kilomètres au sud de Bruxelles est dans sa vie professionnelle photo reporter pour La Libre Belgique (« Mon client principal » ) mais fait aussi des photos pour un magazine d’équitation, L’équimag, et pour un magazine de VTT, Landscape

« En dehors de ça, certains magazines m’appellent de temps en temps pour acheter des photos que j’ai en archives. Et puis je fais aussi des photos pour des institutions, des entreprises et des particuliers ».

Voilà pour la présentation générale de celui qui a bien voulu le premier participer à l’interview du mois sur le Madblog, entrons maintenant dans le vif du sujet :

Comment es-tu venu à ce métier?
Totalement par hasard ! Je faisais des études de journalisme, et quand nous avions des reportages écrits à faire en exercice, il fallait aussi faire les photos. C’est là que j’ai commencé à toucher à la photo. Mais ça n’a pas été le coup de foudre immédiat, c’était juste une nécessité, une obligation. Ensuite, ma copine a terminé ses études un an avant moi et a commencé à travailler comme journaliste freelance. Elle devait là aussi réaliser les photos elle-même, mais en réalité c’est moi qui les faisait… Puis quand elle l’a « avoué » à sa rédaction, ils m’ont proposé de venir faire un stage photo chez eux. Après ce stage, j’ai continué à collaborer régulièrement, puis de fil en aiguille, je suis devenu photographe « à temps plein » et voilà…

A quoi ressemble une journée type pour toi?
Quand on est freelance, il n’y a pas de journée type, ça peut être rien du tout comme ça peut être une journée de 16 heures… Mais pour mon journal par exemple, ça peut être un portrait le matin, un reportage en début d’après-midi, des photos d’interview après et un concert en soirée. C’est chaque jour différent, et c’est ce qui fait le charme de ce métier.

Que signifie la photo pour toi aujourd’hui?
Elle remplit ma vie, elle me fatigue, elle me nourrit, elle me passionne…

Un travail et une passion, c’est compatible?
Oui, absolument, ce n’est pas du tout incompatible. Pour moi la photo c’était un travail avant d’être une passion, je n’ai pas fait les choses dans l’ordre habituel…
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Tu shootes beaucoup de concerts, qu’est ce qui te motive mais aussi te pèse en ce domaine?
Les concerts, c’est mon grand plaisir, c’est la cerise sur le gâteau. J’ai la chance de travailler pour un gros média, ce qui me permet de couvrir quasi tous les concerts que je veux. Au delà du plaisir de voir de grands artistes sur scène juste là devant soi, c’est la giclée d’adrénaline due aux contraintes de temps et de lumière qui me plaît beaucoup, c’est vraiment une sensation indescriptible. Ce qui me pèse par contre, c’est les conditions de travail parfois pénibles, quand on est 10 photographes dans un tout petit espace, ou quand on est à 40m de la scène, ou encore quand on ne peut photographier que pendant une chanson au lieu des trois habituelles. Ce n’est pas agréable pour nous, ça ne donne pas de bonnes images et au final tout le monde est perdant, y compris l’artiste…

Y a t il des sujets que tu refuses de couvrir, des personnes que tu refuses de photographier?
Refuser quelque chose, c’est dur quand on est freelance. Mais j’ai par exemple beaucoup de mal à faire dans le sensationnalisme ou dans le pathos. Et il y a des situations qui m’écœurent, comme quand une meute de journalistes et photographes suit et mitraille les familles de victimes pendant 5 minutes lors de leur arrivée à un procès. Mais c’est toujours un dilemme parce que je ne peux pas revenir bredouille. Alors j’essaie de prendre distance, de trouver un angle différent, insolite, quelque chose que les autres n’auront pas…

Le métier de photoreporter est pris en étau entre le photographe amateur qui veut se faire plaisir à publier et les médias traditionnels qui sont de moins en moins enclins à financer un reportage. Comment vois-tu ton avenir et plus largement comment un photoreporter va s’en sortir si ça continue en ce sens?
Je reste convaincu que les photographes pro ont encore un rôle à jouer, qu’ils peuvent encore apporter une plus-value au client. Et je pense que ça passe soit par l’hyper-polyvalence, ce qu’un journal attend de son photographe en général, soit par la spécialisation, qui permet de satisfaire des clients plus spécifiques. Mais il est évident que le numérique, la démocratisation du matos photo, les photographes « amateurs » qui sont prêts à donner leurs images juste pour le plaisir d’être publiés et tout ce que ça implique, ça fera des dégâts...

Puisqu’on parle du matériel, parle-nous un peu de tes choix en ce domaine.
J’ai à peu de choses près le matériel habituel du photographe de presse équipé en Canon, à savoir un 1D mark III, un 17-40 f4, un 70-200 2.8, un fisheye, un 300 2.8 IS et un convertisseur x1.4, ainsi que deux flashs et de quoi les déclencher à distance. J’aimerais souvent pouvoir voyager plus léger, mais c’est hélas le minimum pour pouvoir affronter la plupart des situations sans se sentir bridé par le matos.

Tu prends des vacances parfois ?  (je n’ai que rarement vu le monsieur en vacances)
C’est encore un dilemme, parce qu’en tant qu’indépendant je peux prendre des congés à peu près quand je veux, mais si je ne travaille pas c’est de l’argent en moins à la fin du mois… Résultat, je pars très rarement en vacances.

Y’a t il des moments « drôles » dans ton métier?
Vraiment drôles pas souvent, mais je me retrouve souvent dans des situations insolites.

Quelques anecdotes?
Récemment, je me suis retrouvé à parcourir les montagnes russes d’un parc d’attractions à pied à 7h du matin, ce qui n’est pas très agréable quand on a le vertige… Pareil quand il faut faire des photos en ULM, et qu’en plus le casque empêche de pouvoir mettre son œil dans le viseur. Sinon je n’oublierai jamais mon reportage dans un réacteur nucléaire, il fallait passer un nombre incroyable de portiques de sécurité, puis se déshabiller dans un vestiaire et enfiler des vêtements spéciaux, repasser des contrôles, etc. Au total, on a mis une heure avant de pouvoir commencer le reportage. Et il a évidemment fallu suivre le même rituel au retour… Il y a aussi des rencontres inoubliables, comme lorsque que j’ai demandé à l’auteur de polars Harlan Coben de sourire et qu’il m’a répondu très sérieusement et très froidement : « I never smile ».

La petite question de fin d’interview : En quoi tu veux te réincarner demain?
En rock star, pour voir les concerts sous un autre angle !

Vous pouvez retrouver les images de Christophe sur son site : http://www.christophebortels.net/ (ne soyez pas trop vert, c’est une sélection de ses meilleures images, il n’en fait pas QUE des comme ça)

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Les mondes souterrains des grandes villes ont toujours été source de fascination. Des égouts aux catacombes parisiens ou newyorkais, on imagine un univers, une ville sous la ville, ça donne parfois d’assez mauvaises séries tv (la belle et la bête) mais parfois on a l’occasion en s’intéressant à ces espaces de découvrir… des prouesses architecturales comme le système d’évacuation des eaux de Tokyo (a noter qu’une partie de la ville existe aussi en souterrain, avec centres commerciaux, rues etc… dans l’un de ses quartiers tant le nombre de personnes en surface est devenu trop important pour être gérable).sewer1

Cet incroyable chef-d’œuvre d’ingénierie est une solution de gestion des eaux pluviales (massives dans la région en période de typhons) pour la zone métropolitaine de la ville de Saitama, au Japon. Avec à 25,4 mètres de hauteur et 78 mètres de large pour 177 mètres de long en cours d’exécution ce système construit en 1992, et est ouvert aux touristes intéressés par  l’exploration de cette cathédrale souterraine.

Selon les ingénieurs, ce système permettra de réduire la zone inondée deplus de 80%.

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blast_001_grasse_carcassePour ceux qui sont familiers de l’œuvre de Manu Larcenet, c’est une nouvelle pierre à l’édifice du temple qu’on lui édifiera plus tard, en vénération de son talent, pour les autres c’est une Grande BD à découvrir, sortie ce mois ci et disponible dans toutes les bonnes boutiques. Larcenet peux passer d’une bd à l’autre, de l’humour à la gravité, de la légereté et du non sens à des passages qui vous serrent la gorge et qui notamment a propos de son personnage du combat ordinaire  vous amène à vous poser des questions sur ce que faire de la photo peut signifier, pour vous qui la pratiquez, avec une profondeur qui vous touche.

Encore une fois, serais je tenté de dire, Larcenet nous offre un livre magnifique, terrible, grave, léger, sombre, lumineux, tout à la fois, et les adjectifs pourraient continuer longtemps. Une très grande baffe pour un très beau travail, tout en gammes de noir, de blanc et d’entre deux, avec quelques jaillissements de couleurs qui transcendent l’histoire. Et quelle histoire :

Dans un commissariat, deux flics s’attaquent à l’interrogatoire d’un homme, , Polza Mancini, 38 ans, plus qu’obèse. Il a été arrêté pour « ce qu’il a fait à Carole Oudinot »… A priori, il s’agit d’un truc horrible. Sa culpabilité est quasiment avérée, mais il faut l’amener à s’expliquer en douceur, de manière subtile, car l’homme est insaisissable et il risque de « se cadenasser ». Le type est effectivement répugnant : chauve, graisseux, un blaire ignoble d’alcoolique et des petits yeux brillants, presque facétieux…  Tout ça à cause du Blast, une sensation inexprimable qu’il va tenter de décrire, et de retrouver… un type en marge, en dérive, mais étrangement libre… De cases en cases, de grandes pages ou d’un paysage de nuit blast1_plasublime, avec son trait presque naïf appuyé d’aquarelle, l’auteur nous transporte dans la vie de Polza, des pages devant lesquelles on reste suspendu de par la force qui s’en dégage, rarement bd aura été aussi « forte », aussi « impressionnante », l’image exprimant un tel sentiment qu’elle bouleverse.  On pourrait dire de l’histoire qu’elle est sordide autant qu’elle est poétique, ce n’est pas la moindre contradiction de ce Blast, tome 1… a lire d’urgence…

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Parce que je n’ai pas toujours la place ou le temps, parce que je n’ai pas (encore) l’un de ces petits compacts experts qui tiennent dans la poche, parce qu’il est discret et que les images délivrées ne sont pas si mauvaises que ça, il m’arrive de faire quelques petites images avec mon téléphone, choisi exprès pour ses capacités « photographiques ». Un bien pratique sony C902i  qui me sert quand même bien plus souvent de téléphone que d’appareil photo..

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Parfois de petits miracles se produisent grâce à l’infinie curiosité des gens qui publient sur le web, en l’occurrence  on a redécouverte cette révolution scientifique du début du siècle que représente le « conomètre » qui je cites est un : « merveilleux appareil pour mesurer instantanément sur tout être humain le degré plus ou moins élevé de son intelligence ».
En voici une présentation qui date de 1920 (en haute def pour partager ce petit miracle de la science moderne.conomtre505conomtre506)

Wikipedia nous en donne même la recette :

« Il en existe plusieurs types: linéique, surfacique et temporel.
Un conomètre se compose essentiellement, et uniquement, d’une bobine de fil, du type que l’on trouve en mercerie, de couleur sombre de préférence ou bien claire de préférence. Une bobine de fil ordinaire est préférée.
La bobine de fil ordinaire se place derrière le revers de la veste. S’il n’y a pas de veste, il faut en acheter une. S’il y en a une, il faut l’endosser. La bobine de fil se met derrière le revers, et il est très important de faire dépasser un centimètre de fil par la boutonnière de la veste. Ça ne rate jamais, il y a toujours un quidam pour dire « tu as un bout de fil qui dépasse, je vais te l’enlever ». Il ne reste plus alors qu’à mesurer la quantité de fil débitée avant que le quidam s’arrête. Il s’agit donc d’un instrument de mesure très précis, qu’on appelle aussi parfois un conomètre à fil perdu »

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Partie méconnue de l’histoire de la photographie, qui intéresse autant le photographe curieux de son domaine que l’anthropologue ou l’historien qui étudient la relation de l’homme à la mort, la photo mortuaire a existé un temps assez court… En 1839 exactement, un artiste, Louis Daguerre donne naissance à l’un des premiers procédés photographiques, nommé daguerréotype, permettant la réalisation de portraits accessibles à tout le monde, et à cette époque, seules les personnes suffisamment riches pouvaient se permettre la réalisation du dernier portrait ou du masque mortuaire, la tradition du dernier portrait est d’origine royale, et en général il s’agissait de peintures.

Cette nouvelle méthode plus accessible permet aux familles pouvaient de garder un souvenir du défunt ; un mémento portrait.
La pratique devenant courante et se perpétue surtout en Europe Occidentale et en Amérique du Nord. Plus tard, les photographies post mortem de personnalités sont même choisies pour faire la couverture de L’Illustration (c’est le cas de Victor Hugo par Nadal en 1885 et de Rodin en 1917).

L’atmosphère de ces images évolue, des premières photographies post-mortem contennant le visage ou le corps, dans un décor naturel de façon à ce que la personne décédée donne l’impression de dormir,
les enfants, dont le taux de mortalité est très élevé à cette époque, sont déposés dans leur berceaux, dans leur lit ou sur des divans, souvent leur jouet préféré les accompagne. Il est aussi fréquent que des parents posent près de leur défunt afin de reformer la famille telle qu’elle était avant la venue de la mort.

Il est aujourd’hui difficile d’imaginer le courage nécessaire aux familles pour que l’être cher enlevé, pose de manière naturelle, yeux ouverts, assis ou couchés. On colorie également certaines photos de teintes roses afin de donner une couleur parfaite au mort. La mode des photographies post mortem s’est étendue jusqu’aux animaux domestiques. Avec les années, l’aspect de ces photos change, il y a moins d’efforts afin de donner un air de vie à la personne disparue, l’arrivée du cercueil et le décor de la chambre mortuaire sur les images s’impose progressivement11

La photographie post mortem, n’est pas totalement révolue, elle est encore pratiquée dans certaines régions du monde, comme l’Europe orientale et certains pays de l’Est. On distribue encore de nos jours des photographies de personnes considérées comme « Saint ou Sainte », aux fidèles catholiques ou aux Orthodoxes Chrétiens en Europe de l’Est.
Ce sujet, délicat s’il en est de la représentation de la mort et de la relation à la personne disparue illustre à la fois l’évolution des mentalités, mais aussi une autre relation à la mémoire que celle de fixer les instants heureux qu’est devenue la photographie, elle a participé un temps d’une histoire plus intime, plus douloureuse et peut être aussi catharsique de nos ancêtres.

J’espère au travers de cette petite lucarne vous avoir fait découvrir un domaine méconnu de l’histoire de l’image, peu d’informations étant disponibles sur ce sujet.

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Ceux qui ont le courage de suivre mes aventures sur facebook connaissent déjà cette découverte, un artiste artisan parisien, un provocateur , une grande gueule, qui parfois sonne très juste et parfois… c’est suivant les Deutschsploitation-tampgouts et les couleurs, mais de façon générale donc, ce monsieur créé des tampons.
Vous savez, ces trucs qu’ils ont dans les administrations, les douanes, etc… mais pas vraiment mais alors vraiment pas dans le même esprit.

Il y en a pour tous les prix, de 20 à 70 euros, du tampon unique à la boite, mais ce son à chaque fois des créations originales qui peuvent autant servir comme outil pour l’artiste qui dort en vous que comme comme signature pour vos courriers a ceux que vous aimez… ou pas, il y en a pour tous les gouts. C’est a la fois la richesse et l’originalité de ses créations qui m’ont impressionné, y’a pas de doute, à Noël y’en a qui vont avoir des cadeaux inattendus !

http://le-tampographe-sardon.blogspot.com/

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Facebook Facelift c’est un projet personnel du designer australien Barton Smith.l’idée de base est de redesigner la forme et les fonctionnalités du réseau Facebook avec notamment une interface plus compréhensible qui met l’accent sur l’expérience utilisateur et le contenu. Facebook ne semble pas avoir donné suite pour l’instant mais cette vidéo de présentation du projet donne clairement envie. Plus clair, plus aéré, plus agréable, on se demande ce qu’ils attendent 😉

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La pourriture, aka… The Filth de Grant Morrisson et Chris Weston… même si je l’avoue à la première lecture j’étais totalement paumé. The filth est l’une de ces rares bd qui agissent directement sur votre cerveau, mélange d’admiration, de dégout, de curiosité, de perversité qui donnent à savoir qu’on a là une oeuvre digne d’un génie, mais que tout le monde n’aimera pas, qui choquera certains, qui rebutera à cause de sa grossièreté sur certains passages ou tout simplement parce que cette œuvre fait peur à son lecteur.

Le titre renvoie à la fois à la police (en argot britannique) et à la pornographie (dans lequel Morrison s’est « immergé » pour ses recherches sure ce livre.

Si c’est un livre si bizarre pourquoi est ce que je vous en parle me direz vous?
Parce qu’avant, tout, rarement une bd m’aura tant surpris page après page, au risque de me perdre parfois, mais arrivé à la fin, me donne une perspective sur l’histoire que je viens de lire tout simplement renversante.TheFilth_ext

Pour résumer, notre personnage Greg Feely est un un célibataire dont les intérêts principaux sont son chat et se masturber et un agent de la « main », une organisation chargé de faire respecter la réalité qui s’attaque à des « anti personnes » qui pervertissent son hygiène sociale. Vu comme ça c’est réducteur et pourtant c’est la seule façon d’en parler sans trop vous en dire. Il faut dire que la technique narrative de Morrisson est dans ce livre quelque chose d’assez unique. Vous n’imaginez pas, à chaque début de chapitre quelle pourra en être la fin, et encore moins le suivant, rendant la lecture de ce comics trés à part à la fois plus difficile et plus jouissive.

Le dessin de Chris Weston est très clair et lisible, et rend a merveille le côté absurde, et bizarroïde du scénario, graphiquement c’est très agréable à lire, les idées, l’illustration de l’histoire tordue se retrouve dans les personnages.  Un autre élément qui fit le succès de cette bd, ce sont les couvertures de Carlos Segura qui relèvent du graphisme pur plus que de la bd et dont voici quelques exemples :

177 the_filth_4.large filth10C’est une œuvre en dehors de ce que vous aurez l’occasion de lire, c’est une expérience qui se nourrira autant de vous que vous d’elle, c’est à découvrir pour ceux qui ont les tripes et la curiosité de s’y lancer après ce que j’en ai dit ;).